Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603749
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension et d'injonction formée par une agente contractuelle contre le CHU de Nantes, concernant le non-renouvellement de son CDD. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le contrat étant arrivé à échéance, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, défaut de motivation) ne révèle un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : SARL ANTIGONE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517808
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... relative au bénéfice et au montant de son aide personnalisée au logement. Le tribunal a constaté que la requête, déposée sans la décision attaquée, était manifestement irrecevable et n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure notifiée par voie électronique. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui régissent l'obligation de joindre la décision contestée et les modalités de notification électronique.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518388
Sujet principal : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, le requérant n'ayant pas justifié du recours administratif préalable obligatoire devant le ministre de l'intérieur. Textes appliqués : Article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (préalable obligatoire) et articles R. 222-1, R. 611-8-3 et R. 611-8-6 du code de justice administrative (irrecevabilité et procédure de notification électronique).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600993
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre de l'intérieur, prévu à l'article 45 du décret du 30 décembre 1993. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Avocat : BEY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601399
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour études, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que le requérant, qui avait déjà vu une première demande rejetée pour défaut d'urgence, ne démontre pas l'existence de circonstances nouvelles justifiant une situation d'urgence particulière, malgré la date de début de sa formation prochaine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension et sur celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers concernant le recours administratif préalable obligatoire.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405214
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., qui contestait sa suspension de fonctions prononcée par le recteur. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui prévoient qu'un défaut de réponse dans ce cas vaut désistement.
Avocat : WA NSANGA ALLEGRET
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503277
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'une demande d'expertise médicale préalable à un éventuel recours en responsabilité. Il a ordonné une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, confiée à un collège composé d'un oncologue et d'un médecin réanimateur, pour déterminer les causes du décès et les préjudices subis. En revanche, il a rejeté la demande de communication immédiate du dossier médical aux requérants sous astreinte, estimant que sa transmission à l'expert désigné était suffisante à ce stade de la procédure.
Avocat : SCP UGGC AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600333
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le recours en annulation contre un refus d'autorisation de travail. Cette décision fait suite au rejet d'une demande de suspension par le juge des référés et à l'absence de confirmation du maintien de la requête par l'intéressé dans le délai légal. La juridiction applique les dispositions des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative relatives aux effets d'un tel défaut de confirmation après un rejet en référé-suspension.
Avocat : GAUTHIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601507
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, ni soulevé un doute sérieux sur la légalité du refus fondé sur l'absence d'activité non salariée effective. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : MONNIER
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600888
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire. Le juge estime que le moyen principal, contestant l'imputabilité de l'infraction, est inopérant car cette appréciation relève du seul juge judiciaire. En outre, le requérant n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa situation, conduisant au rejet de sa requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600888
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Considérant que l’intéressé, initialement en rétention à Metz, a été ultérieurement assigné à résidence dans le département de la Moselle, la juridiction a appliqué les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA. Elle en a déduit que le tribunal administratif territorialement compétent était celui de Strasbourg et a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : OLSZAKOWSKI JONAS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600910
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une exclusion temporaire de trois jours d'un lycéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la courte durée de la sanction ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'élève. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les moyens soulevés quant à la légalité de la sanction.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503862
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable le recours d'un usager contestant le refus d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a jugé que ce litige relevait de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire, conformément aux dispositions du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505771
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que le refus d'enregistrement, motivé par l'incompétence territoriale de la préfecture saisie, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507105
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour étudiant. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, intervenue après qu'elle a obtenu le titre de séjour sollicité en cours d'instance. Elle condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat de la requérante la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ZAMBO MVENG
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512009
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur une demande de décharge de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2023 à 2025. Concernant 2024, il constate qu'il n'y a plus lieu de statuer, l'administration ayant déjà prononcé un dégrèvement total. Pour l'année 2023, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable, la réclamation préalable ayant été présentée hors du délai légal fixé par l'article R. 196-2 a) du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512248
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait son recours contre le refus du CREPS Hauts-de-France de résilier son contrat d'engagement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : ROBILLARD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512464
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de M. B... de sa requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, n'ayant pas répondu à une demande de maintien de sa requête adressée par le tribunal, est réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600203
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... qui demandait la décharge de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2025. Le juge estime que les moyens invoqués (sinistre et vacance du local) sont inopérants pour contester le bien-fondé de l'imposition elle-même. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens inopérants.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600701
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme A... contestant un indu de prime d'activité. La juridiction estime le recours prématuré, car la requérante n'a pas préalablement épuisé la voie du recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la caisse, comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.