Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520957
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation de refus de visas de court séjour délivrés par le consulat français à Oran. La requête est jugée manifestement irrecevable pour deux motifs principaux : la représentation des requérants par une association non habilitée (PACE ATMF) et l'absence de preuve d'un recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative ainsi que les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606745
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision du CNAPS refusant une autorisation d'accès à une formation professionnelle. Le juge constate que le requérant n'a pas introduit de requête distincte en annulation, condition de recevabilité exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande est donc rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606836
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à modifier une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la perte d'emploi de la requérante ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et que sa demande, équivalant à une nouvelle requête en référé, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KADDOURI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601898
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de renouvellement de carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) ayant finalement délivré la carte après l'introduction du recours, la demande est devenue sans objet. La juridiction a appliqué les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de référé-suspension.
Avocat : CHAVKHALOV
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402144
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la société coopérative agricole Agropithiviers de ses deux requêtes en excès de pouvoir. Ces recours visaient l'annulation de la délibération approuvant un plan local d'urbanisme intercommunal et l'abrogation de cartes communales. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater de tels désistements.
Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600909
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait son évaluation aux épreuves du CAP Esthétique Cosmétique Parfumerie. La juridiction estime que les conclusions demandant la communication d'informations sur les modalités d'évaluation sont irrecevables, que le moyen contestant le fond des notes est inopérant (le juge ne contrôlant pas l'appréciation du jury), et que l'allégation de discrimination par l'âge n'est pas suffisamment étayée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601406
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la sauvegarde de son droit au respect de la vie familiale et l'injonction à la préfète de réexaminer son dossier de regroupement familial. Le juge a estimé que la situation décrite, bien que préoccupante, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures, le refus de regroupement familial n'ayant pas d'incidence immédiate sur l'entrée de l'épouse en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601403
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Moselle d'expulser M. B... de son logement d'urgence pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que le préfet n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une mesure aussi grave. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602273
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution des arrêtés municipaux s'opposant à l'installation d'une antenne-relais par SFR. Le juge a retenu l'urgence au regard de l'intérêt public à la couverture du territoire et a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation des arrêtés, créaient un doute sérieux sur leur légalité. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602374
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision d'exclusion définitive d'un lycéen. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de la requérante. En revanche, il a rejeté sa demande de suspension de la décision d'exclusion, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie en l'espèce. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602389
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un lycéen. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (absence de mention des voies de recours et disproportion de la sanction) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision du conseil de discipline. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la fin de non-recevoir, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est toutefois accordée à la requérante.
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406576
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre le rejet de sa demande d'admission au séjour. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements.
Avocat : THABET
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505671
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme C..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le préfet du Bas-Rhin. Le litige portait sur le rejet implicite d'une demande de document de circulation pour étranger mineur, mais la procédure est devenue sans objet suite à ce désistement. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600963
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Concernant le recours en excès de pouvoir, il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la décision préfectorale initiale de refus de titre de séjour ayant été retirée après l'introduction de la requête. La juridiction a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602575
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. D... visant à être relevé d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal estime que cette demande, qui concerne une peine complémentaire prononcée par une juridiction pénale (la chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel de Metz), relève exclusivement de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête est donc déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative et aux articles 131-30 du code pénal et 702-1 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526589
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Elle a estimé que l'autorité administrative avait dûment pris en compte les éléments de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître ses droits.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527401
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police ordonnant l'éloignement de Mme B... du territoire français. La juridiction a estimé que la décision administrative, prise avant que la qualité de réfugié de sa fille mineure ne soit reconnue de manière rétroactive, n'avait pas pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant comme une considération primordiale, en méconnaissance de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a ainsi fait prévaloir cette convention sur la procédure d'éloignement.
Avocat : GRIOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531269
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal a jugé que les arrêtés préfectoraux contestés étaient réguliers, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire, le respect des formalités et la motivation suffisante des décisions. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601651
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision, prise en application des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et le respect du droit du requérant à être entendu. Il a estimé que le préfet avait dûment examiné la situation personnelle de l'intéressé avant de prendre sa décision.
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609538
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-liberté concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour à un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après avoir finalement obtenu sa carte de séjour, le juge des référés n'a eu qu'à statuer sur la demande d'allocation de frais de litige. Le tribunal a rejeté cette demande, considérant que les diligences administratives de l'administration, ayant abouti à la délivrance du titre, ne constituaient pas une faute de nature à engager sa responsabilité.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)