Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306509
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de titularisation d'un fonctionnaire stagiaire par la communauté de communes du Vallespir. Le requérant contestait la légalité de la prorogation de son stage et de la décision ultérieure de refus de titularisation, invoquant notamment des vices de procédure et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser la titularisation au vu des insuffisances professionnelles constatées, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la période de stage.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306864
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Les Copains, qui contestait un redressement fiscal (impôt sur les sociétés et TVA pour les exercices 2013 et 2014) et invoquait la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal a jugé irrecevables plusieurs conclusions de la société, notamment celles concernant des sommes déjà dégrevées, et a estimé que les moyens au fond n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : ESQUIROL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307314
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les deux requêtes de M. A..., un ancien fonctionnaire territorial, visant à obtenir l'indemnisation de frais de déplacement et la réparation d'un préjudice pour harcèlement moral de la part de la commune de Saint-Nazaire-d'Aude. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation du rejet implicite de la demande préalable d'indemnisation, car cette procédure n'est pas un recours administratif préalable obligatoire. Elle a également estimé que la demande en réparation du harcèlement moral était partiellement prescrite et que les faits allégués n'étaient pas établis. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400730
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de titularisation d'un fonctionnaire stagiaire. Le requérant contestait la légalité de la prorogation de son stage et de la décision ultérieure de refus de titularisation, invoquant des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour évaluer l'aptitude professionnelle de l'agent, conformément aux dispositions du code général de la fonction publique.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439
La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LES CONSEILS D'ENTREPRISES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302617
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Garage Wester, qui contestait le retrait de sa dispense de certificat fiscal pour les acquisitions intracommunautaires de véhicules. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à retirer cette dispense après avoir constaté une baisse significative du volume d'achats de la société, ce qui remettait en cause les garanties de solvabilité initialement établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 298 sexies et l'article 242 quindecies de son annexe II, qui régissent les conditions d'octroi et de retrait de cette dispense.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302819
**Sujet principal** : Recours d'une société (SARL Isachris) contre une amende fiscale de 222 850 euros infligée sur le fondement de l'article 1763 du code général des impôts pour inexactitude dans un tableau de suivi des plus-values. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme le bien-fondé de l'amende. Il estime que la proposition de rectification du 31 janvier 2022 valait motivation légale et interruptive de prescription, et que les conditions d'application de l'article 1763 du CGI (notamment la notion de "somme omise") étaient remplies en l'espèce. **Textes appliqués** : Article 1763 du code général des impôts, articles L. 80 D et L. 188 du livre des procédures fiscales, et article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH, invoqué mais écarté).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302853
La société PGC Développement conteste devant le Tribunal Administratif de Rennes des rappels de TVA sur des indemnités de différé de jouissance perçues dans le cadre de ventes à réméré. Le tribunal rejette sa demande, considérant que ces indemnités, versées par les vendeurs en contrepartie du maintien dans les lieux, constituent la contrepartie de la faculté de rachat et non un loyer. Par conséquent, elles sont soumises à la TVA en vertu des articles 257 et 260 du code général des impôts, et ne peuvent bénéficier de l'exonération prévue pour les locations nues.
Avocat : DE LARMINAT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303323
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le reclassement indiciaire d'une enseignante contractuelle. La requérante contestait plusieurs arrêtés ministériels fixant son échelon et son ancienneté, estimant que son expérience professionnelle antérieure n'avait pas été correctement prise en compte. Le tribunal a constaté que les arrêtés litigieux du 8 mars 2023 avaient été retirés par l'administration, ce qui a privé d'objet la demande d'annulation, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les textes appliqués étaient le code rural et de la pêche maritime ainsi que le décret n°89-406 du 20 juin 1989.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304331
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un officier demandant l'annulation du refus de lui attribuer l'indemnité pour charges militaires (ICM) au taux particulier n°1. Le tribunal écarte le moyen tiré du délai de la décision ministérielle, relevant qu'un rejet implicite était né du silence de l'administration après quatre mois. Il estime également que la condition d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans, prévue par l'article 3 du décret du 13 octobre 1959, ne méconnaît pas le principe d'égalité. La décision s'appuie sur le code de la défense et le décret précité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306436
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les recours de la société Pampa visant à annuler les décisions administratives ayant rompu deux contrats d'apprentissage et interdit à l'entreprise de recruter de nouveaux apprentis pour trois ans. Le tribunal a jugé que la directrice régionale compétente avait légalement constaté des manquements graves de l'employeur, notamment des conditions de travail contraires à la dignité des apprenties, justifiant les mesures prises. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la rupture administrative des contrats d'apprentissage pour faute de l'employeur.
Avocat : TESSON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606737
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait l'urgence pour se rendre à une convocation policière en France, ne caractérisait pas une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BALG
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606775
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus de visa en référé, pour défaut d'urgence. La requérante, épouse d'un ressortissant suisse, n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire contre le refus consulaire, condition nécessaire pour saisir le juge des référés en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le tribunal applique également les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606791
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa long séjour pour réunification familiale. Le juge estime que le requérant, bien que séparé de son fils mineur, n'a pas démontré le caractère d'urgence requis, notamment en raison d'un délai non justifié dans l'engagement des démarches après l'obtention de son statut de réfugié. La demande est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : PERROT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602086
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. C... visant à suspendre le retrait de sa carte professionnelle de VTC. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré la perte de revenus alléguée, car le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602087
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision refusant l'aide sociale à l'hébergement à une résidente d'EHPAD. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car aucun élément ne démontre un risque imminent de rupture de prise en charge par l'établissement. La requête est également irrecevable pour défaut de production de la requête en annulation principale et des décisions contestées, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602093
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de la compagne d'un détenu demandant une prise en charge médicale urgente. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas établi son intérêt à agir et que les pièces médicales anciennes ne démontraient pas l'urgence requise. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601923
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande de référé-suspension visant l'arrêté municipal refusant un permis de construire. Le juge a rejeté la demande de suspension, considérant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité du refus, malgré la présomption d'urgence établie par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (urgence et doute sérieux).
Avocat : MERTZ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602293
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande de suspension d'une exclusion définitive d'un lycéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (défaut de mention des voies de recours, disproportion de la sanction) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision du conseil de discipline. Par conséquent, la sanction d'exclusion prononcée par le lycée Robert Schuman de Metz reste exécutoire.