965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2023 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de Seine-et-Marne avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence de ressources stables et suffisantes de la requérante, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été retenus.
Avocat : PESCHANSKI
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer la décision et que le refus, motivé par l'absence de preuve d'une résidence ininterrompue de dix ans en France, était légal au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : WANTOU
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions du préfet de Seine-et-Marne du 18 décembre 2023 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant angolais. Le tribunal a retenu un moyen d'ordre public, constatant que l'arrêté de refus de titre de séjour avait été signé par une autorité administrative incompétente, ce qui a entraîné l'annulation par voie de conséquence de l'OQTF. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, tout en condamnant l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés non compris dans les dépens.
Avocat : GARAVEL
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que l'absence de saisine de la commission du titre de séjour par la préfète était régulière, car le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour déclencher cette obligation procédurale prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA. Le tribunal a ainsi estimé que le refus n'était pas entaché d'irrégularité sur ce point.
Avocat : BOUDIN
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités liées à la remise en cause d'une réduction d'impôt pour investissement locatif intermédiaire (article 199 novovicies du CGI). Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait régulièrement rectifié sa situation au motif que les loyers pratiqués excédaient le plafond légal, rendant ainsi le dispositif de réduction inapplicable. Il a également déclaré irrecevables ses conclusions subsidiaires et considéré sa demande de sursis de paiement comme sans objet.
Avocat : LABETOULE
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour examen d'une demande de titre de séjour étudiant et délivrance d'un document provisoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête pour incompétence territoriale. Le litige relève du tribunal administratif de Montreuil, compétent pour le département de la Seine-Saint-Denis où réside le requérant. **Textes appliqués** : Articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative (compétence territoriale), et R. 522-8-1 du même code (rejet par ordonnance en cas de déclinatoire de compétence).
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge décline sa compétence territoriale, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Montreuil, car le requérant réside en Seine-Saint-Denis. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence, et l'article R. 522-8-1 pour rejeter la requête par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de titre de voyage et l'injonction d'en délivrer un, constatant que ce titre lui avait été accordé après l'introduction du recours. La juridiction a néanmoins condamné l'Etat à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre des frais exposés et non couverts par l'aide juridictionnelle, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : KADOCH
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant la fin du bénéfice des conditions matérielles d’accueil d’un demandeur d’asile. Le requérant s’étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette sa demande de condamnation de l’OFII à payer une somme au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HUBERT
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande d'admission exceptionnelle au séjour ne relevait pas de la procédure de téléservice obligatoire, mais que l'administration disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour accorder ou refuser un tel rendez-vous, lequel n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DELBES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant chinois contre le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la décision préfectorale contestée était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'obligation d'examen sérieux de la situation personnelle du demandeur, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.
Avocat : ANDUJAR
Le Tribunal Administratif de Pau statue sur une demande de référé-suspension visant un permis de construire. Le requérant s'étant désisté de sa demande, le juge donne acte de ce désistement pur et simple. La procédure de référé est ainsi close sans examen du fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'un permis de visite en centre pénitentiaire. Il estime que la requête, qui se borne à invoquer des considérations familiales sans contester utilement les motifs de sécurité invoqués par l'administration, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Le tribunal fonde sa décision sur les articles R.222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative.
Sujet principal : Demande de titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de jugement). Solution retenue : Rejet de la requête comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir visant l'arrêté préfectoral désignant l'Azerbaïdjan comme pays d'expulsion de M. B... La juridiction estime incompétente pour connaître du litige, relevant que le requérant résidait à Strasbourg (Bas-Rhin) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, elle ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Strasbourg, juridiction territorialement compétente.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision préfectorale fixant le pays d'expulsion. Le juge relève que la mesure d'éloignement a été entièrement exécutée, l'intéressé ayant été reconduit au Maroc, ce qui prive la requête de son objet. Cette décision de non-lieu à statuer est fondée sur l'article R. 222-1 3° du code de justice administrative.
Avocat : HOMEHR
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une mesure d'exclusion temporaire d'un campus universitaire. Le juge constate que la requête est irrecevable car le requérant n'a pas introduit de demande distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, notamment en raison du délai de saisine et de l'absence d'éléments concrets démontrant une vulnérabilité particulière ou un changement récent de circonstances pour la requérante en Afghanistan. La demande d'injonction et de provision est également rejetée.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI AARPI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour regroupement familial. Le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission compétente, condition de recevabilité du référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.