Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401548
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler la décision de la CAF lui réclamant un indu de prime d'activité de 1 137,81 €. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle et de recouvrement était régulière, notamment en constatant que l'agent était assermenté et que les obligations d'information prévues par les articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale avaient été respectées. Les autres moyens soulevés, tels que l'absence de signature ou le défaut de motivation, ont également été écartés.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501426
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'association « Croix marine du Cher » demandant l'annulation du refus de délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement pour personnes handicapées » à Mme A... Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, tel que démontré dans le dossier, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou de la nécessité d'un accompagnement systématique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 définissant les conditions d'attribution.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501857
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le demandeur, atteint de la maladie de Parkinson, contestait ce refus. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a examiné si l'état de santé du requérant justifiait l'attribution de la carte au regard des critères légaux, notamment ceux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue n'est pas explicitement indiquée dans l'extrait fourni, qui s'arrête au milieu de l'exposé des critères d'attribution.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501867
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en plein contentieux visant l'annulation du refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le sujet principal est l'appréciation de l'état de santé de la requérante au regard des critères légaux pour bénéficier de ce droit. La juridiction a examiné la demande au regard des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue, non explicitement formulée dans l'extrait fourni, dépend de l'appréciation par le juge du respect ou non de ces critères par l'administration.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501949
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 19 septembre 2025 prononçant une exclusion de trois jours à l'encontre d'un agent départemental. Le juge a reconnu la matérialité d'un manquement à l'obéissance hiérarchique (articles L. 121-10 et L. 530-1 du code général de la fonction publique), mais a estimé que la sanction, étant la plus lourde du premier groupe, était disproportionnée au regard des faits retenus. Le tribunal a en conséquence ordonné au département de procéder à la réintégration juridique de l'agent et à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux.
Avocat : DEJOIE SEGOLENE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600450
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'une déclaration préalable délivrée par la maire de Salazie pour des travaux sur une maison. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, notamment le défaut d'autorisation de construire originelle et l'absence d'avis conforme de la CDPENAF, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La décision s'appuie sur les articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur des dispositions du code de l'urbanisme et du code rural.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500401
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le refus implicite du recteur d'accorder une indemnité de sujétion REP+ à une AESH. La juridiction a retenu que la requête, dirigée contre une décision individuelle relative à la rémunération d'un agent public, était irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue par les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative et le décret du 25 mars 2022. Le dossier a été transmis au médiateur académique compétent.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600478
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, car la requérante ne sollicitait pas un renouvellement et aucune obligation de quitter le territoire n'avait été prise. Par conséquent, il n'a pas examiné le sérieux du doute sur la légalité de la décision.
Avocat : LE CHEVILLIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2111057
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un magistrat demandant l'annulation du refus implicite de lui verser son traitement indexé pour deux périodes distinctes lors de son affectation en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que le coefficient de majoration n'était dû qu'à compter de la prise effective de fonctions le 1er septembre 2017, et non depuis son arrivée sur le territoire, et qu'il cessait lors de son congé annuel précédant sa réaffectation à Marseille. La décision s'appuie sur le décret du 23 juillet 1967 et le décret du 5 mai 1951, qui subordonnent le bénéfice de l'indexation à l'exercice effectif des fonctions ou au maintien de la résidence dans le territoire.
