Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600696
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée par les parents contre la décision de la CDAPH fixant la date de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) de leur fils. La juridiction constate que les requérants n'ont pas respecté l'obligation de recours préalable obligatoire devant la maison départementale des personnes handicapées, prévue par les articles R. 241-35 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601673
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre l'exécution de la délibération approuvant le PLUi de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, en ce qu'elle institue un emplacement réservé sur sa parcelle. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante, car les effets de l'emplacement réservé (création d'un sentier littoral et renaturation) ne portent pas une atteinte immédiate et grave à sa situation, notamment à la valeur de son bien. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515397
**Sujet principal** : Demande d'injonction, en référé, pour contraindre la préfecture à convoquer un étranger afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet. En effet, l'administration a convoqué le requérant pour un rendez-vous (le 27 janvier 2026) avant le jugement (24 mars 2026), et ce dernier n'a pas démontré que ce dépôt n'avait pu avoir lieu. Les conclusions demandant une indemnité au titre des frais de procédure sont rejetées. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 761-1 du même code (frais d'instance).
Avocat : DURANT-GIZZI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603174
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral, statue sur sa compétence territoriale. Constatant que le requérant a été assigné à résidence en Seine-et-Marne après l'introduction de sa requête, le tribunal applique les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 351-3 du code de justice administrative. Il en déduit que le tribunal administratif de Melun est désormais compétent et ordonne en conséquence la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606068
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension du retrait d'inscription au RPPS d'une psychologue. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré la situation personnelle et professionnelle difficile de la requérante, car celle-ci a attendu plusieurs mois avant d'agir. La décision applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BIGAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606192
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de débloquer sa situation administrative pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative se heurte à cette décision et ne peut être ordonnée, le requérant devant contester en annulation cette décision implicite.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601467
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral, estimant que l'urgence était caractérisée par le risque de perdre emploi et hébergement, et qu'un doute sérieux existait sur sa légalité. Ce doute porte notamment sur l'absence d'examen par le préfet de la situation de l'étranger au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA).
Avocat : VOGIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304882
Le Tribunal administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant l'annulation d'une opposition à contrainte pour recouvrement d'indu d'allocations de formation. Cette décision est prise car France Travail a régularisé la situation et la requérante n'est plus redevable de la dette litigieuse. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet du litige.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604580
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande en référé-suspension contre une décision préfectorale d'incapacité d'exercer en accueil collectif de mineurs. Le juge constate que la décision attaquée a été retirée par l'administration avant l'audience, rendant la demande de suspension sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais il met à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DAUMONT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604610
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision municipale de préemption urbaine sur un bien immobilier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, acquéreur évincé, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision de préemption, notamment quant à la réalité et à la précision du projet communal justifiant l'opération. **Textes appliqués** : La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension). Le contrôle de la légalité de la préemption s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier ses articles L. 210-1 et L. 300-1 relatifs aux conditions d'exercice du droit de préemption et aux objectifs d'intérêt général.
Avocat : SELARL ALEO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604762
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour pour visite familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré le mariage imminent, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL FB AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605259
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'injonction et de suspension contre le consulat de France à Bangkok. La juridiction constate ainsi un non-lieu à statuer sur le fond, sans avoir à examiner les moyens soulevés concernant l'urgence ou l'illégalité alléguée de l'exigence de présence physique pour obtenir une attestation de revenus. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative applicables en cas de désistement intervenant après l'engagement de la procédure de référé.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605554
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de la Loire-Atlantique pour l'hébergement d'urgence d'une ressortissante ukrainienne et de son petit-fils, suite à la fin du dispositif d'accueil temporaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision sur le fond de la demande (l'injonction d'hébergement) n'est pas exposée dans l'extrait fourni, qui s'arrête au milieu de l'analyse. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle), ainsi que les textes relatifs à la protection temporaire des personnes déplacées d'Ukraine.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605001
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour conjoint de Français. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'urgence particulière requise pour suspendre la décision avant l'issue du recours administratif préalable en cours. La demande est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605208
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une décision dans un délai de quarante-huit heures au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il rappelle que la contestation de l'arrêté relève des voies de recours spécifiques prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DURAND-KASMI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605371
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour études. Le juge estime que la condition d'urgence légale n'est pas remplie, notamment en raison du délai de saisine et de l'absence de préjudice grave et immédiate démontré pour la situation universitaire ou professionnelle de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAAZAOUI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303987
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par une AESH contestant une décision implicite de rejet concernant son affectation pour l'année scolaire 2023/2024, qu'elle assimilait à une rupture de son contrat. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation, considérant qu'une affectation lui avait bien été notifiée postérieurement à sa requête. Il a également rejeté sa demande de prise en charge des frais de procédure.
Avocat : NURET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305149
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté ministériel prononçant la mise à la retraite d'office d'un major de police. Le requérant contestait la compétence de l'auteur de la décision, le bien-fondé des griefs et la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que les faits reprochés, même établis, ne constituaient pas une faute disciplinaire suffisamment grave pour justifier une sanction du quatrième groupe, telle que la mise à la retraite d'office, au regard des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : SELARL B&J BENDJADOR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600775
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à enjoindre au préfet du Cher de lui attribuer un logement social. Le juge a constaté que l'État, par l'attribution d'un logement le 18 mars 2026, avait satisfait à son obligation de résultat issue des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, après que le requérant eut été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601132
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E... alias F..., un ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral d'éloignement. La juridiction a estimé que les décisions litigieuses (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) étaient légalement fondées, notamment au regard de la condamnation de l'intéressé pour vol. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme, sans y trouver de violation.
Avocat : KAO