Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600734
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une société demandant l'injonction au préfet de délivrer ou de statuer sur le renouvellement de son agrément de domiciliation d'entreprises. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande dans un délai d'un mois, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également alloué à la société une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601735
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un refus de regroupement familial pour une enfant restée au Maroc. Le juge a reconnu l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison de la longue séparation familiale, mais n'a pas retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La requête a été examinée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE GARS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602137
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a considéré que le comportement de l'intéressé, caractérisé par de multiples condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public justifiant la mesure, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : LEMAIRE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602044
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant l'expulsion de la requérante. Le juge a estimé que les circonstances alléguées, notamment la procédure judiciaire en cours et le caractère prématuré de l'expulsion, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602069
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, car le requérant résidait à Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) et non dans le ressort du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600321
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, sur le fondement de l'urgence (référé administratif). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve de tentatives répétées et infructueuses sur la plateforme ANEF, ni ne justifie de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et exige la démonstration d'une situation d'urgence.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501108
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître du recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire et des autorisations ultérieures relatifs à un parc éolien. Il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Bordeaux, considérant que cette juridiction est compétente en premier et dernier ressort pour ce type de litige en application de l'article R. 311-5 du code de justice administrative. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond des moyens soulevés par l'association requérante.
Avocat : COTELLON
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600390
Sujet principal : Demande de renvoi d'une affaire pour cause de suspicion légitime d'impartialité du tribunal saisi. Juridiction : Tribunal administratif de la Guadeloupe (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le président du tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État, estimant qu'il existe une raison objective de mettre en cause l'impartialité du tribunal en raison de la qualité de magistrat administratif détaché du requérant. Textes appliqués : Article R. 312-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502295
Sujet principal : Recours contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française à Mayotte. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable, le classement sans suite ne constituant pas une décision faisant grief. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste) et article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (classement sans suite pour dossier incomplet).
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601182
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une ressortissante comorienne visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en raison de l'absence de preuves suffisantes d'un séjour continu, d'intégration ou de démarches de régularisation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601183
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la requête d'un ressortissant comorien visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que l'arrêté préfectoral porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. En conséquence, la demande est jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601184
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant la suspension de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que la requête était irrecevable, l'intéressé n'ayant pas apporté la preuve que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600029
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de licenciement d'un chirurgien hospitalier. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le licenciement est une conséquence obligatoire de la radiation de l'intéressé par l'Ordre des médecins, une décision qui n'est pas contestée dans le cadre de ce recours. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité.
Avocat : BAROK AVOCATS
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2500011
Sujet principal : Désistement d'une requête en annulation d'un arrêté rectoral concernant le reclassement d'une infirmière de la fonction publique d'État. Juridiction : Tribunal administratif de Saint-Martin (statuant par ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600022
Le Tribunal administratif de Saint-Martin (Guadeloupe) a statué sur une requête en excès de pouvoir visant à annuler et suspendre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. La juridiction a déclaré son incompétence territoriale, estimant que le tribunal administratif de Melun était seul compétent pour connaître des décisions prises par le préfet de Seine-et-Marne. En conséquence, elle a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-1, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603327
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la préfète des Alpes-de-Haute-Provence d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal. Le litige porte sur la légalité du retrait, par le maire, d'un précédent arrêté ayant abrogé une autorisation d'urbanisme pour une piste de scooter des neiges. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que la légalité de l'arrêté initial d'abrogation était sérieusement contestable, notamment au regard des règles de procédure (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) et des délais applicables en matière d'urbanisme.
Avocat : CM AVOCATS MARSEILLE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603359
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision au requérant pour le préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, suite à une décision de la commission de médiation. Le juge a estimé que l'obligation de reloger n'était pas sérieusement contestable, mais a réduit la provision demandée de 15 000 € à 600 €, en l'absence de garantie, sur la base d'une évaluation forfaitaire. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603363
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte et d'une nouvelle injonction astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a constaté l'exécution tardive par le préfet de l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A..., et a donc liquidé l'astreinte initiale de 40 euros par jour pour la période de retard. Il a également prononcé une nouvelle astreinte de 150 euros par jour pour garantir la délivrance définitive de la carte de séjour, en application des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603663
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Bouches-du-Rhône au renouvellement du certificat de résidence d'un commerçant algérien. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603819
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, motivée par le dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime, était suffisamment motivée et que l'administration n'était pas tenue de détailler l'examen de la vulnérabilité de la requérante dans son acte. La juridiction a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PREZIOSO