Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307130
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté municipal s'opposant à son projet d'aménagement de quatre appartements. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le maire, en application des articles L. 421-6 et L. 421-7 du code de l'urbanisme, pouvait légalement s'opposer au projet pour non-conformité aux prescriptions de l'architecte des bâtiments de France et au plan local d'urbanisme. Les moyens tirés d'une méconnaissance de l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme et de l'article L. 152-6-2 du même code ont été écartés.
Avocat : THESIAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504153
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à éclaircir les conditions de la prise en charge d'une patiente par le CHU de Toulouse, à la suite de l'extraction de onze dents lors d'une intervention initialement programmée pour deux. La juridiction a estimé l'expertise utile pour déterminer l'origine et l'ampleur des préjudices allégués, en vue d'une éventuelle action en réparation.
Avocat : NAKACHE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601663
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé de l'arrêté de radiation des cadres d'une fonctionnaire stagiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la perte de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi quant aux conditions d'évaluation de l'agent. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601421
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande de liquidation et de réévaluation d'une astreinte prononcée pour l'inexécution d'une précédente ordonnance de justice. Le tribunal constate que le préfet de la Gironde n'a toujours pas procédé au réexamen de la situation du requérant, M. B..., comme il y avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, il liquide provisoirement l'astreinte à hauteur de 10 000 euros pour la période d'inexécution, dont la moitié est allouée au requérant et l'autre moitié est affectée au budget de l'État.
Avocat : SCP DELOM MAZE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601851
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté une demande de suspension en référé d'un permis de construire délivré par la commune de Champcevinel. Les requérants, des riverains, invoquaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté au regard de multiples dispositions du code de l'urbanisme et du PLUi, notamment concernant la desserte, l'assainissement et les règles de construction. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux n'étaient pas suffisamment établies pour justifier la suspension de l'autorisation.
Avocat : SELARLU BONIS AVOCAT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602027
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur un recours en excès de pouvoir contre trois mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant marocain. Le tribunal rejette la requête en annulation de l'obligation de quitter le territoire du 19 août 2024, la jugeant irrecevable car présentée hors du délai de recours d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du CESEDA. Concernant l'interdiction de retour et l'assignation à résidence du 12 mars 2026, le tribunal les annule, estimant que le préfet n'a pas suffisamment motivé sa décision au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, en application des articles L. 511-1 et suivants du CESEDA.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602071
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert de demandeurs d'asile vers la Hongrie. La juridiction a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, fondés notamment sur le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas établis. Elle a jugé que les procédures, y compris les entretiens individuels, étaient régulières et que les défaillances systémiques alléguées dans le système d'asile hongrois n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Avocat : BOYANCÉ
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602075
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que l'autorité administrative n'avait pas pris en compte l'intérêt supérieur des enfants français du requérant, comme l'exige l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La décision s'appuie également sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DEBRIL
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602257
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile afghan vers la Croatie. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le recours à un interprétariat téléphonique pour l'entretien du demandeur, sans justification de sa nécessité, méconnaissait les garanties procédurales prévues à l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence de la situation.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602258
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert de la requérante vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 141-3 du CESEDA, jugeant que le recours à un interprétariat téléphonique pour l'entretien de la demandeuse d'asile, analphabète, n'était pas justifié par une nécessité. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été accordée.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602361
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une assignation à résidence. La juridiction estime que l'intéressé, entré irrégulièrement et récemment en France, n'établit pas que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situe dans le pays, et que la précarité de sa situation ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation de l'autorité préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400949
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui met ainsi fin à son recours en excès de pouvoir contre le montant de l'indemnité de fonctions qui lui avait été attribuée par le président du conseil départemental de la Gironde. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601592
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de renouvellement de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure, la juridiction constate une irrecevabilité manifeste. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602253
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante disposant déjà d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508113
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par un agent victime d'un accident de service. Le juge a estimé que la mesure était prématurée et inutile, car une évaluation médicale était déjà programmée dans le cadre de la procédure administrative et qu'aucune décision faisant grief n'était encore intervenue. La décision s'appuie sur les conditions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne une telle mesure à son utilité pour la résolution d'un litige.
Avocat : BETROM
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601429
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'éloignement. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était caractérisé, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur la gravité des faits de violences conjugales reprochés au requérant, considérant que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
Avocat : BERTIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601459
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la menace pour l'ordre public que constitue la condamnation de l'intéressé pour violences conjugales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.
Avocat : TOUMI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600775
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait une indemnisation à la commune de Millas pour un préjudice lié à un retard administratif. La juridiction estime la requête irrecevable car elle est prématurée, le requérant n'ayant pas justifié d'une décision expresse ou implicite de rejet de sa demande préalable d'indemnisation par l'administration, condition requise par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant d'écarter les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601215
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal retirant un permis de construire pour un immeuble collectif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence est satisfaite (présumée en matière d'urbanisme), mais qu'aucun doute sérieux n'existe sur la légalité du retrait du permis. **Textes appliqués** : L'examen se fonde principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension) et les règles du code de l'urbanisme relatives à la délivrance et au retrait des permis de construire. Le juge considère que les éléments du dossier permettent de caractériser une manœuvre frauduleuse visant à contourner les obligations du PLU en matière de logement social, justifiant le retrait.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202497
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus du maire de réexaminer une demande de certificat d'urbanisme au regard des règles de 2017. La juridiction juge que l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, qui protège les demandes d'autorisation après une annulation juridictionnelle, n'est pas applicable aux certificats d'urbanisme, ces derniers ne constituant pas une autorisation d'occuper le sol. Par conséquent, le maire n'était pas tenu de réinstruire la demande sur la base de la réglementation antérieure.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES