Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600553

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait une injonction pour empêcher la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) par le département de l'Hérault. Le juge a estimé que la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative et que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation de péril grave justifiant une telle intervention. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relevant que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse n'étaient pas remplies.

8 avril 2026
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2105648

Le Tribunal administratif de Rennes a statué sur un litige contractuel entre la commune de Dinan et la société Dalkia concernant l'exécution d'un contrat d'exploitation d'installations thermiques. La commune réclamait une indemnité pour préjudice lié à la moisissure de livres dans une bibliothèque, imputant ce dommage à une mauvaise exécution du contrat par Dalkia. Le tribunal a rejeté la demande principale de la commune, considérant que le dommage n'était pas directement imputable à une faute contractuelle de Dalkia dans l'exécution de ses obligations d'exploitation et de maintenance.

Avocat : NATIVELLE

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300050

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et de pénalités au titre de l'impôt sur le revenu de 2014. Le tribunal a jugé que les versements litigieux, d'un montant de 165 000 euros, constituaient des revenus imposables au sens de l'article 92 du code général des impôts et non des subsides non imposables, malgré l'allégation d'un concubinage avec le verseur. Il a également estimé que la procédure suivie par l'administration, qui avait refusé de saisir la commission des impôts directs, était régulière.

Avocat : KLEBER AVOCATS

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301437

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Taxus, qui contestait le calcul de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. La société soutenait que l'administration fiscale avait méconnu les articles 1498 du CGI et 324 Z de l'annexe III du CGI en utilisant le critère de l'accessibilité à la clientèle pour déterminer les surfaces pondérées, au lieu de considérer le potentiel commercial. Le tribunal a jugé que la méthode de l'administration, distinguant les parties principales (accessibles à la clientèle) des parties secondaires, était conforme à la réglementation applicable.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LES CONSEILS D'ENTREPRISES

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301927

Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une exploitation agricole, contestant le refus de l'administration fiscale concernant la déductibilité de la TVA sur l'acquisition d'un véhicule. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de l'EARL Les Genêts. Il estime que la TVA sur le véhicule acquis n'est pas déductible, car le véhicule, bien qu'immatriculé en "camionnette", est conçu pour transporter des personnes, ce qui l'exclut du droit à déduction selon la réglementation. Textes appliqués : Articles 271 et 273 du Code général des impôts, et notamment l'article 206 de l'annexe II au CGI qui exclut la déduction pour les véhicules conçus pour le transport de personnes.

Avocat : ME PANNETIER

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302269

Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un litige contractuel entre la société GTIE Rennes et la ville de Rennes concernant le décompte final et l'indemnisation de retards sur un marché de construction. Le tribunal a rejeté les principales demandes de l'entreprise, considérant que les retards imputés au maître d'ouvrage n'étaient pas établis et que le décompte général contesté était régulier. La décision s'appuie sur les dispositions du Code de la commande publique relatives à la procédure de décompte et aux conditions d'engagement de la responsabilité contractuelle de la personne publique.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARTIN AVOCATS

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302558

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de décharge de taxe foncière présentée par un propriétaire. Le sujet principal est le refus d'un dégrèvement au titre de la vacance d'un logement destiné à la location. La juridiction estime que la vacance prolongée du bien, liée à la découverte de vices nécessitant d'importants travaux, n'était pas indépendante de la volonté du contribuable au sens de l'article 1389 du code général des impôts, condition nécessaire pour obtenir le dégrèvement.

8 avril 2026MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302747

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'une demande de décharge et de restitution concernant la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel (TAEUP) pour les années 2022 et 2023. Le requérant contestait l'imposition au motif qu'il avait vendu le bateau avant la période taxée. Le tribunal a jugé irrecevable la demande relative à l'année 2023, car aucune réclamation préalable obligatoire n'avait été présentée à l'administration pour cette année, en application des articles L. 423-35, L. 423-36 du code des impositions et L. 190 du livre des procédures fiscales.

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302848

La SAS Menuiserie Bellec a demandé au Tribunal Administratif de Rennes l'annulation des décisions rejetant son bénéfice au crédit d'impôt "métiers d'art" pour 2020 et 2021. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que son activité d'agencement intérieur sur mesure, bien qu'inscrite sur la liste des métiers d'art, ne relevait pas du champ d'application de l'article 244 quater O du code général des impôts, car elle aboutit à la création d'éléments incorporés à des immeubles et non de biens meubles.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304319

La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la décharge de rappels de TVA et de pénalités. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société APPIA Senso. Il a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales et que la comptabilité de la société, entachée d'irrégularités graves (modifications post-clôture et post-avis de vérification), pouvait légalement être rejetée comme non probante au regard des articles du Plan Comptable Général.

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305104

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'indemnisation d'une enseignante pour le refus de son inscription sur la liste d'aptitude exceptionnelle de 2021. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis de faute, le refus étant fondé sur le non-achèvement d'un stage obligatoire requis par l'article 5 du décret n°2020-1812 du 29 décembre 2020. Les préjudices financier et moral allégués par la requérante n'ont pas été reconnus comme établis.

Avocat : CHRISTIAN

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306446

La décision concerne la contestation par une société de sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Solidus Solutions ADL. La juridiction a jugé que, conformément aux articles 1400, 1402, 1403 et 1415 du code général des impôts, la société restait redevable car la mutation de propriété n'avait pas été publiée au fichier immobilier avant le 1er janvier 2023, date de référence pour l'imposition.

8 avril 2026MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400289

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui contestait des rectifications et pénalités fiscales pour défaut de déclaration de revenus non commerciaux (activité d'agent commercial) sur la période 2013-2017. La juridiction a jugé régulière la procédure de rectification contradictoire et a validé l'évaluation d'office des bénéfices ainsi que la majoration de 80 % pour activité occulte, au titre des articles L. 169 et suivants du livre des procédures fiscales. Elle a également estimé infondées les critiques sur le calcul des charges et du quotient familial.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS

8 avril 20262ème Chambre
TA35DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505471

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus d'une bonification pour handicap et du rejet de sa demande de mutation intra-académique. Le tribunal a jugé que la décision refusant la bonification était un acte préparatoire non détachable de la décision définitive de mutation, et donc non susceptible de recours séparé. Il a également estimé que le rejet de la mutation, fondé sur l'absence de postes vacants et un barème insuffisant, ne méconnaissait pas les obligations de l'administration, notamment au regard des articles L. 512-22 du code général de la fonction publique et L. 5213-6 du code du travail.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT

8 avril 20262ème Chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208772

La décision concerne un recours en excès de pouvoir formé par la société Eqiom SAS devant le Tribunal Administratif de Nantes, visant à annuler la décision ministérielle du 11 mai 2022 ayant refusé l'autorisation d'un licenciement économique d'un salarié protégé. Le tribunal a rejeté la requête de l'entreprise, considérant que la ministre du travail était compétente pour retirer la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et pour réexaminer le dossier, et que les moyens soulevés par la société (tardiveté, violation du contradictoire, réalité du motif économique) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués sont principalement l'article R. 2422-1 du code du travail et l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : POINSIGNON

8 avril 20269ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300624

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une maison familiale rurale (MFR) qui contestait une décision préfectorale lui réclamant le remboursement de subventions pour des heures de formation considérées comme non réalisées. Le tribunal a jugé que le contrôle administratif, fondé sur les articles L. 6361-1 et suivants du code du travail, était régulier et que l'administration avait établi de manière suffisante le caractère incomplet des justificatifs de réalisation des formations. La décision préfectorale de mise à charge d'une somme de 111 453,71 euros est donc confirmée.

Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS

8 avril 20269ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407079

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête visant à annuler le refus de visas de réunification familiale pour le père et les sœurs d'une enfant réfugiée. Le juge a considéré que la décision explicite de la commission de recours du 24 avril 2024, qui se substitue à la décision implicite initialement attaquée, était régulière. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.

Avocat : REED SMITH LLP

8 avril 20269ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407683

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des décisions implicites de rejet de recours administratifs contre le refus de visas de regroupement familial délivrés par le consulat de France à Dakar. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les requérants n'établissaient pas que le refus de visa était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé non fondé le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de la commission de recours.

Avocat : DE METZ

8 avril 20269ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407849

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un visa de long séjour pour réunification familiale sollicité par une enfant mineure d'une réfugiée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de la commission de recours, qui s'est substituée à l'autorité consulaire, était fondée sur le motif légal tiré des articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA. Il a jugé que les documents produits ne permettaient pas de justifier que les conditions légales de la filiation et de l'autorité parentale exclusive de la mère réfugiée étaient remplies.

Avocat : LEUDET

8 avril 20269ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408411

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa de long séjour pour travailleur saisonnier. Le juge a estimé que la commission de recours avait commis une erreur d'appréciation en retenant un motif d'informations incomplètes ou non fiables, sans le justifier, alors que le requérant avait produit l'autorisation de travail exigée. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8 avril 20269ème chambre