Avocat : ELMOSNINO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302045
**Sujet principal** : La requête d'une fonctionnaire territoriale visant à obtenir réparation pour l'absence de reclassement pérenne après une inaptitude professionnelle et l'annulation du rejet de sa demande d'affectation adaptée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions indemnitaires de l'agent, considérant que la commune n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité en l'absence de préjudice direct et certain démontré. L'instruction révèle que l'administration a procédé à des affectations adaptées et respecté ses droits statutaires (avancement, bonification). **Textes appliqués** : Les lois statutaires de la fonction publique territoriale (loi n°84-53 du 26 janvier 1984) et les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : NOÛS AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302541
Sujet principal : Recours en annulation d'un arrêté de mise en disponibilité d'office d'un agent territorial et demande de réintégration. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille. Solution retenue : Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, car l'arrêté attaqué, bien qu'abrogé par la suite, a reçu exécution. Il examine donc le fond de la requête aux fins d'annulation. Textes appliqués : L'article 72 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 (statut de la fonction publique territoriale) régissant la disponibilité et la réintégration.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302915
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation d'un agent territorial qui invoquait une faute de la région PACA dans la gestion de sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie et l'illégalité des arrêtés le plaçant en congé maladie. Le tribunal a jugé que l'agent n'apportait pas la preuve d'une gestion fautive de son dossier après l'annulation de la décision initiale de rejet, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : PELGRIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303745
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'ONACVG refusant une aide financière à la requérante, enfant d'un ancien harki. Le tribunal a estimé que l'administration avait commis une erreur de fait en considérant que le hameau de forestage de la Roque d'Anthéron était fermé lors du séjour de l'intéressée, alors que les pièces du dossier démontraient sa présence effective. La décision s'appuie sur les conditions d'octroi prévues par le décret du 28 décembre 2018, lu en combinaison avec la liste des structures figurant en annexe du décret du 18 mars 2022.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303873
Sujet principal : Recours contre la décision limitant l'indemnisation d'une ancienne harkie pour les préjudices liés aux conditions d'accueil indignes. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme B... qui contestait la limitation de son indemnisation à la période 1962-1964, excluant son séjour ultérieur à Mas-Thibert (1965-1975). Il juge que la décision de la commission, fondée sur la liste réglementaire des structures ouvrant droit à réparation, n'est pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation. Textes appliqués : Loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et son décret d'application n° 2022-394 du 18 mars 2022, qui définissent le cadre et la liste des structures éligibles à la réparation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305025
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir d'une attachée territoriale visant l'annulation du refus de mobiliser son compte personnel de formation (CPF) pour suivre une formation de sexothérapeute. La juridiction a jugé que l'administration n'était tenue d'accorder la demande que si la formation relevait du socle de connaissances et compétences défini aux articles L. 6121-2 et D. 6113-29 et suivants du code du travail, ce qui n'était pas le cas. Elle a estimé que le motif du refus, fondé sur l'inadéquation entre le projet professionnel de l'agent et le contenu de la formation, n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307329
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte professionnelle de conducteur VTC par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser la carte en se fondant sur une condamnation pour conduite sans permis, figurant au bulletin n°2 du casier judiciaire, malgré la réhabilitation de plein droit dont bénéficiait le requérant. La décision s'appuie sur les articles R. 3120-8 du code des transports et 775 du code de procédure pénale, qui permettent de prendre en compte cette condamnation pour apprécier l'honorabilité professionnelle.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402626
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une fermeture administrative de trois mois d'une discothèque ("Le Miami") prononcée par la préfète de police des Bouches-du-Rhône. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de fermeture du 14 février 2024. Il juge que l'administration n'a pas établi le lien requis par la loi entre les faits d'homicides ou de tentatives d'homicides reprochés et la fréquentation ou les conditions d'exploitation de l'établissement. **Textes appliqués** : L'article L. 3332-15 du code de la santé publique, qui régit les fermetures administratives des débits de boissons et encadre strictement les conditions de leur prononcé.
Avocat : BELEM AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501791
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande d'annulation de la décision municipale mettant fin à la prise en charge de l'hébergement temporaire d'un occupant évacué pour péril imminent. Le tribunal a annulé la décision du maire de Marseille du 16 décembre 2024, considérant que la commune ne pouvait cesser cette prise en charge tant que le propriétaire défaillant n'avait pas lui-même assuré un hébergement décent au requérant, conformément aux articles L. 521-3-1 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l'habitation. En revanche, la demande d'indemnisation a été jugée irrecevable, et le tribunal n'a pas fait droit aux autres conclusions.
Avocat : BOIDIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510739
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que l'étranger, qui justifiait d'une présence en France depuis plus de dix ans et avait sollicité un titre de séjour, relevait de plein droit des dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, la mesure d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ainsi que l'interdiction de retour qui l'accompagnait, étaient entachées d'illégalité.
Avocat : DECAUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510741
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement, la fixation d'un pays de destination et une interdiction de retour d'un ressortissant malien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté préfectoral. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, au droit d'être entendu, à la motivation, à l'examen de la situation personnelle et à la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Convention européenne des droits de l'homme, Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et Code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CAPDEFOSSE