Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608598
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une lettre de la Première présidente de la Cour des comptes informant de la saisine d'une commission administrative paritaire. Le juge estime que cet acte est une simple information, obligatoire dans le processus de titularisation, et qu'il ne fait pas grief, le rendant insusceptible de recours. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609053
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lieu de résidence du requérant. La décision s'appuie sur les articles R. 221-3, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence des juridictions.
Avocat : CHELBI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609250
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la fermeture administrative de l'établissement "Kamsy Beauté". La société requérante n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en saisissant le juge plus de quatre mois après l'entrée en vigueur de l'arrêté préfectoral contesté. L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 521-2, L. 522-3 et R. 522-1 du même code pour constater l'absence de situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures.
Avocat : CABINET GROC, NOSTEN (SCP)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402026
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pour violences conjugales, était légal au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ce comportement étant de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à la régularité de l'enquête administrative, ont également été écartés.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601154
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Seine-Maritime visant à expulser une mère et son fils d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré l'argument de la tension dans les capacités d'accueil. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404257
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant l'annulation du refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident. Cette décision est devenue sans objet suite à la régularisation de sa situation par l'administration, qui a finalement placé l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202574
**Sujet principal** : Recours d'une infirmière hospitalière contre le refus de l'AP-HP de reconnaître l'imputabilité au service de son accident au-delà d'une certaine date et de prendre en charge ses arrêts de travail et soins. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé les décisions attaquées (arrêté du 6 septembre 2019 et décision rejetant le recours gracieux du 19 janvier 2022) pour vice de procédure et erreur de droit. Il a constaté que l'administration avait méconnu le cadre juridique applicable en appliquant le régime de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors que l'agent, en tant que fonctionnaire hospitalière, relevait des dispositions spécifiques de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986. **Textes appliqués** : Article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (fonction publique hospitalière) et article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, ainsi que le code de justice administrative. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale d'office.
Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501870
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'absence de communication du dossier et la méconnaissance des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024.
Avocat : GARCIA & AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306166
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'indemnisation contre l'État pour refus du préfet des Yvelines d'accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. La juridiction a constaté le désistement pur et simple des requérantes, Mme B... et la société AXA France IARD. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BERTHAULT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507958
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B..., qui contestait le rejet implicite de son renouvellement de titre de séjour. En effet, l'objet du litige a disparu puisque l'intéressé s'est vu délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" avant le jugement. La juridiction rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MAGBONDO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509002
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SAS MRA GROUPE. Le juge des référés s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond des demandes initiales (provision et frais).
Avocat : GIBOIRE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510263
Le Tribunal administratif de Versailles a rendu une ordonnance suite au désistement du requérant, M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603936
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, en situation irrégulière de longue date, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de circonstances particulières ou de preuves de la précarité alléguée. La requête est rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601360
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. H... C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet du Var. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à la violation de l'article 8 de la CEDH, ne sont pas fondés. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FENNECH
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505150
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a radié une requête en plein contentieux concernant le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion. Le juge a constaté que cette requête était identique à une précédente déjà jugée par le tribunal. La procédure a été éteinte sans examen du fond, sur le fondement du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505206
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. et Mme B... visant à contester le refus d'attribution d'une carte "mobilité inclusion" pour leur fils. La juridiction constate que les requérants n'ont pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer l'irrecevabilité manifeste de la demande.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600073
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme C... visant à contester le refus de son RSA. La juridiction constate que la requête est irrecevable, car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une mise en demeure de régulariser, cette condition n'ayant pas été remplie, le tribunal applique l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la demande.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508376
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) opposés à une ressortissante algérienne. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025. Il enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à la requérante un certificat de résidence portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois. **Textes appliqués** : L'arrêté est annulé pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) relatif au droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal considère que l'administration n'a pas procédé à une appréciation concrète et proportionnée de la situation familiale de l'intéressée, mariée depuis 2018 à un résident régulier en France.
Avocat : ROQUES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511671
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la CEDH ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les textes appliqués sont l'article 8 de la CEDH et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VELU TAMIL VENTAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511780
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le refus était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du CESEDA ni l'article 8 de la CEDH, compte tenu de l'absence de démonstration d'un ancrage familial suffisant en France.
Avocat : VELU TAMIL VENTAN