Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602978
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge estime que les moyens soulevés par la requérante, concernant l'appréciation de ses ressources et le respect de sa vie privée, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOMAJIAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603013
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'occupants sans titre d'une aire d'accueil des gens du voyage. Saisi par la communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a estimé que l'occupation irrégulière, perturbant le fonctionnement du service public, présentait le caractère d'urgence justifiant une mesure conservatoire. Il a donc enjoint aux occupants de libérer immédiatement les lieux, sans prononcer d'astreinte, mais en autorisant le recours à la force publique en cas de nécessité.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603062
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la société Valecobois Rhône Alpes visant à annuler la procédure d'attribution d'un marché public de déchets bois (lot n°3) par la métropole de Lyon. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a estimé que les manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence n'étaient pas établis. La requête a été jugée irrecevable, notamment au motif que l'offre de la société requérante était elle-même irrégulière pour non-respect d'une clause technique du cahier des charges.
Avocat : CSF JURCO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603137
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande de référé-suspension contre un refus implicite de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré ses allégations concernant une promesse d'embauche et une demande de séjour en tant que parent d'enfant français. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HASSID
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603407
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension, et qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision du CNAPS. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur l'appréciation du comportement du requérant au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Avocat : EKINCI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603541
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé d'une mise en demeure d'expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, sans attache locale ni situation de vulnérabilité particulière, ne justifiait pas d'un préjudice grave et immédiat. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : FIRMIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305652
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Médialand, qui contestait le refus de l'aide du fonds de solidarité COVID-19 pour les mois de février, mai et juin 2021. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020, notamment en ce qui concerne la perte de chiffre d'affaires requise. La demande d'injonction de versement et la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306104
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision de révocation d'une monitrice-éducatrice pour vice de procédure. La juridiction a relevé que le refus de reporter la séance du conseil de discipline, alors que l'agent était en congé maladie et son avocate insuffisamment informée, avait méconnu ses droits de la défense. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles 2 et 5 du décret n°89-822 relatif à la procédure disciplinaire dans la fonction publique hospitalière.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406433
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident déposée par un ressortissant tunisien, père d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant qu'elle était entachée d'illégalité en raison d'un défaut de motivation, conformément aux articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : ROSSLER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502689
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral du 18 avril 2025 rejetant la demande de titre de séjour de Mme B... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes avait méconnu les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à une appréciation concrète des liens personnels et familiaux de la requérante au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502762
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant polonais. Le juge a retenu que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, qui justifiait pourtant d'un emploi stable, en violation des exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'Etat a été condamné à verser 1 000 € au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VOGIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504923
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir de M. E... visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de mise à exécution d'une mesure d'expulsion et d'assignation à résidence. La juridiction écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'arrêté attaqué est régulier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS JULIEN DARRAS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505869
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, d'une erreur de droit, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, faute pour la requérante d'apporter des précisions suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KARZAZI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506048
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance des dispositions applicables. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L.423-1, L.423-23) et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GUIGUI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506135
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de la requérante et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que la décision était insuffisamment motivée au regard des exigences de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et a ordonné à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée. Le tribunal a également alloué une somme d'argent à la requérante sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOSSA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506705
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 refusant un titre de séjour à M. B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet des Alpes-Maritimes avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne soumettant pas la demande à la commission du titre de séjour, alors que l'étranger justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Les autres moyens n'ont pas été examinés, et la juridiction a rejeté les demandes d'injonction et de condamnation pécuniaire.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304176
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête d'une société civile professionnelle contestant sa dette fiscale. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, les qualifiant de recours en interprétation d'un simple bordereau de situation fiscale, qui ne présentait pas de difficulté d'interprétation particulière liée à un litige né et actuel. La juridiction a appliqué les principes du code de justice administrative relatifs aux recours en interprétation, sans avoir à examiner le fond de la demande de prescription de la dette.
Avocat : LAMBERT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305210
La décision concerne le rejet d'une demande de dégrèvement d'office de l'impôt sur les sociétés pour cause de double imposition. Le Tribunal Administratif de Nice a jugé le recours irrecevable. La juridiction a retenu que le refus d'accorder un dégrèvement sur le fondement de l'article R.211-1 du livre des procédures fiscales, qui confère un pouvoir purement gracieux à l'administration, est insusceptible de recours.
Avocat : CULIOLI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305278
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de décharge des prélèvements sociaux pour les années 2012, 2013 et 2014, après un non-lieu partiel pour 2018-2020 suite à un dégrèvement administratif. Le tribunal a jugé que la requérante, de nationalité française ayant transféré son domicile à Monaco, était réputée résidente fiscale en France au sens de l'article 4 B du CGI et de l'article 7 de la convention franco-monégasque de 1963, l'assujettissant aux contributions sociales sur ses revenus du patrimoine. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le code de la sécurité sociale et la convention fiscale bilatérale.
Avocat : SELARL ASKESIS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305368
La société Mizix demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 1 450 € pour 2021 devant le Tribunal Administratif de Nice. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la société n'avait pas produit les justificatifs, notamment les factures, nécessaires pour prouver le bien-fondé de sa demande. La décision s'appuie sur les articles L.177 du livre des procédures fiscales et 271 du code général des impôts, qui imposent la charge de la preuve et la possession des documents justificatifs pour exercer le droit à déduction.