Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508523
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler la décision mettant fin à ses droits au RSA. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision sur le recours administratif préalable obligatoire, malgré une invitation à régulariser sa demande. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative et l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508764
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir dirigée contre la Maison départementale de la solidarité des Bouches-du-Rhône. Le requérant demandait principalement une injonction à l'administration d'examiner et d'accepter sa demande d'aide sociale d'urgence. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne contenait aucune conclusion valable, telle qu'une demande d'annulation d'une décision, et que le juge administratif ne peut ordonner à l'administration d'agir d'une certaine manière par la voie de l'injonction en première instance. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509748
Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une radiation du RSA. La juridiction constate que le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, rendant sa demande manifestement irrecevable. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511747
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le préfet ayant retiré l'arrêté contesté après que la Cour nationale du droit d'asile a accordé à la requérante le bénéfice de la protection subsidiaire, la demande est devenue sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CERF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513508
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TRAQUINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600352
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le taux d'incapacité retenu pour le renouvellement de sa carte mobilité inclusion portant la mention « priorité ». Le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que les litiges relatifs aux mentions « invalidité » ou « priorité » de cette carte relèvent de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires, conformément aux articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602749
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... en réparation d'un préjudice contre l'AP-HM et son assureur. La juridiction constate que le requérant n'a pas produit la décision administrative attaquée ni justifié d'une demande préalable indemnitaire, malgré une mise en demeure de régularisation. L'ordonnance est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête au titre de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Avocat : SLIMANI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603641
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valable qui lui garantit le maintien de ses droits. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : JULES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603702
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'inexécution d'un jugement d'assistance éducative. Le juge administratif se déclare incompétent pour contrôler l'exécution d'une décision de l'ordre judiciaire ordonnant un placement. De plus, il constate qu'aucune décision implicite de refus de prise en charge par le département n'était née à la date de la requête, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOPENA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604157
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un rejet implicite de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un. Le juge a estimé que le requérant, titulaire d'un CDI et bénéficiant d'un récépissé valide, ne justifiait pas d'une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BRACCINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604363
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail à une ressortissante russe dans un délai de 24 heures. Le juge a estimé que l'absence de délivrance de ce récépissé, malgré une demande ancienne, constituait une carence caractérisée de l'administration portant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'exercer une activité professionnelle, justifiant l'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande d'astreinte financière a été rejetée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604366
Sujet principal : Demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour recouvrement d'un trop-perçu de traitement. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. La requête est irrecevable car la requérante n'a pas introduit de recours au fond distinct préalablement et car la mesure de saisie contestée s'était déjà épuisée par son exécution.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604441
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de la SARL « Les frérots » visant à suspendre un arrêté municipal de fermeture administrative. Le juge estime que la situation financière invoquée par l'entreprise ne caractérise pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La requête est jugée irrecevable en partie (demande d'annulation) et mal fondée pour le surplus, sans qu'il y ait lieu d'allouer une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600355
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par le préfet d'une demande de suspension d'un arrêté municipal autorisant des travaux de restauration. Le préfet s'étant désisté de sa requête, le juge a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504564
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction a jugé que les décisions d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour d'un an et de fixation du pays de destination étaient suffisamment motivées et conformes au droit. Elle a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte excessive à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), au regard notamment de la brève durée de séjour et de l'absence de liens stables en France, et qu'elle respectait les critères du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-10, L. 613-1).
Avocat : SCP AUDARD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600761
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... Cette dernière, qui se bornait à transmettre un avis de paiement et une plainte, ne contenait aucune conclusion légale tendant à l'annulation d'une décision ou à une condamnation pécuniaire, ne satisfaisant pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administratif. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter cette requête irrecevable, rappelant qu'il ne peut se substituer à l'administration ou instruire une plainte pénale.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600978
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne une demande relative à une situation de harcèlement moral, qui ne formulait aucune conclusion précise en annulation ou en indemnisation. La juridiction a appliqué les articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut être saisi que pour contester une décision ou demander une condamnation pécuniaire, et non pour adresser de simples informations ou injonctions à l'administration.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601057
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... en raison d'une irrecevabilité manifeste. Le juge constate que la requérante, placée sous curatelle renforcée, a agi seule sans l'assistance de son curateur, ce qui est contraire aux dispositions des articles 467 et 475 du code civil. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le caractère d'urgence ou le fond des griefs.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600059
Le Tribunal administratif de Besançon rejette la requête de Mme A... qui contestait la décision du conseil départemental du Jura lui réclamant un trop-perçu de RSA. La juridiction applique une procédure d'ordonnance prévue par les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, constatant que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d'apprécier sa situation de précarité, condition essentielle pour obtenir une remise gracieuse de la dette au titre de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600247
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. La requête, qui visait à engager la responsabilité de la CAF et à obtenir diverses réparations, n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser sa requête, la requérante n'a pas produit les pièces manquantes dans le délai imparti, justifiant le rejet en application de l'article R. 222-1 du même code.