965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Les Pyrénées Rebelles visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif pour une centrale d'enrobés. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du permis initial, car l'association n'était pas constituée à la date de sa délivrance, en application de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme. Les autres moyens soulevés, notamment concernant la consultation du public, l'étude d'impact et les règles d'urbanisme, n'ont pas été retenus pour justifier l'annulation des arrêtés attaqués.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Sujet principal : Demande d'injonction pour l'examen d'une demande d'hébergement en Centre Provisoire d'Hébergement et pour éviter une rupture de prise en charge. Juridiction : Tribunal Administratif de Pau (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable et mal fondée. Le juge estime que la requérante n'a pas précisé le fondement juridique de sa saisine (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du Code de justice administrative) et qu'elle ne démontre pas l'urgence requise, notamment pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 521-2, L. 521-3, L. 522-1, L. 522-3 et R. 522-2 du Code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau statue sur une question de compétence territoriale dans un recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Considérant que l'étranger concerné est placé en rétention administrative à Cornebarrieu, le tribunal applique les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA. Il en déduit que le tribunal compétent est celui de Toulouse et ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une pénalité financière infligée par la CPAM à un opticien pour manquement aux règles de distribution de l'offre « 100% santé ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SARL et confirme la pénalité. Il écarte les moyens de la société, notamment le vice de procédure (l'opticien avait bien été invité à présenter ses observations) et l'argument d'une régularisation ultérieure, sans incidence sur le constat du manquement. **Textes appliqués** : Articles L. 165-1-4 et R. 165-86 du code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 3 décembre 2018 fixant les règles de présentation de l'offre.
Avocat : FALALA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation d'un pays de renvoi et une interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants géorgiens. Le tribunal a constaté le désistement pur et simple des requérants, intervenu après le rejet de leur demande d'asile. En conséquence, il a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que, malgré une urgence présumée, le requérant n'avait pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AIRIAU
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 423-5 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été rejetée, entraînant le rejet des demandes accessoires d'injonction et de frais.
Avocat : HSINA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que la requérante, Mme A..., n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en ne démontrant pas de circonstances particulières créant une nécessité immédiate. En revanche, il a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle au titre de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : GAUDRON
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 4 mars 2026, considérant qu'elle méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel de Nancy. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-16.
Avocat : GAUDRON
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre de deux étrangers. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des mesures de reconduite à la frontière et des mesures d'éloignement prononcées par le préfet du Haut-Rhin.
Avocat : SABATAKAKIS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre son arrêté d'expulsion vers la République Démocratique du Congo. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de la Convention européenne des droits de l'homme, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée par voie de conséquence.
Avocat : GAIBLE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C..., un demandeur d'asile afghan, visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Allemagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire des décisions était compétent en vertu d'une délégation régulière et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs au défaut d'information et d'entretien individuel prévus par le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013). La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée en raison de l'urgence.
Avocat : AIRIAU
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet du Bas-Rhin à l'encontre d'une demandeuse d'asile congolaise enceinte. La juridiction a estimé que la mesure, prise pour l'exécution d'un transfert vers la Belgique, était illégale au regard de l'état de grossesse à risque de la requérante et de son obligation de pointage hebdomadaire sur une durée de 45 jours. Le tribunal a également admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AIRIAU
Sujet principal : Demande en référé-suspension pour obtenir la délivrance de documents professionnels (fiche de paie, certificat de travail, attestation France Travail) par un centre hospitalier. Juridiction : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, considérée comme manifestement mal fondée, car le moyen invoqué ne crée pas un doute sérieux sur la légalité d'une décision administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions du référé-suspension et au rejet sans instruction des requêtes manifestement mal fondées.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que ce classement, motivé par un dossier incomplet (absence notamment d'un acte de mariage antérieur), ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des dispositions du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : SCHWEITZER
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle du 6 novembre 2025 invalidant le permis de conduire de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas établie, malgré la situation personnelle de la requérante, au regard du nombre important d'infractions commises et de l'objectif de sécurité routière. Il applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans audience, considérant que l'affaire au fond sera jugée rapidement.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office des requérants. Ce désistement est prononcé car les requérants, invités à confirmer le maintien de leur recours contre le rejet de leur demande de reconnaissance prioritaire de relogement, n'ont pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement d'office pour défaut de confirmation des conclusions.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours contre la décision fixant sa participation financière à l'aide sociale à l'hébergement de sa mère. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise un magistrat à constater un désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans un litige relatif au recouvrement d'indus d'aide personnalisée au logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise un magistrat désigné à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond du litige opposant la requérante à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., qui contestait une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. Ce désistement est prononcé car la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. La caisse d'allocations familiales s'étant préalablement désistée de la contrainte, la juridiction met ainsi fin à l'instance.