Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601401

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 23 février 2026 qui refusait un titre de séjour à M. G... E..., ressortissant géorgien, et prononçait son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'intégration de l'intéressé en France, au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, d'assignation à résidence et d'interdiction de retour ont également été annulées.

Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS

26 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601480

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un ressortissant algérien faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la procédure respectait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-3 et L. 721-4) et que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une menace au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme dans le pays de destination désigné, l'Algérie.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

26 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601772

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant l'Algérie comme pays de renvoi de M. C..., un ressortissant algérien faisant l'objet d'une interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu ses obligations en ne vérifiant pas, avant de prendre sa décision, si l'exécution de la mesure d'éloignement exposerait l'intéressé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.

Avocat : DA SILVA

26 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503192

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de France Travail mettant fin à son allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que la cessation était légale car le requérant remplissait les conditions légales pour bénéficier d'une retraite à taux plein, conformément à l'article L. 5421-2 du code du travail. Il a également refusé de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée, estimant que la différence de traitement critiquée était justifiée par l'objet de la loi.

26 mars 2026• Juge unique - 1ère chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601021

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la demande de la commune visant à nommer un expert pour contrôler l'exécution d'un arrêté de mise en sécurité. Le juge estime que la commune, disposant déjà d'attestations de travaux des propriétaires, peut apprécier elle-même l'adéquation des travaux sans recourir à une expertise. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 et L. 511-14 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la procédure de référé du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600877

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire et assignation à résidence). La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond des mesures contestées.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

26 mars 2026
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601041

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que ce contentieux relève de la juridiction judiciaire en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne.

26 mars 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600833

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur la requête de la société Pépinières Naudet. Le juge a constaté que l'Office national des forêts (ONF) avait signé les actes d'engagement du marché contesté après l'introduction du recours, ce qui a rendu la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-4 du code de justice administrative, qui régissent la saisine du juge avant la conclusion du contrat.

Avocat : AARPI BUÈS ET ASSOCIÉS

26 mars 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600818

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative pour six mois d'un débit de boissons. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé, notamment au regard des pouvoirs de police du préfet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 3332-15 du code de la santé publique.

Avocat : SELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT

26 mars 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600832

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel, déclare qu'il n'y a pas lieu à statuer sur la requête de la société Pépinières Naudet. Le juge constate que l'Office national des forêts (ONF) a signé les actes d'engagement des marchés contestés après l'introduction du recours, ce qui prive celui-ci de son objet, conformément aux articles L. 551-1 et L. 551-4 du code de justice administrative. La demande d'allocation d'une somme au titre des frais du litige est par conséquent rejetée.

Avocat : AARPI BUÈS ET ASSOCIÉS

26 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-1903328

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi de deux recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour à M. C... La juridiction a donné acte du désistement du requérant sur ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, suite à un arrêt de la cour d'appel établissant sa nationalité française. Elle a en revanche mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans la première instance.

Avocat : JEANNOT

26 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600842

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'absence de réponse à un recours gracieux concernant une demande de titre de séjour. Il a estimé que le litige, relatif à une mesure de police prise à l'encontre du requérant domicilié à Metz, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Strasbourg. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le président a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l'article R. 351-3 du même code.

26 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205825

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL B... Pelerein, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour la période 2017-2021. La juridiction a estimé que les locaux en litige étaient bien affectés à l'activité commerciale taxable de la société et non à sa seule activité agricole exonérée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE et à son assiette.

Avocat : SELARL TERRESA

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601048

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait le versement d'une somme d'argent et de dommages et intérêts. Le juge estime que sa demande indemnitaire est manifestement irrecevable, car le juge des référés ne peut statuer que sur des mesures provisoires et non sur le fond d'une demande pécuniaire. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601064

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la demande d'un propriétaire visant à enjoindre à la commune d'Eloyes de rétablir l'accès à son terrain pour exécuter un permis de construire. Le juge estime que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ferait obstacle à l'exécution des décisions de refus prises par le maire, sans qu'un péril grave ne soit caractérisé. La requête est donc jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

26 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207651

La SARL Disci Sports International contestait devant le Tribunal Administratif de Lille la régularité et le bien-fondé de redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) et des pénalités associées pour la période 2017-2019. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la procédure de rectification de l'administration était régulière et suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Les autres moyens relatifs au rejet de la comptabilité et aux redressements eux-mêmes ont également été écartés par la juridiction.

Avocat : SELARL PHI LAW

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2107645

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Berry Global France Holdings pour contester des rappels d'impôt sur les sociétés, de prélèvements sociaux et des pénalités afférentes pour les années 2014 à 2016. Le litige portait principalement sur la déductibilité d'intérêts d'emprunts intra-groupes et la réintégration d'un profit sur le Trésor lié à des rappels de TVA. Le tribunal constate qu'une partie des rehaussements contestés a fait l'objet d'un dégrèvement postérieur à l'introduction de la requête, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, il applique les dispositions de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales et de l'article 209 du code général des impôts pour statuer sur la réintégration du profit sur le Trésor au résultat imposable.

Avocat : MONS

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202163

La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA. Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Bati Conseil Deco, estimant que la charge de la preuve lui incombait en l'absence de comptabilité produite, conformément à l'article L. 192 du Livre des Procédures Fiscales. L'administration était fondée à reconstituer les produits à partir des relevés bancaires, les justificatifs fournis par la société étant jugés insuffisants pour contester les rectifications.

Avocat : SELARL PHI LAW

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303509

**Sujet principal** : Recours d'une agente hospitalière contre son placement en congé de maladie ordinaire après un accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision contestée. Il juge que l'accident survenu dans l'exercice des fonctions présente le caractère d'un accident de service, et que l'existence d'un état antérieur ne permet pas d'écarter cette imputabilité sauf s'il est établi que cet état a seul déterminé l'incapacité. **Textes appliqués** : Article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (droits des fonctionnaires), définissant les conditions de l'accident imputable au service.

Avocat : ANGLE DROIT AVOCATS

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303906

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un cadre socio-éducatif visant à annuler un blâme disciplinaire. Le juge estime que l'agent a commis une faute en omettant de signaler clairement à sa hiérarchie un acte de violence (une gifle) commis par une collègue sur un mineur, se contentant de joindre le rapport de l'auteure. La sanction du blâme, fondée sur les articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'est pas jugée disproportionnée au regard de la faute et des responsabilités de l'agent.

26 mars 2026• 4ème Chambre