Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600425
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête en référé d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un nouveau rendez-vous et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande n'est plus utile, une décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour étant née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, du fait du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois. La mesure sollicitée ferait en outre obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
Avocat : SELASU AURORE DELCOUR AVOCAT
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400835
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de séjour "passeport talent chercheur" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet était compétent pour signer la décision et que le refus, fondé sur l'article L. 421-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, car la première convention d'accueil ayant justifié la délivrance initiale du titre avait été résiliée précocement, constituant ainsi un élément pertinent pour le rejet.
Avocat : SANE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602084
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire spécialisée en matière de contentieux de la sécurité sociale. Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503822
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant qui contestait la fermeture administrative de son établissement. Ce désistement est la conséquence de l'application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SELARL JURIDOME
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600294
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600303
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à contester un indu de RSA. La juridiction a constaté que la requête, dépourvue de tout moyen juridique, n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure, la rendant ainsi manifestement irrecevable. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600335
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire exigé par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête est déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508235
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, la préfète du Rhône a accordé à la requérante une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » après l'introduction du recours, ce qui a privé la demande de son objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser à la requérante 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : BECHAUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602568
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de l'Isère rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du fond de l'affaire. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Grenoble, au motif que le requérant résidait dans le ressort de ce dernier à la date de la décision attaquée, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607287
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'audition, et de la violation des droits liés à la procédure d'asile, au motif que le requérant n'avait pas présenté de demande d'asile en France. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier ses articles L. 612-6 et L. 612-10.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607290
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un référé-suspension concernant un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien. Le juge a suspendu l'exécution des mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour), considérant que l'urgence était établie et qu'un doute sérieux existait sur leur légalité, notamment au regard des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En revanche, la demande de suspension du refus de renouvellement du titre de séjour a été rejetée, le juge estimant que cette mesure, distincte de l'éloignement, ne créait pas en elle-même une situation d'urgence justifiant sa suspension.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521851
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment l'incompétence, le défaut de motivation ou un vice de procédure, sont manifestement infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et du code de justice administrative (article R. 222-1).
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526393
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant camerounais visant l'annulation du rejet de sa demande de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire. La juridiction retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, la requête ayant été enregistrée au-delà du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à compter de la notification de l'arrêté contesté. Elle considère également que la décision ultérieure de clôture de sa demande est une simple décision confirmative ne faisant pas courir un nouveau délai de recours.
Avocat : CABINET JUNON AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526736
Sujet principal : Désistement d'une requête en annulation d'un refus implicite de communication d'un document administratif. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de donner acte des désistements.
Avocat : PIRALIAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530450
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant (défaut de motivation, méconnaissance du droit à être entendu, violation de l'article 8 de la CEDH, etc.) sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607732
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante bénéficie d'un récépissé valable l'autorisant à travailler jusqu'au 22 avril 2026, ce qui ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607894
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un ressortissant guinéen, ne justifie pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses allégations étant trop générales et non étayées. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : DIARRA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504010
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal constate que l'acte attaqué a été retiré par l'autorité administrative avant son jugement. Par conséquent, il se déclare sans objet à statuer sur la demande d'annulation et rejette la demande de condamnation aux frais de procédure.
Avocat : BEN HASSINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605192
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui a déposé sa demande en ligne, n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car il aurait dû solliciter un récépissé auprès de la préfecture. Les conclusions fondées sur les articles L. 433-1, L. 423-23 et R. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la CEDH, sont écartées.
Avocat : MEILLER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605223
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car aucune décision implicite de rejet n'a pu naître. En effet, le dépôt en ligne de la demande, non accompagné de la délivrance du récépissé prévu à l'article R. 431-12 du CESEDA, ne suffit pas à déclencher le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du même code pour faire naître une telle décision implicite.
Avocat : MALIK