Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504128
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire et de son permis modificatif, délivrés par le maire de Vaison-la-Romaine. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre le permis initial pour tardiveté, le délai de deux mois ayant couru à compter de l'affichage sur le terrain conformément aux articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme. Concernant le permis modificatif, les requérants n'ont pas justifié d'un intérêt à agir suffisant pour contester cette décision.
Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600696
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour délivré au titre de parent d'enfant français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières de précarité matérielle ou de risque imminent d'éloignement, son époux exerçant une activité professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BLAZY
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602181
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant une autorisation préalable. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La procédure de rejet est fondée sur l'article L. 522-3 du même code, qui permet d'écarter sans instruction une requête entachée d'une irrecevabilité non susceptible de régularisation en référé.
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503671
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que cette décision, fondée sur le défaut de production d'un document requis, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, conformément à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a également relevé que le requérant disposait de solutions d'accompagnement, prévues par arrêté, pour pallier d'éventuels dysfonctionnements de la plateforme en ligne.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602090
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre à la préfecture de lui remettre son titre de voyage. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence caractérisée par un préjudice grave et immédiat, condition nécessaire prévue par les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles a également été écartée.
Avocat : MOLLER
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601861
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement urgent. Le tribunal a estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour concomitante étaient légales, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'étranger constituait une menace pour l'ordre public, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204052
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Megève. La procédure a pris fin par le désistement pur et simple de la société requérante (SCI Immo PL111), dont le tribunal a donné acte. Le tribunal a également rejeté les demandes de condamnation de la requérante aux dépens formulées par la commune et par la société bénéficiaire du permis.
Avocat : SELARL LEGA-CITE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204286
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal du 18 février 2022 opposé à sa déclaration préalable de division foncière. Le juge a estimé que le maire avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance de la desserte routière, un chemin rural trop étroit et inadapté pour garantir la sécurité et l'accès des services, conformément aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant, partie perdante, a été condamné à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais.
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204528
La décision concerne le refus d'un permis de construire par le maire de Combloux, attaqué par la SARL Arconance devant le Tribunal Administratif de Grenoble. Le tribunal rejette la requête, estimant que l'arrêté municipal est suffisamment motivé et que le maire pouvait légalement refuser le permis au motif que le demandeur ne justifiait pas d'un titre l'habilitant à déposer la demande, en l'occurrence une promesse de vente expirée. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 424-3, A. 424-3, A. 424-4 et R. 423-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : CLOIX & MENDES-GIL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205045
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Sallanches. Le tribunal a jugé que les requérants, voisins immédiats, avaient bien intérêt à agir, mais a estimé que les moyens soulevés (incompétence, fraude, méconnaissance du PLU, du PPRN et du code de l'urbanisme) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 600-1-2, R. 111-2, et L. 421-6, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques naturels (PPRN) de la commune.
Avocat : PUBLICALP AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507221
Le Tribunal Administratif de Rennes donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre l'arrêté municipal s'opposant à ses travaux de remplacement de fenêtres. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative, spécifiquement l'article R. 222-1, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207121
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré à Aix-les-Bains. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester l'ensemble du projet, notamment concernant les parties ne créant pas de vis-à-vis direct avec leur propriété. Les moyens soulevés sur le fond, relatifs au respect du PLUi et du code de l'urbanisme, n'ont dès lors pas été examinés.
Avocat : SELARL SINDRES SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601109
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de contribuables demandant la décharge de leur taxe d'habitation. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision de rejet de leur réclamation préalable obligatoire auprès du service des impôts, comme l'exige l'article R. 190-1 du Livre des Procédures Fiscales. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du Code de Justice Administrative, pour défaut de régularisation d'une irrecevabilité manifeste.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102209
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande en responsabilité médicale suite à un accouchement instrumental ayant entraîné des lésions. Il a rejeté la requête, estimant que le défaut d'information allégué n'était pas établi et que l'utilisation des forceps était justifiée par l'urgence de la situation clinique, conformément aux obligations déontologiques. La juridiction a ainsi jugé que ni le centre hospitalier de Valence ni l'ONIAM n'étaient tenus d'indemniser les préjudices invoqués par la patiente et sa famille.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601951
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme C... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte de séjour de membre de famille d'un citoyen de l'Union. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré le refus de renouvellement, car la requérante n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 233-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHEHAM
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602777
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande de suspension du rejet implicite du renouvellement de sa carte de résident. Il rejette sa demande de condamnation de l'État au titre des frais non compris dans les dépens, estimant qu'il n'y a pas lieu à une telle condamnation dans les circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512385
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de renouvellement de sa carte de résident. Il rejette sa demande de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La juridiction estime qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'allouer cette indemnité.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602799
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à constater le retard et enjoindre la délivrance de son titre de séjour. La juridiction estime la demande irrecevable, notamment car le silence de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai légal de quatre mois, et que le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de son référé ni introduit de recours en annulation distinct. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 521-1, L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602802
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour juger l'affaire au fond. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, car le requérant résidait dans le ressort de cette juridiction à la date de la décision attaquée.
Avocat : AZAIEZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602840
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. C... qui demandait une injonction pour obtenir un nouveau rendez-vous psychiatrique urgent. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré que l'annulation de son rendez-vous créait une situation d'urgence justifiant une intervention en référé-liberté. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les conditions légales de l'urgence et de l'atteinte grave à une liberté fondamentale ne sont pas remplies.