Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605256
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal de fermeture d'un établissement recevant du public (ERP). Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas préalablement saisi le tribunal d'une demande d'annulation au fond de la décision contestée. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité du référé-suspension prévues aux articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601200
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer sans délai un récépissé à un ressortissant russe ayant déposé une demande complète de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le refus de l'administration de remettre ce document, malgré des relances, créait une situation d'urgence en empêchant l'intéressé de se rendre à l'étranger pour sa formation professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour l'urgence et l'article R. 431-12 du CESEDA qui consacre le droit au récépissé pour une demande complète.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500381
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... B..., une enseignante contractuelle, qui contestait le refus de reconduction de son contrat et de sa requalification en CDI. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, adressée à la Polynésie française, était irrecevable car l'État (via le vice-recteur) était seul compétent en la matière, et que le refus implicite de requalification était légal. Il a également déclaré irrecevable sa demande de déclaration d'illégalité d'une clause du cadre de gestion des agents, relevant que le juge administratif ne peut procéder à une telle déclaration d'illégalité dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600327
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral prononçant la suspension du permis de conduire du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que la perte provisoire de son permis compromettait gravement son activité professionnelle de kinésithérapeute, au regard des impératifs de sécurité routière. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BOURCHENIN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600434
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision restreignant l'agrément d'une assistante maternelle. Le juge a jugé la requête irrecevable pour défaut de production d'une copie de la requête au fond, et a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas suffisamment justifié du préjudice grave et immédiat. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600425
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé précontractuel, a été saisi par la société Bruva securite pour contester la procédure de passation d'un marché public de la commune de Cayenne. Le juge a prononcé un non-lieu à statuer, considérant que la déclaration sans suite de la consultation par la commune avait privé le recours de son objet. La décision s'appuie sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, relatif aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500280
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision de la commission de recours de l'invalidité. Le demandeur contestait le rejet de sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son état de santé. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment concernant les remarques de l'expert médical et l'origine de ses douleurs, ne permettaient pas de remettre en cause l'appréciation médicale et ne démontraient pas une aggravation répondant aux conditions légales de l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600691
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise médicale et d'une provision indemnitaire concernant la prise en charge hospitalière du requérant suite à une fracture ayant entraîné une infection et une amputation. Le juge a ordonné l'expertise, estimant qu'elle était utile au vu des préjudices allégués, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande de provision de 5 000 euros, considérant que l'obligation de réparation de l'établissement hospitalier était sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602878
**Sujet principal** : Demande en référé d'expertise médicale et de frais d'avocat dans le cadre d'une action en responsabilité médicale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne l'expertise médicale demandée, estimant qu'elle est utile pour éclairer une future action en réparation, mais rejette la demande de frais d'avocat. **Textes appliqués** : L'expertise est ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le rejet des frais d'avocat est motivé par l'article L. 761-1 du même code, l'établissement hospitalier défendeur n'étant ni une partie tenue aux dépens ni une partie perdante en l'état de la procédure.
Avocat : DER MATHEOSSIAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603826
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal ordonnant l'évacuation d'un logement pour mise en sécurité. Le juge estime que la requérante, bien qu'évoquant sa situation précaire et son handicap, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de l'intérêt public de sécurité attaché à la mesure. La décision est donc rejetée sans examen des moyens de légalité.
Avocat : COURTEAUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309890
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de Mme A... visant à obtenir une injonction de relogement. Cette demande était devenue sans objet après que la requérante a signé un bail pour un logement adapté le 6 juin 2024. La juridiction a également rejeté sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle totale n'était justifié.
Avocat : CHENU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400065
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'injonction de logement d'urgence formée par le requérant. Le sujet principal est l'accès au logement locatif social pour une personne reconnue prioritaire par la commission de médiation. La juridiction constate que le requérant dépasse désormais les plafonds de ressources réglementaires, condition essentielle pour bénéficier de ce type de logement, et applique à cet effet les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 441-1 et L. 441-2-3.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400527
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un logement d'urgence. Le juge a constaté que l'intéressé, pourtant reconnu prioritaire par la commission de médiation, avait lui-même signé un bail pour un logement répondant aux critères de surface et générant un taux d'effort de 28%, ce qui fait disparaître l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401849
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement adapté à Mme A... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre conforme à ses besoins et capacités dans le délai légal. Il a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en rappelant que la rareté de l'offre locative ne dispense pas l'État de son obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401850
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à la requérante dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée dans le délai légal. Il a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relevant que l'État a une obligation de résultat et que le défaut d'actualisation des ressources de la requérante ne fait pas obstacle à cette injonction.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401856
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre adaptée à la requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'autorité administrative dans ce cadre.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402366
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. La juridiction a considéré que le refus par la requérante d'une offre de logement du 13 juin 2024, fondé sur sa localisation dans la cité Félix Pyat, ne constituait pas un motif impérieux au sens de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Dès lors, l'obligation de résultat pesant sur l'État en vertu du droit au logement opposable (DALO) était satisfaite.
Avocat : CHENU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402431
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. B..., sous astreinte. Le tribunal a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation de M. B... depuis mai 2023. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, rejetant l'argument de la préfecture selon lequel l'urgence aurait disparu.
Avocat : CARVIN-GENEVOIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506403
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet de sa demande de remise de dette par la CAF des Bouches-du-Rhône. La juridiction retient une irrecevabilité manifeste, car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure, en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires sont également rejetées pour défaut de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508391
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait la suspension partielle de son revenu de solidarité active (RSA), s'est borné à transmettre la décision attaquée sans exposer de conclusions ni de moyens juridiques, malgré une invitation à régulariser sa requête. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour constater que la saisine ne respecte pas les conditions de forme requises.