Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405516
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la maire de Lissieu. Le tribunal a jugé que le projet respectait les règles de hauteur maximales du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLUH), notamment en excluant les acrotères du calcul de la hauteur des façades conformément au règlement. Les autres moyens soulevés, concernant notamment la lutte contre l'incendie et l'imperméabilisation des sols, ont également été écartés.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501840
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône du 2 décembre 2024 retirant la carte de résident d'un ressortissant chinois. Le juge a estimé que cette sanction, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour un manquement à l'article L. 8251-1 du code du travail (emploi d'étrangers sans titre), était disproportionnée. Cette appréciation a tenu compte de la durée et de la régularité du séjour, de l'absence de poursuites pénales, du caractère isolé des faits reprochés et de l'intégration familiale et sociale du requérant.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501847
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une carte de résident d'une ressortissante chinoise pour emploi d'étrangers en situation irrégulière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de retrait, la jugeant disproportionnée. Il relève l'absence de poursuites pénales, le caractère isolé des faits reprochés, et la bonne intégration de l'intéressée en France. **Textes appliqués** : Articles L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 8251-1 du code du travail, interprétés à la lumière du principe de proportionnalité des sanctions.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502466
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Ceddia promotion visant à annuler le refus de permis de construire pour un ensemble de 23 logements. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article Ua 6 du PLU de Fleurieux-sur-l'Arbresle, qui impose l'alignement des façades sur rue, et que l'adaptation mineure prévue à l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme n'était pas applicable. Il a également écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, confirmant la régularité de la délégation.
Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES - DPA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502513
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire, considérant le recours tardif. La juridiction a jugé que l'affichage du permis sur le terrain, justifié par des attestations et photographies, avait été effectué de manière continue pendant la durée légale requise, conformément aux articles R. 600-2, R. 424-15 et A. 424-16 du code de l'urbanisme. En conséquence, le délai de recours des tiers était épuisé.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503512
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour "étudiant", l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône avait agi en toute légalité, notamment en relevant que la requérante, entrée avec un visa de court séjour, ne remplissait pas la condition de présenter un visa de long séjour exigée par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens invoqués, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance du droit au respect de la vie privée, ont été écartés.
Avocat : AMIRA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507814
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions de la préfète du Rhône du 13 janvier 2025 ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour contre M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, fondé sur une erreur de fait concernant la présence de sa mère en France, ce qui affecte la légalité de la décision au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation rend sans objet l'examen des autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507829
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'abrogation de son visa de séjour par la préfète de l'Ain. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur l'article R. 312-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légalement motivée par des faits de violences conjugales constituant une menace pour l'ordre public. Elle a également jugé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NAANAI NOUREDDINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506496
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les liens familiaux de l'intéressée en France ne justifiaient pas la délivrance d'un titre au titre de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAWSON BODY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506721
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour un projet de vingt-quatre logements à Caluire-et-Cuire. Le requérant, un voisin, contestait notamment la régularité de la demande, l'insuffisance du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU-H). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025, en application des dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507187
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir de M. A..., un étudiant congolais, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et des mesures d'éloignement associées. La juridiction estime que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation et ne méconnaissait ni l'article 9 de la convention franco-congolaise ni l'article 8 de la CEDH. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée.
Avocat : BELIGON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507275
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Soleil du Varlet, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire pour un parc photovoltaïque. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que l'instruction du dossier a été régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.
Avocat : CABINET BOIVIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508751
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que l'administration avait procédé à l'examen particulier de la situation requise par les articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CADOUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508755
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision fixant le pays de renvoi et une interdiction de retour, prises à l'encontre d'un ressortissant afghan. La juridiction a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Elle a relevé d'office un moyen de non-lieu à statuer, considérant que la remise d'une attestation de prolongation d'instruction avait nécessairement abrogé la décision d'OQTF contestée, rendant la demande d'annulation sans objet.
Avocat : GODDET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508758
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante russe, visant à annuler les décisions de la préfète du Rhône refusant son titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA) ou du travail (articles L. 435-1 et suivants du CESEDA) n'étaient pas remplies, et que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas disproportionnée. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à l'intérêt supérieur de l'enfant, ont également été écartés.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508788
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision de pays de renvoi et une interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. C... et ne prononce pas l'annulation des décisions attaquées. Il écarte notamment les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de motivation de l'OQTF. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, R. 521-1, L. 431-2 et D. 431-7) pour examiner la légalité des mesures d'éloignement.
Avocat : THEILLIERE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509371
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de l'Ardèche visant à annuler un permis d'aménager un lotissement. Le juge a estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'opposant pas un sursis à statuer, malgré l'élaboration en cours d'un PLUi. La décision s'appuie sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, considérant que le projet, bien qu'en zone agricole, ne compromettait pas de manière suffisamment certaine l'exécution du futur plan.
Avocat : SCP LANGLAIS GENEVOIS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509971
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans les réseaux d'eau potable d'une crèche lyonnaise. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est saisi pour statuer sur la demande de désignation d'un expert. La décision porte sur la recevabilité de la demande et l'intérêt à agir des parties, notamment de l'établissement public Eau du Grand Lyon – La Régie. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner toute mesure d'instruction utile.
Avocat : SELARL RACINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601875
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à la requérante pour déposer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant le délai anormal depuis la première démarche de la requérante en septembre 2023. En revanche, il a rejeté la demande d'enjoindre la délivrance immédiate d'un récépissé et a alloué à la requérante 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601928
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une requérante dont le titre de séjour était expiré. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que l'administration était tenue à cette délivrance en vertu de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La préfète a donc été condamnée à fournir ce document dans un délai de quinze jours.