Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503954

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation d'un non-renouvellement de contrat à durée déterminée. Cette solution s'explique par le retrait définitif de la décision attaquée par le maire de Longuyon, matérialisé par la signature d'un nouveau contrat, et l'absence de contestation de ce retrait dans les délais. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant une telle constatation.

Avocat : PEREZ

24 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600155

Le Tribunal administratif de Nancy rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est le défaut de production de l'acte attaqué et du recours administratif préalable obligatoire. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, constatant que la requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure.

24 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203506

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler trois arrêtés plaçant un agent en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer, considérant que les arrêtés contestés avaient été implicitement et définitivement retirés par un arrêté ultérieur accordant un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Les conclusions indemnitaires de l'agent ont été rejetées, faute de fondement juridique, et aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.

Avocat : CATTOIR

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600940

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de la décision ministérielle invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que les allégations générales du requérant sur les conséquences professionnelles et personnelles de cette invalidation, non étayées par des éléments précis, ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen sérieux soulevé.

24 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600941

Le Tribunal administratif de Nancy rejette la demande de suspension en référé d'une décision imposant des restrictions d'activité à un ancien agent du SDIS de Meurthe-et-Moselle. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car les effets de la décision ne caractérisent pas un préjudice suffisamment grave et immédiat pour sa reconversion professionnelle. La demande est rejetée sans examen approfondi du doute sérieux sur la légalité.

Avocat : FLAMANT

24 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402124

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et celui d'insuffisance de motivation. La juridiction a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NAVY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402190

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Valenciennes pour un ensemble immobilier. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment le non-respect des règles de hauteur et d'aspect des toitures du plan local d'urbanisme (PLUi). Le tribunal a jugé que le projet respectait les prescriptions du PLUi relatives à la hauteur maximale autorisée et que le moyen concernant l'aspect des toitures n'était pas suffisamment étayé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLUi applicable.

Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402301

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision municipale de non-opposition à une déclaration préalable pour une antenne relais, assortie de prescriptions. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la prescription imposant un camouflage de type "arbre", estimant qu'elle n'est pas nécessaire pour assurer la conformité du projet aux règles d'urbanisme (PLUi) et qu'elle nécessiterait un nouveau projet. Les autres prescriptions (recul et mutualisation) ne sont pas contestées dans cette analyse. **Textes appliqués** : Code de l'urbanisme (notamment pour le contrôle des prescriptions dans les autorisations d'urbanisme) et les dispositions du Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de la métropole de Lille.

Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507707

Le Tribunal administratif de Lille constate le désistement d'office du requérant, M. A... B..., dans le cadre de son recours en annulation contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Ce désistement résulte de l'absence de confirmation du maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance et met fin à la procédure.

24 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602703

Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant des travaux et le relogement des occupants d'un logement insalubre. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.

Avocat : CABINET D'AVOCATS BELKEBIR

24 mars 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602834

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Morbihan refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a constaté que l'autorité ayant pris la décision attaquée avait son siège dans le ressort du tribunal administratif de Rennes. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Rennes, déclaré territorialement compétent.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

24 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500333

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler les décisions de la préfète de l'Allier lui retirant son attestation de demandeur d'asile, lui enjoignant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le retrait de l'attestation était légal, la décision de l'OFPRA ayant acquis un caractère définitif, et a estimé que les autres décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : CLÉMENT DUMAZET

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500459

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé les décisions de la préfète de l'Allier refusant un titre de séjour, ordonnant le départ et prononçant une interdiction de retour contre une ressortissante brésilienne. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour, fondé uniquement sur l'absence d'emploi, méconnaissait l'obligation d'un examen sérieux de sa situation familiale et professionnelle au regard de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour, découlant de ce refus illégal, ont été annulées par voie de conséquence.

Avocat : FRERY

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600096

Sujet principal : Recours contre une décision administrative relative à la reconnaissance et à la date de guérison d'un accident de travail imputable au service. Juridiction : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée par ordonnance. Le tribunal estime que les moyens soulevés (insuffisance de motivation, irrégularités du dossier, incohérences de l'expertise, absence de réponse à des demandes) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés, soit inopérants. Textes appliqués : L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes par ordonnance lorsque les moyens sont manifestement infondés, irrecevables, inopérants ou insuffisamment précisés.

24 mars 2026
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601001

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour et d'injonction d'en délivrer un provisoire. Le juge a estimé que les requérants, parents d'un enfant réfugié, ne démontraient pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. L'ordonnance a également prononcé leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MOURA

24 mars 2026
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601008

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'inscription immédiate de la requérante sur les listes électorales de Mimizan. Il considère que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et actuelle à sa liberté fondamentale de voter, notamment en l'absence de scrutin imminent. La juridiction applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 18 du code électoral.

24 mars 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602483

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, un ressortissant marocain, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, prise au motif d'une menace grave pour l'ordre public. Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est accordée, le rejet des autres conclusions s'effectuant selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : PEREZ

24 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602541

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale déclarant le requérant inapte à la conduite. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant le rejet de sa requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code. La décision attaquée, prise en application du code de la route, n'est donc pas suspendue dans l'attente du jugement au fond.

24 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602798

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de convoquer un ressortissant arménien dans un délai d'un mois pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative était remplie, compte tenu des délais anormaux d'attente et de l'évolution de la situation personnelle du requérant (mariage, naissance d'un enfant). Il a également condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : LANTHEAUME

24 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603829

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement motivée au regard de la menace grave pour l'ordre public que constitue le parcours délinquantiel du requérant, malgré son ancien statut de réfugié. Il a également estimé que l'examen de la situation personnelle et le respect des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient satisfaits.

Avocat : TOMASI

24 mars 2026• ELOIGNEMENT