Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606561
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime la requête irrecevable, car le contentieux spécifique de l'OQTF, régi par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, exclut la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision est donc rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605311
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer un ressortissant étranger pour lui remettre son titre de séjour dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, l'administration ayant accepté la demande mais n'ayant pas procédé à la délivrance effective du titre. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant une injonction en cas d'urgence, mais la demande d'astreinte et de condamnation aux dépens a été rejetée.
Avocat : DAGLI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512307
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518793
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant irrecevable. Le tribunal retient que le recours, dirigé contre une décision d'invalidation du permis de conduire, a été introduit hors du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il juge que la notification de la décision attaquée, reçue et signée par la compagne du requérant à son adresse, était régulière et a fait courir ce délai.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503715
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de carte de séjour et à enjoindre au préfet de la délivrer. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car, malgré une mise en demeure, le conseil de la requérante n'a pas produit la pièce justifiant le dépôt de sa demande administrative, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction au fond.
Avocat : TIGOKI IYA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407362
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants dans leur recours en indemnité contre la commune de Chamigny. Le désistement, pur et simple et accepté par la commune, a été enregistré le 1er février 2025. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à donner acte des désistements.
Avocat : CABINET SYMCHOWICZ - WEISSBERG
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411856
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide la suspension. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (délégation régulière) et l'insuffisance de motivation (l'arrêté énonce clairement les faits et les bases légales). **Textes appliqués** : Article L. 224-2 du code de la route (fondement de la suspension), et articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation).
Avocat : ELACHI KHALED
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411788
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un retrait de points pour une infraction routière du 3 octobre 2023. Le requérant s'étant désisté pour les quatre autres infractions, le tribunal a jugé irrecevable le recours concernant l'infraction restante, car il a été formé hors délai après la notification de la décision contestée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et R. 421-5).
Avocat : SELARL SAMSON & WEIL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407588
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision implicite de rejet de son recours contre un trop-perçu d'APL notifié par la CAF du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la notification du trop-perçu de 8 695 euros était régulière et que les moyens soulevés, notamment sur la motivation et la compétence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives aux aides au logement et à leur contentieux.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407786
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte émise par la CAF de Paris pour recouvrer un indu d'Allocation de Logement Sociale. La juridiction a jugé irrecevable la contestation du bien-fondé de l'indu, car l'allocataire n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Seule la régularité de la procédure de contrainte pouvait être examinée, ce qui n'était pas en cause en l'espèce.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601871
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SCI Domaine comme étant manifestement irrecevable. Le juge constate que la simple transmission d'un courriel et d'une décision de rejet fiscal au greffe ne constitue pas une requête régulière, car elle ne contient ni demande explicite au tribunal ni conclusions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine et permettent le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533347
Le Tribunal administratif de Paris rejette, par ordonnance, l'opposition formée par un requérant contre une contrainte pour indu d'aide au logement. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'a pas été régularisée dans le délai imparti après une mise en demeure. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203803
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir d'une adjointe administrative contestant l'absence d'entretien professionnel et le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2020 et 2021. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires, tant pour le CIA 2020 que pour la réparation de son préjudice moral, au motif qu'aucune demande préalable n'avait été adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a annulé la décision expresse du 11 janvier 2022 rejetant sa demande relative au CIA 2021, considérant que l'absence d'entretien professionnel, pourtant prévu par le décret n° 2010-888, constituait une irrégularité de nature à entacher cette décision.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602945
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'assignation à résidence d'un étranger dans les Vosges. Il a estimé que la compétence territoriale revenait au tribunal administratif de Nancy, en application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : GHARZOULI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602436
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante sierra-léonaise, qui demandait l'annulation de son arrêté de transfert vers l'Espagne et de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin n'avait pas méconnu les dispositions du règlement Dublin III (article 17 du règlement UE 604/2013) ni violé l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'Espagne était en mesure d'examiner sa demande d'asile dans des conditions conformes. Il a également rejeté la demande d'injonction de délivrer une attestation de demande d'asile, tout en prononçant son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202957
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage à chaud. Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de la société FL Immo 64, estimant que le dossier de demande d'enregistrement était complet et respectait les exigences légales, notamment celles de l'article R. 512-46-3 du code de l'environnement concernant la description des incidences notables sur l'environnement.
Avocat : LABORDE-APELLE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511951
Sujet principal : Recours contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête. Textes appliqués : Article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. Motif : Les moyens avancés par la requérante, fondés sur sa situation personnelle, sont jugés inopérants car sans rapport avec la légalité de la décision administrative contestée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305300
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante. Le juge a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que la requérante, invitée à confirmer son intérêt à poursuivre l'instance, n'avait pas répondu dans le délai imparti. La décision met donc fin à la procédure engagée contre le rejet d'une demande d'aide au logement par la métropole européenne de Lille.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205500
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., de sa demande d'annulation du refus préfectoral de délivrer un certificat de résidence. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater ce désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : CABARET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601758
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence. Le litige portait sur l'attribution et le versement du complément de libre choix du mode de garde, une prestation familiale. Le tribunal a jugé que ce contentieux relevant du code de la sécurité sociale est de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.