965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 706
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'une étudiante étrangère visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de carte de séjour. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas caractérisé une situation d'extrême urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures, condition nécessaire pour ce type de procédure. Le juge a rappelé que, contrairement à d'autres procédures de référé, l'urgence n'est pas présumée en matière de sauvegarde d'une liberté fondamentale et doit être démontrée objectivement.
Avocat : CAPDEFOSSE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... B... qui demandait l'injonction au préfet de police de délivrer un titre de séjour à son père. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la fille n'avait pas la qualité pour agir au nom de son père devant la juridiction administrative, celui-ci n'étant pas placé sous tutelle. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 431-5 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et à la représentation des parties.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait une injonction contre le Préfet de Police pour obtenir un rendez-vous et un récépissé en vue du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas caractérisée. L'expiration du visa dans deux mois et les difficultés alléguées pour prendre rendez-vous ne justifiaient pas une mesure à prendre dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'inscription prioritaire sur une liste de rapatriement depuis Israël. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas apporté d'éléments concrets et propres à son cas pour caractériser l'urgence extrême requise par la procédure, notamment concernant la vulnérabilité psychologique de sa fille, l'urgence de sa rescolarisation ou un péril imminent pour son activité professionnelle. La demande a donc été jugée irrecevable pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SANGUE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande d’injonction de renouveler un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un apatride dont le récépissé a expiré, ne démontre pas l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté d’aller et de venir, justifiant une mesure d’urgence. La demande est jugée mal fondée au regard des conditions strictes du référé-liberté.
Avocat : BELOTTI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête d'un fils demandant l'urgence pour contraindre le ministre des affaires étrangères à réexaminer le refus de visa de son père. Le juge estime que les circonstances invoquées (âge et isolement du père) ne caractérisent pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il applique l'article L. 522-3 du même code, permettant le rejet sans instruction lorsque la demande ne présente pas ce caractère d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour 4 mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation préjudiciable invoquée par le requérant (l'impossibilité d'exercer sa profession) résulte directement de son propre comportement (conduite avec alcoolémie et excès de vitesse important). La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une retenue opérée par la CAF sur le RSA du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence, nécessaire pour une procédure sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée. Il relève également que le requérant ne démontre pas que cette retenue porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre au préfet de police de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour "passeport talent". La juridiction relève que l'administration a donné une suite favorable à la demande de l'intéressée après l'introduction du recours, ce qui rend la requête sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de constater un tel non-lieu.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment le défaut de motivation, l'absence d'examen particulier de sa situation et une erreur de droit, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIOP
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant un arrêté préfectoral de rejet de demande de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction donne acte du désistement de la requérante sur le fond et rejette sa demande de condamnation de l'Etat à payer des frais irrépétibles, au motif qu'elle n'en apporte pas la justification. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate le non-lieu à statuer sur la demande d'annulation d'un rejet implicite de titre de séjour, le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales. La juridiction donne acte de ce désistement et rejette comme sans objet la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci ayant été accordée entre-temps. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au conseil du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : TOUJAS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que tous les moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, violation des articles 3 et 8 de la CEDH, etc.) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Avocat : PIQUOIS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que tous les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des articles 3 et 8 de la CEDH, erreur d'appréciation) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés pour en permettre l'examen. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet un rejet par ordonnance dans ces circonstances.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Avocat : BARTHELEMY
Avocat : SARL RD AVOCAT
Avocat : SCP SEVAUX, MATHONNET
Avocat : SAS HANNOTIN AVOCATS
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Avocat : SCP GUÉRIN - GOUGEON