965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 271
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme A..., dans son recours contre le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Ce désistement est constaté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. La juridiction admet par ailleurs Mme A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme irrecevable. Le juge constate que sa demande de titre de séjour avait déjà été enregistrée par la préfecture avant l'introduction du recours, privant celui-ci d'objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de raccordement au réseau d'eau potable par la commune de Die. Le tribunal a estimé que ce litige, relevant des relations entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau), n'entrait pas dans sa compétence. Il a donc déclaré le juge judiciaire compétent pour connaître de cette affaire, en application des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DESWARTE
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus d'une subvention pour rénovation énergétique. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, plus d'un an après l'expiration du délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative relatifs aux délais de recours, et applique l'article R. 222-1-4° du même code permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté ministériel du 7 juin 2022 radiant un agent de l'INSEE pour invalidité. Le juge a retenu le moyen de vice de forme, constatant que l'arrêté, dépourvu de signature manuscrite, ne relevait pas des exceptions prévues par l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration, car l'administration n'a pas démontré qu'il avait été produit dans le cadre d'un système d'information de gestion des ressources humaines dématérialisé. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence ou à l'erreur d'appréciation, n'ont pas été examinés.
Avocat : EVENO
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'un syndrome anxiodépressif réactionnel pour une adjointe administrative de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision de refus du directeur interrégional, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit en se sentant liée par l'avis défavorable du conseil médical départemental, alors que cet avis n'est que consultatif. **Textes appliqués** : L'article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (portant droits et obligations des fonctionnaires) et l'article 47-6 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 (relatif aux conseils médicaux).
Avocat : ARVIS & BOURGEOIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite du ministre de l'intérieur était irrecevable, l'intéressé n'ayant pas préalablement demandé la communication des motifs. Il a également estimé que les arguments de l'intéressé sur son assimilation ne permettaient pas de caractériser une erreur manifeste d'appréciation de l'administration, la naturalisation relevant d'un pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 21-24 du code civil et l'article 37 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : SYLLA
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision ministérielle d'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation, n'a pas commis d'erreur manifeste en prenant en compte la mise en cause de la requérante dans une procédure pénale pour contrefaçon de chèques, même si celle-ci a été classée sans suite ultérieurement. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : EQUATION AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, a pu légalement fonder sa décision sur l'aide apportée par la requérante au séjour irrégulier de son époux, ce qui constitue une méconnaissance des lois de la République. Cette appréciation n'est pas entachée d'erreur manifeste et ne méconnaît pas l'article L. 823-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, appliqué conjointement avec l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : OSSETE OKOYA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une fonctionnaire de La Poste contestant son affectation. Le tribunal a jugé que la décision litigieuse, qui mettait fin à sa situation de réorientation professionnelle, constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à son grade ou à sa rémunération. Par conséquent, cette mesure était insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : GOUEDO
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet par le ministre de l'intérieur d'un recours administratif préalable concernant l'ajournement d'une demande de naturalisation. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, la décision attaquée ayant été abrogée par l'administration postérieurement à l'introduction de la requête. Elle a néanmoins condamné l'Etat à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en déclarant irrecevable la demande, au motif que la requérante ne justifiait pas du niveau de connaissance de la langue française requis. La décision s'appuie sur les conditions posées par les articles 21-15 et 21-24 du code civil, ainsi que par les articles 37 et 37-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le requérant contestait à la fois le rejet implicite puis explicite de son recours administratif par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 23 février 2024 se substituait à la décision implicite antérieure, rendant la première requête sans objet, et a examiné le fond sur la seconde. Il a appliqué les articles du code civil et du décret du 30 décembre 1993 relatifs à la naturalisation.
Avocat : THIEULEUX
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par une requérante contre le rejet et l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur le niveau et la stabilité des ressources professionnelles de la requérante, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993 relatifs à la naturalisation.
Avocat : MARTIN-KEUSCH - LUTTENAUER
**Sujet principal** : Recours d'un militaire engagé volontaire contre le rejet de son recours administratif préalable contestant la limitation à un an du renouvellement de son contrat, au lieu de la durée de cinq ans qu'il sollicitait. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le recours doit être dirigé exclusivement contre la décision ministérielle du 16 novembre 2023 (rejet du recours préalable), laquelle se substitue à la décision initiale du 12 avril 2023. Le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte est écarté, une délégation de signature étant établie. **Textes appliqués** : Articles R. 4125-1 et R. 4125-10 du code de la défense (régime du recours administratif préalable obligatoire pour les militaires).
Avocat : CASSEL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de ressortissants algériens demandant l'annulation du refus implicite de leurs visas de court séjour. Le tribunal a jugé que l'administration, en reprenant les motifs du poste consulaire, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les requérants n'avaient pas justifié l'objet et les conditions de leur séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles D. 312-3 et D. 312-8-1) et sur le règlement européen (CE) n° 810/2009.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus implicite de son visa de long séjour pour réunification familiale. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'est substituée à l'autorité consulaire, était fondée sur le motif légal que le demandeur était âgé de plus de dix-huit ans lors de son dépôt de demande. Elle a ainsi estimé que ce refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KATI
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme D... A... et de ses enfants visant l'annulation des décisions de la commission de recours refusant des visas de long séjour. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les conventions internationales invoquées. Le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de condamnation de l'État à verser une somme d'argent.
Avocat : SELARL FB AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en tant que travailleur salarié. Le tribunal a jugé que l'autorité consulaire et la commission de recours pouvaient légalement refuser le visa en se fondant sur des incohérences dans le dossier, notamment concernant la rémunération proposée, malgré la détention d'une autorisation de travail. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, rappelant que la détention d'une autorisation de travail n'ôte pas à l'administration le pouvoir de refuser un visa pour un motif d'intérêt général.
Avocat : TCHOLAKIAN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite de visas de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la commission de recours, en reprenant les motifs consulaires, n'avait pas commis d'erreur de droit en constatant l'absence de preuves suffisantes pour établir que le lien de filiation n'existait qu'avec la mère bénéficiaire de la protection subsidiaire en France, comme l'exigent les articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA. Les moyens tirés de la violation des droits au respect de la vie familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE) ont été écartés au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : GUEGUEN