Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402333

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d'indemnisation de Mme D... contre le CHU de Rouen pour préjudices liés à la pose de prothèses mammaires PIP. La juridiction a estimé que la responsabilité sans faute de l'établissement n'était pas engagée, les prothèses n'ayant pas présenté de défaut d'intégrité, et qu'aucun manquement à l'obligation d'information n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité médicale et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

26 mars 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402571

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le non-renouvellement de son CDD d'agent éducatif. Le juge a estimé que la décision, fondée sur des considérations liées à l'intérêt du service et à l'aptitude professionnelle de l'agent, était légale, notamment après que l'intéressé ait été mis en mesure de présenter ses observations. Les textes appliqués incluent les principes généraux du droit de la fonction publique et les règles relatives aux contrats à durée déterminée.

Avocat : LANGUIL

26 mars 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405273

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de la SARL Beauloo visant à annuler l'arrêté préfectoral de fermeture administrative de son restaurant pour manquements à l'hygiène. La juridiction estime que la décision, fondée sur l'article L. 233-1 du code rural et de la pêche maritime, est suffisamment motivée et que les autres moyens (défaut de contradictoire, erreur de fait, disproportion) ne sont pas fondés. La demande d'indemnisation est par conséquent rejetée.

Avocat : LF AS AVOCATS LE HAVRE

26 mars 2026• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601181

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas établie, notamment au regard de l'état de santé d'un enfant et des démarches de relogement entreprises par la famille. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOUTY

26 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601210

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille d'un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'absence de traduction des notifications dans une langue comprise par la famille et de la situation de vulnérabilité de ses membres. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté (article L. 521-3).

Avocat : DANTIER

26 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601212

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la famille ayant justifié d'une solution d'hébergement alternative à compter du 10 avril 2026 et faisant état de la vulnérabilité liée à la scolarisation de leurs enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BIDAULT

26 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601409

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné un recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la demande de suspension de l'OQTF, considérant que les moyens soulevés ne présentaient pas un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LABELLE

26 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601410

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a annulé l'arrêté préfectoral du 5 mars 2026 ordonnant l'éloignement de M. B... A... et son assignation à résidence. La juridiction a retenu que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, méconnaissant ainsi les exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres mesures (interdiction de retour, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et assignation à résidence), étant accessoires à cette OQTF illégale, ont été annulées par voie de conséquence.

Avocat : LABELLE

26 mars 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211311

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une infirmière demandant l'annulation du refus de son employeur, le groupe hospitalier Sud Île-de-France, de reconnaître comme accident de service un malaise survenu après un appel téléphonique personnel. La juridiction a jugé que l'événement déclaré, lié à une usurpation d'identité, ne présentait pas de lien direct avec l'exercice des fonctions professionnelles de l'agent. La décision s'appuie sur les principes régissant la reconnaissance des accidents de service dans la fonction publique hospitalière.

Avocat : RIOU

26 mars 2026• 9ème chambre
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601564

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance de renvoi, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiés à un ressortissant tunisien. La juridiction a constaté que le requérant résidait dans le département de la Meurthe-et-Moselle à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, elle a déclaré incompétente et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Nancy, juridiction du lieu de résidence de l'intéressé.

Avocat : RIVIERE

26 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107144

La société civile immobilière Bonneuil Retail Park contestait devant le Tribunal Administratif de Melun le classement de ses locaux commerciaux en catégorie MAG 3 (magasins d'ensemble commercial) pour le calcul de la taxe foncière 2019-2020, demandant un classement en MAG 1 (boutiques sur rue). Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les locaux étaient bien intégrés à une zone commerciale regroupant différentes enseignes et que les arguments sur l'absence de mail ou le niveau des loyers n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles de classification des locaux professionnels issues de l'article 1498 du code général des impôts et du décret du 10 octobre 2011.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201873

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., cadre de santé, qui contestait le refus de son employeur, le centre hospitalier, de prendre en charge ses arrêts de travail postérieurs au 1er mars 2021 au titre d'un accident de service survenu le 11 janvier 2021. La juridiction a jugé que la requête était recevable malgré les fins de non-recevoir soulevées par l'hôpital, mais a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité suffisant entre l'accident initial et ses arrêts de travail ultérieurs pour la période litigieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (articles R. 411-1 et R. 412-2) concernant la recevabilité des requêtes.

Avocat : BOUSSOUM

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404926

La société Domidom Services demande l'annulation d'amendes administratives pour manquements au droit du travail. Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête, estimant que la décision de sanction est régulière et que les moyens invoqués (incompétence, violation du contradictoire, disproportion) ne sont pas fondés. La juridiction s'appuie principalement sur les articles L. 8115-1 et L. 8115-5 du code du travail.

Avocat : LITTLER FRANCE

26 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406824

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de la requérante. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu ses obligations procédurales, notamment en ne saisissant pas la commission du titre de séjour comme le prévoit l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai de deux mois.

Avocat : LEPEU

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406827

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en appréciant incorrectement la condition d'âge de l'enfant de réfugié. Il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : LEPEU

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406828

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a considéré que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un examen au fond de la demande de carte de résident déposée par l'enfant d'un réfugié. La juridiction a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois.

Avocat : LEPEU

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409839

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, visant à annuler le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au motif que la requérante ne justifiait pas des trois années de résidence régulière et ininterrompue requises. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation ou à la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.

Avocat : HERVET

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410112

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant pakistanais. Le juge a retenu que le préfet de Seine-et-Marne avait méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de son refus, malgré une demande en ce sens du requérant. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : FALAH

26 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412750

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet opposée à un ressortissant tunisien demandant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que l'administration avait méconnu l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui prévoit le renouvellement de plein droit de ce titre de séjour sous réserve d'un séjour régulier. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de procédure.

Avocat : MHK AVOCATS

26 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412839

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant l'annulation d'une prétendue décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. La juridiction a jugé les conclusions irrecevables, estimant que la requérante n'avait pas établi avoir formellement déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'avait pu naître de son silence. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OLAKA JEAN-MICHEL

26 mars 2026• 1ère chambre