Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520198
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). En effet, l'administration a accordé la carte au requérant postérieurement à l'introduction de sa requête, privant ainsi ses conclusions d'annulation et d'injonction de tout objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600032
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de la SAS LES DUNES visant à suspendre un permis de construire. La juridiction estime que la requérante, dont le bien n'est pas limitrophe du projet et en est distante de plus de 35 mètres, ne démontre pas que le projet affecterait directement les conditions d'occupation de sa parcelle, et ne justifie donc pas d'un intérêt à agir. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité du recours prévues par l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (L. 521-1, L. 522-3).
Avocat : SELARL ALEO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605051
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, malgré la séparation familiale alléguée. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examiner le doute sérieux sur la légalité, car le recours administratif préalable obligatoire devant la CRRV est toujours en cours.
Avocat : PETSOKO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605080
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour un enfant étranger de ressortissant français. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, les éléments produits ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat. La demande d'annulation est par ailleurs jugée irrecevable, car elle n'entre pas dans les compétences du juge des référés.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605135
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale d'un enfant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la requérante a contribué au délai et que les éléments ne démontrent pas une vulnérabilité ou un risque imminent justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605136
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait tardé à déposer sa demande et n'avait pas démontré une vulnérabilité immédiate et grave de l'enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605138
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa opposé à la mère d'un requérant. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (naissance imminente d'un enfant et besoin de soutien familial) ne caractérisaient pas l'urgence particulière requise pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402902
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête de Mme A... qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, dont la demande de suspension avait été rejetée, n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, elle est réputée s'être désistée, ce qui met fin à la procédure sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : VIEILLEMARINGE
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302451
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête d'un fonctionnaire de police contestant sa radiation d'un tableau d'avancement et son reclassement. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en invitant l'agent à choisir entre sa mutation et sa promotion, cette situation résultant de la concomitance de deux procédures distinctes. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400256
**Sujet principal** : Recours en indemnisation de l'association L214 contre l'État pour carence fautive dans le contrôle d'un élevage porcin. **Juridiction** : Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande de l'association L214. Il a estimé que l'État n'avait pas commis de faute dans l'exercice de ses missions de contrôle, relevant que les services vétérinaires avaient effectué des visites et que les manquements constatés avaient fait l'objet de suites administratives. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur le règlement (CE) n°1099/2009 et les articles L. 214-1, L. 214-3 et R. 214-17 du code rural et de la pêche maritime relatifs à la protection et au bien-être animal.
Avocat : GAUDON
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400786
**Sujet principal** : Recours d'une psychologue de l'éducation nationale contre le refus du recteur de lui attribuer une bonification de 400 points pour mutation au titre de son service en réseau d'éducation prioritaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la bonification de 400 points, prévue par les lignes directrices de gestion, est réservée aux agents ayant accompli cinq ans dans un *établissement* classé Rep+, et non à ceux affectés dans un *centre d'information et d'orientation* (CIO) desservant de tels établissements. **Textes appliqués** : Articles L. 512-18 et L. 512-19 du code général de la fonction publique ; décret du 1er février 2017 portant statut des psychologues de l'éducation nationale ; lignes directrices de gestion ministérielle du 25 octobre 2021.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505379
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête en annulation d'un permis de construire pour un ensemble de logements. La juridiction constate que les requérants n'ont pas produit les justificatifs de leur intérêt à agir exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, malgré une mise en demeure. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable et est rejetée par ordonnance en application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BSH AVOCATS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501786
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne est saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral autorisant un élevage de volailles. Les associations requérantes invoquent plusieurs vices de procédure et de fond, notamment des manquements dans l'enquête publique et l'étude d'impact. Le tribunal, sur le fondement de l'article L. 181-18 du code de l'environnement, envisage de surseoir à statuer pour permettre la régularisation des illégalités identifiées dans le dossier d'autorisation environnementale.
Avocat : THOUY
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503258
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté préfectoral du 6 août 2025 ordonnant l'éloignement de Mme A... et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que cette mesure était illégale car elle a été prise alors que la requérante, dont la demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA, avait formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). En application de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le droit de se maintenir sur le territoire persiste jusqu'à la décision définitive de la CNDA, ce qui interdisait au préfet de prononcer une obligation de quitter le territoire français à ce stade.
Avocat : GABON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600335
Sujet principal : Contestation du refus d'une association privée (ADAPEI) d'appliquer une orientation d'un enfant handicapé vers un institut médico-éducatif. Juridiction : Tribunal administratif d'Orléans (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative et article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, interprétés à la lumière des lois de 1975 et 2002. Motif : Les établissements médico-sociaux gérés par des organismes privés (comme l'ADAPEI, association loi 1901) n'exercent pas une mission de service public, relevant donc des juridictions judiciaires.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504171
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement. Le tribunal a jugé que l'éloignement était la conséquence légale et automatique d'une interdiction judiciaire du territoire prononcée par une juridiction pénale. Il a ainsi écarté le moyen tiré d'une atteinte excessive à la vie privée et familiale, en application des articles L. 641-1 du CESEDA et 131-30 du code pénal.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601549
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence une décision implicite de rejet née du silence de la préfecture au terme du délai de 90 jours prévu par les articles R* 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les demandes de titre "étudiant".
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601735
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction disciplinaire scolaire. Le juge estime que les moyens soulevés (absence de preuve et disproportion de la sanction) ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. L'ordonnance est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600731
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal de non-opposition à déclaration préalable de travaux. Le requérant, un voisin, invoquait un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation au regard des règles d'urbanisme, notamment concernant la protection des espaces boisés et le respect du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de l'acte, requises par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'étaient pas suffisamment caractérisées pour justifier la suspension.
Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600907
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l’interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement exercé ses pouvoirs, notamment au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et que les moyens invoqués, tels que l’atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou l’intérêt supérieur de l’enfant, n’étaient pas fondés en l’espèce. La décision confirme ainsi la régularité de la procédure d’éloignement.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS