Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500549
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant albanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet avait correctement apprécié, au regard notamment de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), que les conditions pour la délivrance d'un titre de séjour au titre de la protection de l'enfance n'étaient pas remplies. Les autres moyens, y compris ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : BACH-WASSERMANN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501494
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., un couple kosovar, visant à annuler des arrêtés préfectoraux de septembre 2024 leur retirant leur attestation de demandeur d'asile, leur ordonnant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que leur état de santé, bien qu'établi, ne constituait pas un obstacle à l'éloignement, car ils n'ont pas démontré que l'absence de soins au Kosovo aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. La juridiction a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant le droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : ZIND
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503823
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi par la société Bouleversant Patrimoine d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de permis de construire, annule l'arrêté municipal du 10 avril 2025. Le juge retient que le dossier était réputé complet (articles R. 423-22 et R. 423-38 du code de l'urbanisme), rendant illégal le premier motif de refus. Il n'examine pas le second motif (méconnaissance du PLU) et rejette la demande d'injonction de délivrer le permis ainsi que la condamnation aux dépens.
Avocat : WAGNER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503824
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Rosheim refusant un permis de construire pour 14 logements sociaux. La juridiction a jugé illégal le premier motif de refus (dossier incomplet), car l'autorité n'avait pas notifié les pièces manquantes dans le délai d'un mois, rendant le dossier réputé complet en application des articles R. 423-22 et R. 423-38 du code de l'urbanisme. Le tribunal n'a pas eu à statuer sur les autres moyens, l'illégalité de ce premier motif entraînant à elle seule l'annulation de la décision.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507791
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du préfet du Bas-Rhin classant sans suite la demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien. Le juge a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'administration, estimant que le dossier du requérant était complet au regard des exigences légales, notamment de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de deux mois, considérant que la décision contestée était entachée d'erreur de fait et d'un défaut d'examen particulier.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508852
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du préfet du Bas-Rhin refusant la délivrance d'une carte de résident à un parent d'enfants réfugiés. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le fait que le requérant détenait déjà un titre de séjour "salarié", constituait une erreur de droit. Il a appliqué l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'exclut pas un changement de statut au bénéfice de cette disposition.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601519
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande de mainlevée d'une suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge a accueilli la demande, mettant fin à la suspension, au vu d'un élément nouveau : la régularisation du vice initial (non-respect d'une règle de recul) par la signature d'une servitude et la délivrance d'un nouvel arrêté municipal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601739
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 251-1 du CESEDA, estimant que les condamnations de l'intéressé pour des faits de vol par effraction et de conduite sous stupéfiants constituaient une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Il a également considéré que les mesures contestées ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE.
Avocat : CLAUSMANN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601865
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant géorgien visant à enjoindre au préfet de lui remettre un dossier médical nécessaire à sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour lui remettre ce dossier, privant ainsi la demande de son objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : BERRY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601931
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 24 février 2026 assignant Mme B... à résidence. La juridiction a retenu que cette décision était entachée d'une erreur de droit et de fait, car elle se fondait sur un transfert vers les autorités allemandes alors que la procédure concernait en réalité un transfert vers les autorités bulgares. Cette décision d'annulation a été prise sur le fondement de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601932
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'OFII n'avait pas établi de manière certaine que le requérant avait effectivement reçu les convocations aux entretiens justifiant la cessation. La décision s'appuie sur les articles L.551-16 et D.551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la procédure de cessation.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601944
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'éloignement. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire et à l'atteinte disproportionnée à sa vie familiale, considérant que son parcours marqué par des condamnations et une absence d'insertion justifie la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602136
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le requérant contestait notamment l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence, invoquant un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir de contrôle de l'immigration irrégulière, et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602159
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. Le juge a estimé que les condamnations pénales de l'intéressé, notamment pour vol par effraction et conduite sous stupéfiants, caractérisaient une menace réelle et actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de la disproportion de l'interdiction de circulation ont également été écartés.
Avocat : CLAUSMANN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309226
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'annulation de retenues sur salaire et de restitution d'une somme, liées à la récupération d'un complément d'indemnité de fidélisation versé en 2016 à un gardien de la paix. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, considérant que la demande portait sur des décisions implicites de rejet et que le requérant n'avait pas contesté dans les délais les décisions explicites de retenue. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que la récupération de l'indemnité versée par erreur était légale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant le retrait des actes créateurs de droits.
Avocat : LESUEUR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311174
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de propriétaires contre la commune de Grézieu-la-Varenne, qui reprochaient à cette dernière des autorisations d'urbanisme illégales et une carence du maire. La juridiction a jugé que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, car le maire, lorsqu'il statue sur les autorisations d'urbanisme, agit au nom de l'État en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, et non en tant que représentant de la commune. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'est pas engagée pour ces actes.
Avocat : SELAS AGIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401027
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Gourguillon 15, qui contestait le refus du maire de Lyon d'autoriser le changement d'usage d'un local d'habitation en location meublée de courte durée. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était suffisamment motivé et que la procédure de consultation du maire d'arrondissement était régulière. Il a appliqué les articles L. 631-7 et L. 631-7-1 du code de la construction et de l'habitation, qui soumettent ce changement d'usage à autorisation préalable dans les grandes communes.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402114
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Rhône d'accorder un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration ne peut légalement refuser de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande, sauf caractère abusif ou dilatoire, et que ce refus équivaut à une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit et les articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403825
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Caluire-et-Cuire. Le requérant, un voisin, contestait notamment la régularité de l'instruction et la conformité du projet au PLU-H de la métropole de Lyon. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relatifs à l'insuffisance du dossier, à la méconnaissance des règles d'urbanisme et à l'absence de sursis à statuer, n'étaient pas fondés.
Avocat : ROLLIN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404897
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de propriétaires contestant le classement de leurs parcelles en zone agricole (A) par le plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Clément-sur-Valsonne. Le tribunal a jugé que la commune, en appliquant les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le classement a été considéré comme justifié par la préservation du potentiel agronomique et la lutte contre l'étalement urbain, conformément aux objectifs du PLU.
Avocat : FRANCOU