Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404434
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant égyptien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources du requérant étaient insuffisantes, alors que ses revenus déclarés sur les cinq dernières années étaient supérieurs au SMIC. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le préfet est enjoint de délivrer la carte dans un délai de deux mois.
Avocat : HERDEIRO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405464
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant une carte de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de droit en exigeant une autorisation de travail pour une demande de régularisation exceptionnelle au titre du travail, alors que cette procédure n'est pas soumise aux règles ordinaires du code du travail. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant.
Avocat : LOEHR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405579
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur un dossier prétendument incomplet, constituait une erreur de droit, la requérante ayant produit un justificatif de domicile valable (une quittance de loyer de moins de six mois). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son annexe 10.
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405739
Le Tribunal administratif de Montreuil (11ème chambre) a statué sur des recours en excès de pouvoir contre des décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme F... A... épouse C... ainsi que l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 rejetant la demande de M. G... C... et lui notifiant une OQTF. Il a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations sous astreinte, en se fondant notamment sur un défaut d'examen particulier de leur situation personnelle et sur les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE.
Avocat : BAOUZ
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406106
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans à un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale en fondant son refus sur des données judiciaires issues du traitement d'antécédents judiciaires qui, en l'espèce, ne pouvaient être consultées pour une enquête administrative relative au séjour. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : MOROSOLI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406689
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'abrogation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour (IRT). Concernant l'IRT, le requérant est jugé irrecevable car il ne réside pas hors de France, condition exigée par l'article L. 613-7 du CESEDA. Concernant l'OQTF, le tribunal écarte le moyen tiré d'un droit au séjour, estimant qu'une admission exceptionnelle au séjour ne constitue pas un titre de plein droit.
Avocat : RAJI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406902
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de son renouvellement de certificat de résidence algérien. Le tribunal a jugé que la décision expresse de rejet notifiée par le préfet le 22 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite attaquée, et que le recours, formé le 24 mai 2024, était tardif au regard du délai de deux mois prévu par le code de justice administrative. La juridiction a ainsi déclaré la requête irrecevable sans examiner le fond du dossier.
Avocat : KHIAT COHEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406985
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour un ressortissant malien, en raison d'un défaut de motivation de l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire au requérant dans l'attente. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions défavorables.
Avocat : PATUREAU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409469
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions principales, considérant que l'arrêté contesté du 3 juillet 2024 ne faisait que fixer le pays de renvoi en exécution d'une interdiction du territoire prononcée antérieurement par une juridiction judiciaire, et ne constituait pas une nouvelle obligation de quitter le territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409707
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet opposée par le préfet de la Seine-Saint-Denis à la demande de carte de résident déposée par une ressortissante marocaine, parent d’enfant français. Le juge a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quatre mois.
Avocat : OGOUBI AKILOTAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410282
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la demande d'annulation du rejet de renouvellement d'un certificat de résidence algérien de dix ans. Le juge estime que la convocation devant la commission du titre de séjour était régulière et que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement pour menace à l'ordre public, en application de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, malgré les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision préfectorale est donc confirmée.
Avocat : BOUDJELLAL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410552
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du refus préfectoral de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement refusé la carte au motif que le requérant n'avait pas justifié, au moment de la décision, de sa maîtrise du français au niveau A2 exigé par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a appliqué les articles L. 413-7 et R. 413-15 du CESEDA ainsi que l'arrêté du 25 avril 2023, considérant que le diplôme d'ingénieur tunisien et le test de français ultérieur ne satisfaisaient pas aux conditions réglementaires.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2413235
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d'une carte de résident à un ressortissant iranien. La juridiction a retenu un vice de forme, constatant que l'arrêté contesté ne mentionnait pas le prénom et le nom de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à verser une somme d'argent au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : Samy DJEMAOUN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504365
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par une agente du département de Vaucluse contestant une sanction disciplinaire (un blâme) et son changement d'affectation. Le tribunal a rejeté ses requêtes, considérant notamment que le signataire de la décision était compétent et que les garanties procédurales, telles que la communication du dossier prévue à l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique, avaient été respectées. La juridiction a ainsi jugé les décisions attaquées légales.
Avocat : EBP AVOCAT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504366
Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur deux requêtes d'une agente du département de Vaucluse visant l'annulation d'un blâme et d'un changement d'affectation. Le tribunal a rejeté les recours, estimant que la sanction disciplinaire était régulière et que le changement d'affectation ne constituait pas une sanction déguisée. La décision s'appuie principalement sur le code général de la fonction publique, notamment son article L. 532-4 relatif aux droits de la défense.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601309
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'EPTB Vistre Vistrenque en désignant un expert judiciaire. Cette désignation vise à constater l'état d'une parcelle après une occupation temporaire liée à des travaux de restauration écologique et à évaluer d'éventuels préjudices. La décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner une telle mesure d'expertise pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601433
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. A... et son interdiction de retour. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte excessive à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de ses liens familiaux stables en France (mariage, enfants). Les autres moyens du requérant n'ont pas été examinés, et sa demande d'injonction et de provision a été rejetée.
Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601320
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire et du refus de reconstitution de points. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère grave et immédiat de l'atteinte à sa situation professionnelle, faute d'avoir prouvé l'absence de solutions de déplacement alternatives, ne remplissant ainsi pas la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'appuie sur une appréciation globale de l'urgence, tenant compte des exigences de sécurité routière.
Avocat : FOUGHAR
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303286
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un fonctionnaire contestant le groupe d'attribution de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le juge a déclaré irrecevables ses conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant ses fonctions de contrôle de la commande publique dans le groupe 3, et non le groupe 2, de l'IFSE, au regard des critères fixés par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2306875
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du préfet de la Haute-Garonne mettant fin à la prise en charge hôtelière d'urgence d'une famille. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur de droit, notamment au regard des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence. En conséquence, le préfet est enjoint de reprendre en charge la famille dans un hébergement adapté sous astreinte.
Avocat : BARBOT-LAFITTE