Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505808

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a partiellement fait droit à la requête d'un conducteur contestant la perte de validité de son permis et des retraits de points. Le juge a déclaré sans objet les conclusions concernant l'infraction du 15 février 2024, mais a annulé le retrait de 4 points pour l'infraction du 23 mars 2025. Cette annulation est fondée sur le manque de preuve par l'administration de la transmission de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, condition essentielle à la régularité de la procédure.

Avocat : LE BORGNE

16 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601133

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant paraguayen. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale, car l'intéressé, en situation irrégulière et interpellé pour violences aggravées, constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a annulé l'interdiction de retour pour un an, estimant que sa motivation était insuffisante et qu'elle portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale. Les conclusions concernant le signalement Schengen ont été déclarées irrecevables, n'étant pas dirigées contre une décision.

Avocat : CABINET ZOÉ DUBOIS-BONNET

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601230

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de 24 mois prononcée par La Poste contre une factrice. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'établit pas que la privation de rémunération lui causerait une situation matérielle irrémédiablement grave. Il considère également qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment quant à sa proportionnalité au regard des faits de violence physique reprochés, n'est soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ETHIS

16 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601429

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le requérant, un étudiant congolais, contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes. Le tribunal a annulé la décision du préfet d'Indre-et-Loire, considérant que le refus de renouvellement était entaché d'une erreur de droit, notamment au regard des articles L. 422-1 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour ont également été annulées.

Avocat : ROULET

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601498

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de sa sortie définitive d'un centre hospitalier et une injonction de prise en charge. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ni du caractère indispensable d'une hospitalisation, ni d'une demande préalable d'hébergement d'urgence. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, faute de démonstration d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : BEN HAMIDANE

16 mars 2026
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601360

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus de l'allocation aux adultes handicapés et de la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné (en l'occurrence, celui d'Orléans). La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.

16 mars 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600636

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, notamment concernant les vices de procédure allégués et la conformité du projet au PLU et au code de l'urbanisme. La juridiction a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du code de l'urbanisme.

Avocat : MOITRY & AVOCATS

16 mars 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600717

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de suspension en urgence (référé-suspension) formée par un requérant contre le refus du RSA et la suspension de son APL. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la situation de précarité alléguée, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions contestées n'était soulevé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600760

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté de remise aux autorités portugaises, une interdiction de circulation et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions étaient régulièrement notifiées et que le préfet avait légalement fondé la mesure de remise sur une atteinte à l'ordre public, justifiée par des faits de violences conjugales. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 621-2 et L. 921-1.

Avocat : CORSIGLIA

16 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600762

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que ces mesures, prises par les préfets des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Elle a jugé que l'administration avait suffisamment motivé ses décisions, fondées sur l'absence de titre de séjour régulier et la situation de l'intéressé, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CISSE

16 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600779

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que ces mesures, prises par les préfets des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard du respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Elle a jugé que l'administration avait correctement apprécié l'atteinte à l'ordre public justifiant l'éloignement, compte tenu de la situation irrégulière prolongée du requérant malgré une précédente annulation judiciaire.

Avocat : CISSE

16 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600857

Sujet principal : détermination de la compétence territoriale d'un tribunal administratif pour une action en responsabilité liée à un accident de la circulation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (statuant par ordonnance). Solution retenue : le tribunal se déclare incompétent au profit du Tribunal Administratif de Strasbourg, car l'accident s'est produit à Amnéville (Moselle), dans le ressort de ce dernier. Textes appliqués : articles R. 351-1, R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601843

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre les actes de poursuite pour ses impôts 2020. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance présumée de son plan de surendettement, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité des mesures contestées. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

16 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601850

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de maintien en rétention administrative d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté de la préfète de l'Aisne, considérant que le maintien en rétention pendant l'examen de la demande d'asile n'était pas justifié au regard des critères légaux. La décision s'appuie sur les articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement cette mesure.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601879

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant son jeune âge, son isolement et la perte d'un accompagnement social. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RIVIERE

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306111

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet d'une demande de départ anticipé à la retraite. Cette décision fait suite à l'accord donné par la CNRACL à la demande du requérant après l'introduction de son recours, rendant celui-ci sans objet. Le tribunal a néanmoins condamné la caisse de retraite à verser au requérant la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : CABINET GRIMALDI-MOLINA

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306160

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société C... et des particuliers qui contestaient une décision fiscale de rejet. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit, ni dans leur réclamation préalable ni à l'appui de leur recours contentieux, l'avis de mise en recouvrement ou une pièce équivalente justifiant le montant de l'imposition contestée, comme l'exige l'article R. 197-3 du Livre des procédures fiscales. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, qui permet d'éliminer par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.

Avocat : BOUDEWEEL

16 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600904

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du rejet d'une autorisation d'installation de terrasse. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, les éléments produits par l'entreprise requérante ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat à son équilibre économique. Par conséquent, l'exécution de la décision municipale du 5 janvier 2026 n'est pas suspendue.

Avocat : SELARL JURIDOME

16 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402312

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans un litige portant sur le refus d'autorisation d'instruction dans la famille. La juridiction a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'avait pas répondu dans le délai imparti, ce qui l'a réputé désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire.

16 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600664

La société 2B-TP a demandé au Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé précontractuel (article L. 551-5 du code de justice administrative), l'annulation de la procédure de passation d'un accord-cadre de travaux lancée par le syndicat mixte de l'eau potable de la région de Jurançon. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment concernant la recevabilité d'une tierce partie, le contrôle des candidatures, le principe d'intangibilité (article R. 2142-26 du code de la commande publique) et l'évaluation des offres, n'étaient pas fondés. La demande de condamnation de la société Acchini SNAA aux dépens a également été rejetée.

Avocat : GALLARDO

16 mars 2026