Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201848
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par le syndicat mixte Pyrenia d'un recours en excès de pouvoir visant à obtenir réparation pour des manquements contractuels liés à l'état des biens de retour de l'aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat n'avait pas démontré que les biens avaient été remis dans un mauvais état de fonctionnement et que le coût des travaux allégués n'était pas établi, notamment en l'absence de l'expertise contradictoire prévue par l'article 73 de la convention de délégation de service public. La décision s'appuie sur les dispositions contractuelles et les principes régissant la preuve des manquements et du préjudice en matière de responsabilité contractuelle de la puissance publique.
Avocat : JOURNAULT
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600704
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une OQTF. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation familiale du requérant, et qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PINSON
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302162
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester une délibération municipale de la commune d'Ossages. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301865
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un gendarme contestant sa mutation d'office. Le juge a estimé que la décision, motivée par la condamnation de l'agent pour violences intrafamiliales et une instruction interne imposant son éloignement du public, était prise dans l'intérêt légitime du service et ne constituait pas une sanction déguisée. La décision s'appuie sur l'article L. 4121-5 du code de la défense et une note de service de la gendarmerie.
Avocat : PRIMUS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501593
**Sujet principal** : Désistement d'une requête en annulation d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de regroupement familial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure, sans examen du fond de l'affaire. **Textes appliqués** : L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la juridiction de donner acte des désistements.
Avocat : GOURGUES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503017
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation contre une caisse d'allocations familiales pour préjudice lié à une décision modifiant le droit à une allocation de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme **manifestement irrecevable** par ordonnance, car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement adressé une demande indemnitaire à l'administration, condition obligatoire pour ce type de recours. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1, R. 612-1 et R. 421-1 (2ème alinéa) du code de justice administrative, qui imposent la production d'une demande préalable à l'administration sous peine d'irrecevabilité.
Avocat : FAGET
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400344
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation de la délibération municipale du 16 novembre 2023 approuvant une modification du PLU de Forstheim. Il écarte les moyens soulevés par les requérants, estimant notamment que la procédure a bien été engagée à l'initiative du maire et que les obligations de notification aux personnes publiques associées ont été respectées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier ses articles L. 153-37 et L. 153-40.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400535
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour d'une ressortissante centrafricaine, mère d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit dans l'appréciation de la condition de résidence de l'enfant français, exigée par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400629
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation de la délibération municipale approuvant une modification du PLU de Forstheim. Il écarte les moyens des requérants, considérant que la durée de l'enquête publique (17 jours) était conforme au code de l'environnement pour un projet non soumis à évaluation environnementale, et que les autres griefs (insuffisance de la concertation, absence d'étude d'impact) ne sont pas fondés ou suffisamment étayés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles L. 153-41 et L. 104-1) et du code de l'environnement (article L. 123-9).
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401482
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Kertzfeld du 2 février 2024 retirant un permis de construire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le requérant, ayant explicitement demandé à présenter des observations orales conformément à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, en avait été privé. Cette privation d'une garantie essentielle, dans le cadre d'une décision de retrait d'une autorisation créatrice de droits, a entraîné l'illégalité de la décision municipale.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404858
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que sa demande, fondée sur l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, était irrecevable car elle avait été déposée par voie postale. En effet, depuis le 26 juin 2023, ces demandes doivent obligatoirement être effectuées via le téléservice ANEF, conformément à l'arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence de l'administration sur une demande irrégulièrement présentée ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406423
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le ministre de la justice suspendait pour quatre mois un éducateur de la PJJ. Le tribunal a jugé que cette seconde suspension, fondée sur les mêmes faits qu'une première mesure de 2023, constituait une prolongation illégale au-delà du délai maximal de quatre mois prévu par les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique. Il a également rejeté les arguments de l'administration fondés sur des poursuites pénales distinctes, celles-ci n'étant pas mentionnées dans l'arrêté attaqué et ne justifiant pas, en l'espèce, une telle prolongation.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407222
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique était régulière et que le refus, fondé sur l'absence de situation propre à l'enfant justifiant ce mode d'instruction au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, ne comportait pas d'erreur de droit ou d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à l'instruction en famille et au recours administratif préalable.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407309
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Le tribunal a jugé que la commission académique avait légalement apprécié l'absence de justification suffisante du motif d'itinérance et l'insuffisance du projet éducatif présenté au titre de l'article L.131-5 du code de l'éducation. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit ou de fait, ni d'un défaut de motivation.
Avocat : SELARL LEONEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407996
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé le refus du préfet du Haut-Rhin de délivrer un document de circulation pour étranger mineur (A...). Le tribunal a jugé que l'enfant, entré en France avant l'âge de 13 ans avec un visa de longue durée et résidant habituellement dans le pays, remplissait les conditions légales de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le document dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408003
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'un refus d'autorisation d'instruction en famille. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique, prise par sa secrétaire générale représentant légalement le recteur, était régulière en termes de composition et de procédure. Il a également estimé que la commission avait correctement apprécié, au regard des articles L. 131-5 et suivants du code de l'éducation, que la situation de l'enfant ne justifiait pas une dérogation à l'obligation de scolarisation.
Avocat : GOUY-PAILLIER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408244
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux filles. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique, présidée par la secrétaire générale en tant que représentante du recteur, était conforme aux dispositions des articles L. 131-5 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. Il a également estimé que les motifs du refus, fondés sur l'absence de situation propre de l'enfant justifiant ce mode d'instruction, étaient légalement justifiés au regard du 4° de l'article L. 131-5 du même code.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408759
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le tribunal a jugé que le préfet du Haut-Rhin était compétent pour prononcer cette mesure, car l'étranger, bien que résidant en France depuis l'âge de 13 ans, avait été condamné pour des délits punis de peines d'emprisonnement, ce qui permet une dérogation aux règles de compétence du ministre. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1, L. 631-3 et R. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOUMEN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409483
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision, signée par une personne disposant d'une délégation régulière, était légale et ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée, le nouveau délai étant différent de celui annulé précédemment. Il a également estimé que la durée de deux ans, fixée en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur d'appréciation.
Avocat : SABATAKAKIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409706
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 7 bis, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En revanche, le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BOUDHANE