Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402935
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête en plein contentieux relative à une demande d'injonction de relogement. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette sa demande indemnitaire subsidiaire et ne condamne pas l'État aux frais exposés.
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405388
Le Tribunal administratif de Marseille statue sur une requête initialement portant sur l'obligation de relogement. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat de la requérante la somme de 1 100 euros au titre des frais irrépétibles, conformément aux articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.
Avocat : BORIE BELCOUR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405427
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de M. B... visant à obtenir un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après qu'il a signé un bail adapté. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette condamnation financière est subordonnée à la renonciation de l'avocate à percevoir la part contributive de l'État.
Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504480
Le Tribunal administratif de Marseille constate l'absence d'objet du recours en annulation d'un arrêté de non-opposition à déclaration préalable, ce dernier ayant été annulé par la commune après l'introduction de la requête. En application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, la juridiction se borne à condamner la commune de Marseille à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés en cours d'instance.
Avocat : XOUAL
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401414
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de la société Hoppen France de son recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'avis de sommes à payer émis par le centre hospitalier Robert Bisson de Lisieux. Il a également pris acte du désistement des conclusions de l'établissement hospitalier. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à donner acte des désistements.
Avocat : Cabinet PALMIER & Associé
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402503
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours en annulation et en injonction contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction statue sur les frais de l'instance en appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Elle condamne l'État à verser au requérant une somme de 600 euros au titre de ces frais.
Avocat : HOURMANT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600733
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 29 décembre 2025 ordonnant le transfert de la requérante vers le Danemark au titre du règlement Dublin III. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que les documents d'information sur les droits du demandeur d'asile, prévus à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, avaient été remis à la sœur de l'intéressée et non à la requérante elle-même. La juridiction a également prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601068
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir en prenant en compte l'ensemble des critères personnels prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision était suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 612-6 et L. 612-10, qui encadrent la fixation de la durée d'une interdiction de retour.
Avocat : YOUNESS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601124
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir en prenant en compte l'ensemble des critères légaux, notamment l'absence de liens familiaux solides en France et le fait que l'intéressé s'était soustrait à de précédentes mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ABDELMOUMEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601342
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en annulation d'un demandeur d'asile, devenu réfugié, contre la décision de l'OFII le sortant d'un centre d'hébergement provisoire. La juridiction estime que la décision, prise en application de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légale, notamment car le requérant a refusé une proposition d'hébergement adapté pour des raisons de convenance personnelle. Le tribunal prononce toutefois l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523575
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... A..., qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision du préfet de ne pas utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour examiner sa demande d'asile en France n'était pas entachée d'illégalité. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments démontrant l'existence de défaillances systémiques en Croatie créant un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH.
Avocat : DOGAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602584
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Norvège. Le juge a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait fondé sa décision sur un visa norvégien, alors que le dossier démontrait que l'intéressé détenait un visa portugais, ce qui constituait une erreur de droit. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la situation du requérant dans un délai de quinze jours, en application du règlement Dublin (UE n° 604/2013).
Avocat : PERE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602735
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé, procède d'un examen particulier de la situation et respecte les conditions de l'article L. 731-1 du CESEDA, notamment l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement. Il considère également que les restrictions à la liberté d'aller et venir ne sont pas disproportionnées et qu'il n'y a pas de méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603664
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pris contre M. B... par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La juridiction a jugé que cette mesure était illégale car le délai de départ volontaire de 30 jours, attaché à l'obligation de quitter le territoire français notifiée le 3 février 2026, n'était pas expiré lors de l'assignation, méconnaissant ainsi l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté comme irrecevable la demande de constat sur l'identité et a condamné l'État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : CECEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604305
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, rejette la requête de M. Moged visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et estime que la désignation du Maroc comme pays de renvoi, en application des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaît pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'ayant pas établi l'existence d'une menace dans ce pays.
Avocat : MARNEAU FANNY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604601
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral fixant la Libye comme pays d'éloignement suite à une interdiction judiciaire du territoire français. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (formation des urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté. Il écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 3 de la CEDH, estimant que le requérant n'apporte pas d'éléments prouvant un risque individuel en Libye. Textes appliqués : Code pénal (article 131-30), CESEDA (articles L. 721-3 et L. 721-4), Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5), Convention européenne des droits de l'homme (article 3).
Avocat : MARNEAU FANNY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604645
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale clôturant une demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas, en l'état, de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car son dossier était incomplet (absence du titre de séjour du parent accueillant). La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIOP
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604956
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une habilitation aéroportuaire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, ni ne présente un moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BECHELEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605579
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a donné acte de son désistement concernant les conclusions demandant la suspension et l'injonction relatives à son titre de séjour. Il a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'avocat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue suite au désistement partiel de la requérante, qui a rendu sans objet l'examen au fond des demandes initiales.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514168
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour le logement d'une personne. La juridiction constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis a exécuté l'injonction de loger le requérant avec un retard de 13 mois, du 1er juin 2021 au 22 juillet 2022. Elle condamne en conséquence l'État à verser une astreinte de 7 800 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.