965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 071
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral interdisant le retour en France d'un ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée, notamment sur l'appréciation des liens personnels et familiaux de l'intéressé en France et sur l'absence de menace pour l'ordre public, au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser une somme au requérant.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Free Mobile d'une demande de référé-suspension visant l'arrêté municipal du 30 décembre 2025 opposé à son projet d'antennes-relais. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la société n'a pas démontré que le délai d'instruction d'un recours en annulation porterait une atteinte suffisamment grave à ses intérêts. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, notamment l'article L. 521-1.
Avocat : MRV SOCIETE D'AVOCATS
**Sujet principal** : Désistement d'office d'une requête en annulation d'un refus de visa de long séjour pour études. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : La juridiction donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme A..., car elle n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, et le courrier lui étant revenu avec la mention "destinataire inconnu". **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, prévoyant qu'un requérant qui ne confirme pas le maintien de ses conclusions dans le délai imparti est réputé s'être désisté.
Avocat : SCP BORIE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en annulation d'un refus de visa, le requérant principal étant décédé, rendant la demande sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision de non-lieu. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : BENHAMIDA
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête de M. A... visant à contester le refus d'un visa, pour irrecevabilité manifeste. La juridiction constate que le requérant, résidant au Sri Lanka, n'a pas régularisé son recours malgré deux mises en demeure, en omettant d'élire domicile en France ou dans l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative et de justifier du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article D. 312-3 du CESEDA. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête non régularisée.
Le Tribunal administratif de Nantes constate l'absence d'objet du recours en excès de pouvoir. Le sujet principal est le refus initial de visas de long séjour pour réunification familiale. La juridiction se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour ne pas statuer, les visas ayant été délivrés après l'introduction de la requête, ce qui rend la décision attaquée sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code pour leurs frais non compris dans les dépens.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de court séjour. La requête est jugée manifestement irrecevable car la requérante, résidant en Turquie et non représentée, n'a pas élu domicile en France comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, et n'a pas produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire devant la sous-directrice des visas, condition prévue aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette les demandes de suspension de refus de visa de réunification familiale. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car les requérants n'ont pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les demandes sont donc rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions consulaires.
Avocat : BALDE
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la séparation familiale alléguée, car les requérants n'ont pas démontré une atteinte grave et immédiate. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : KATI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visa long séjour pour réunification familiale. Le juge a considéré la requête comme manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La procédure a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des conditions d'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Avocat : KATI
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en relevant un délai important et insuffisamment justifié entre l'obtention du statut de réfugié par l'époux et la demande de visa. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : KATI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour ascendant de Français. Le juge a estimé que la requérante, malgré son âge avancé et ses attaches familiales en France, ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car ses enfants pouvaient la visiter au Sénégal. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : EL IDE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la séparation familiale invoquée n'était pas suffisamment grave, l'enfant français pouvant rejoindre la France. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour. Le juge estime que le requérant, qui invoquait l'urgence pour participer à un congrès scientifique, ne démontre pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention avant que l'administration n'ait statué sur son recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN
La société Dixys, soumissionnaire évincé, a demandé au Tribunal Administratif d'Orléans l'annulation ou la résiliation d'un marché public de travaux de vidéoprotection de la commune de Mont-près-Chambord, en invoquant des irrégularités dans la procédure de passation. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des principes d'égalité de traitement et de transparence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande d'expulsion de l'aire d'accueil des gens du voyage formée par Orléans Métropole contre deux occupants. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que la procédure de notification de la requête et de l'avis d'audience aux défendeurs n'a pas été régulièrement justifiée. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour les mesures d'urgence.
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête d'un demandeur d'asile contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a légalement retiré ce bénéfice au motif que le requérant ne s'était pas présenté aux entretiens relatifs à sa procédure d'asile, sans que son allégation d'une panne de téléphone ne soit établie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOIROT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 ordonnant l'éloignement de M. B... A..., un ressortissant brésilien. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son intégration en France et de la scolarité de son enfant. Les autres mesures (fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été annulées en conséquence.
Avocat : SCP PETIT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à l'hébergement d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration avait méconnu les garanties procédurales prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 551-16 et D. 551-18). Il a jugé que le demandeur n'avait pas été mis en mesure de présenter ses observations écrites avant la prise de la décision, ce qui constitue une irrégularité substantielle.
Avocat : SCP PETIT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur deux recours dirigés contre un arrêté d'assignation à résidence et un arrêté de refus de titre de séjour accompagné d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pour vice de forme, jugeant que la notification n'avait pas été effectuée dans les formes légales prévues par l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'OQTF et du refus de titre de séjour, estimant que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation au regard des dispositions du CESEDA, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CENTAURE AVOCATS