Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203402

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'indemnisation des requérants, qui sollicitaient réparation pour les préjudices découlant de l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. La juridiction estime que l'illégalité de ce certificat, bien que constituant une faute, n'a pas causé de préjudice direct et certain aux propriétaires, leur terrain étant classé en zone agricole par le PLUi en cours d'élaboration, ce qui rendait de toute façon le projet inconstructible. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602279

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B... demandant la restitution de contributions sociales. Pour les années 2021 et 2022, la demande est jugée irrecevable pour tardiveté (article R. 196-1 du Livre des Procédures Fiscales). Pour les années 2023 et 2024, les moyens invoqués sont considérés comme inopérants, notamment au regard des articles L. 136-6 et L. 136-7 du code de la sécurité sociale. Le rejet est prononcé par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602313

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à suspendre le refus de permis de visite de leur fils incarcéré et à rétablir leur droit de visite. Le juge a estimé que les requérants, qui se fondaient sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale, ne justifiaient pas du caractère d'urgence requis, impliquant qu'une mesure doive être prise dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303484

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de son permis de construire par le maire de La Bâtie-Montgascon. Le tribunal a jugé que la reconstruction ne pouvait bénéficier de l'autorisation de droit prévue à l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, car le bâtiment initial n'avait pas été édifié régulièrement. Il a également estimé que d'autres motifs légaux de refus, non contestés, justifiaient à eux seuls la décision municipale. La requérante a en outre été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais exposés.

Avocat : JOURDA

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304731

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté municipal retirant un permis de construire. La juridiction a jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir et que l'exception de non-lieu à statuer n'était pas fondée, car le retrait contesté avait interrompu le délai de caducité du permis. Toutefois, elle a considéré que l'arrêté était légal, car le maire avait régulièrement retiré le permis sur la base d'une demande du bénéficiaire du transfert, conformément aux articles L. 424-5 et suivants du code de l'urbanisme.

Avocat : LAMAMRA

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401072

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la demande de Mme B... visant à annuler la décision de récupération d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que l'organisme payeur était fondé à réclamer le remboursement de l'aide indûment versée, car les ressources de l'intéressée, devenue auto-entrepreneure, n'ont pas été correctement déclarées et prises en compte pour le calcul de son droit. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 822-6, R. 822-5, R. 822-6 et L. 821-7) relatives au calcul des ressources et à la prescription.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401218

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" d'un ressortissant tunisien. Le juge a retenu l'illégalité de la décision pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par le requérant, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'Etat à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403162

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, caractérisé par des douleurs et une limitation de son périmètre de marche, ne remplissait pas les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative, fondée sur un avis défavorable de la CDAPH, a donc été jugée légale.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403373

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à contester la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant expiré avant son enregistrement, malgré la demande d'aide juridictionnelle des requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et suivants).

Avocat : DESFARGES

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404273

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu d'allocation de logement familial de 411 euros. Le tribunal a jugé que la bonne foi de la requérante ne pouvait être retenue, l'indu étant dû à une omission déclarative de pensions alimentaires, et qu'elle n'avait pas établi la précarité de sa situation financière alléguée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux conditions d'octroi d'une remise gracieuse d'indu.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408290

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de carte de résidence algérien de 10 ans. Le juge a écarté la fin de non-recevoir de l'administration, considérant que la délivrance d'un récépissé ne faisait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de refus. Il a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, établie en France depuis longtemps et ayant des liens familiaux stables, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KUMMER

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409058

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné un recours en plein contentieux visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction a jugé la requête recevable, malgré une erreur dans l'indication de la voie de recours sur la notification, car la requérante avait saisi le tribunal compétent dans le délai imparti. Sur le fond, le tribunal, s'érigeant en juge de pleine juridiction, devra examiner directement si les conditions légales et la situation de la requérante justifient l'octroi d'une remise totale ou partielle de la dette, en application des articles R. 825-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409204

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour "salarié" d'un ressortissant algérien. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions en annulation, le tribunal s'est principalement prononcé sur sa demande d'indemnisation. Il a rejeté cette demande, considérant que l'illégalité alléguée du refus implicite, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était pas établie et n'avait pas causé de préjudice direct et certain.

Avocat : TERRASSON

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509591

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant un arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, car elle n'avait pas été présentée dans les délais légaux prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant le fond, la décision administrative a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du même code, à la suite de l'interpellation du requérant pour des faits de vol.

Avocat : ADIB

26 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600382

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête de Mme C... visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Elle a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de rendez-vous, celui-ci ayant été accordé postérieurement au dépôt de la requête, et a rejeté la demande d'injonction à délivrer un récépissé ainsi que la condamnation aux dépens. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : MATHIS

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600220

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... Cette dernière demandait une injonction à la préfète de l'Isère concernant son titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfète avait délivré un récépissé valable après l'introduction de la requête, ce qui la privait de son objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600620

Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la demande ayant perdu son objet après que la préfète a délivré l'attestation sollicitée. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305726

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., qui contestait un arrêté municipal interdisant la circulation sur une piste. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai prescrit, ce qui entraîne un désistement réputé en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. L'affaire est donc close sans examen du fond.

26 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600358

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge de sa taxe d'habitation 2023. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale a été présentée hors délai, en violation de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Il rappelle que ni l'administration ni le juge ne peuvent déroger à ces délais légaux pour des motifs de bienveillance ou de difficulté financière du contribuable.

26 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602465

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus d'autorisation de travail. Le juge estime que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision est manifestement infondé, la délégation de signature ayant été régulièrement publiée. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif qu'elle ne présente que des moyens manifestement infondés.

Avocat : OZEKI

26 mars 2026