Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404748

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête de Mme B... A... épouse C... concernant le rejet de sa demande de titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après l'obtention d'un titre de séjour, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS

16 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508272

Le Tribunal Administratif de Strasbourg constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la requérante, Mme Ikhef, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. Cette solution est prise car l'administration a retiré la décision attaquée après l'introduction du recours, rendant la demande d'annulation et d'injonction sans objet. La juridiction fonde son ordonnance sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande de condamnation de l'État aux dépens.

Avocat : GRÜN

16 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601835

**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de maintien en rétention administrative et demande d’injonctions liées à une procédure d’asile. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (statuant par ordonnance d’une magistrate désignée). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’annulation et d’injonction, car la remise en liberté de l’intéressé, ordonnée par l’autorité judiciaire et confirmée par la cour d’appel, a rendu le litige sans objet. Le surplus des conclusions (demande de condamnation aux dépens) est rejeté. **Textes appliqués** : Article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (constatation de l’absence de lieu à statuer).

16 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602142

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour une expulsion. La requête est jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande de condamnation aux dépens est également rejetée.

Avocat : NICOLAS

16 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602157

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré la grossesse de son épouse, car il ne justifie pas de circonstances particulières créant un préjudice grave et immédiat. Par conséquent, la demande est rejetée sans examen des moyens soulevés contre la légalité de la décision.

Avocat : L'ILL LEGAL

16 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602242

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 4 février 2026 était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire, à sa motivation et à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3) relatives aux conditions et au renouvellement de l'assignation à résidence.

Avocat : PARAS

16 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602556

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté de permis de construire modificatif. Le juge a donné acte du désistement pur et simple des requérants concernant leur demande principale de suspension, rendue sans objet. Il a en conséquence rejeté leur demande subsidiaire de condamnation aux dépens, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond de la légalité de l'arrêté contesté.

Avocat : SCP LEMOINE CLABEAUT

16 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602572

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger pour obtenir l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a rejeté les autres demandes (délivrance d'un récépissé, fixation d'un délai pour statuer) et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : TRONQUET

16 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513124

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui faire une offre adaptée était expiré.

16 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400316

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une auxiliaire de puériculture contestant un arrêté de l'AP-HP qui avait fixé la fin de la prise en charge de son accident de service au 17 mars 2023 et considéré ses lésions comme guéries. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur d'appréciation médicale de l'administration et a écarté le moyen d'incompétence, constatant que la signataire des décisions attaquées agissait dans le cadre d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté la demande d'expertise et les conclusions indemnités, considérant qu'aucun préjudice n'était établi.

Avocat : VILAO

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400395

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent contractuel de l'AP-HP demandant une indemnisation pour un préjudice subi lors d'un événement festif privé entre collègues. La juridiction a jugé que l'incident, survenu en dehors du lieu et des horaires de service, était entièrement détachable du service et n'engageait donc pas la responsabilité de l'administration. Elle a également estimé que l'AP-HP n'avait pas manqué à son obligation de sécurité dans la gestion des conséquences de l'événement, au regard notamment des dispositions de l'article L.134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : GEISSMANN

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602067

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait une injonction à l'encontre de la préfecture de l'Hérault pour obtenir un rendez-vous en urgence en vue de récupérer son titre de voyage. Le juge a considéré que la requérante n'apportait aucun élément justifiant l'existence d'une urgence caractérisée, condition essentielle prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable au titre du référé en application de l'article L. 522-3 du même code.

16 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601205

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête du préfet d'Ille-et-Vilaine visant à expulser Mme B... C... de son hébergement en CADA. Le juge des référés a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressée, mère isolée avec deux jeunes enfants et souffrant de problèmes de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté (article L. 521-3).

Avocat : PERES

16 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201611

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'un contribuable contestant son imposition en tant que maître de l'affaire d'une association. La juridiction estime que le requérant, trésorier, disposant seul de la signature bancaire et exerçant un contrôle effectif, doit être considéré comme le seul maître de l'affaire. En application de l'article 109 du code général des impôts, il est présumé avoir bénéficié des revenus non déclarés de l'association, justifiant les rehaussements d'impôt sur le revenu pour les années 2014 et 2015.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601930

Sujet principal : Demande de suspension d'une décision de France Travail concernant l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête comme étant portée devant une juridiction incompétente. Textes appliqués : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet sans instruction) et les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence pour les litiges relatifs à cette allocation conventionnelle au juge judiciaire et non au juge administratif.

16 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301470

**Sujet principal** : Recours d'un contribuable contre des impositions supplémentaires sur le revenu et des prélèvements sociaux, au titre des années 2018 et 2019, concernant des sommes mises à disposition d'un associé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande principale de décharge des impositions contestées. Il estime que les sommes créditées sur le compte courant de l'associé sont présumées distribuées à la clôture de l'exercice, et le requérant n'apporte pas la preuve contraire. Cependant, il accorde une somme de 1 500 € à l'associé au titre des frais non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : Articles 109 et 158 du code général des impôts (régime des revenus distribués) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais non compris dans les dépens).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301515

**Sujet principal** : La SAS Ecomurs conteste devant le Tribunal Administratif de Grenoble des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2017 à 2019, suite à une vérification fiscale. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la SAS Ecomurs, ayant répondu hors délai à la proposition de rectification, est réputée avoir accepté les rehaussements et doit, en application de l'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales, apporter la preuve du caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas fait. **Textes appliqués** : L'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et l'article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302521

**Sujet principal** : Recours d'une société (EURL LGR) contre des rappels de TVA et des suppléments d'impôt sur les sociétés (IS) suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge irrecevable la demande concernant les rappels de TVA pour 2018 (aucun rappel émis) et rejette le fond pour les autres années, estimant que les rehaussements d'IS sont fondés sur une option valable de la société et que les irrégularités alléguées sur le montant de la TVA sont sans objet. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment article 1729), Livre des procédures fiscales (notamment articles L. 55, R. 256-1) et Code de justice administrative.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306918

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le centre hospitalier Yves Touraine d'une demande en responsabilité de l'État pour faute, suite au refus illégal d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé. Le tribunal a jugé que ce refus, annulé par une décision de justice antérieure, constituait bien une faute engageant la responsabilité de l'État. Il a condamné l'État à indemniser l'hôpital pour le préjudice financier direct subi, correspondant aux salaires versés sans contrepartie de travail effectif, en application des dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409993

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler les arrêtés préfectoraux lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète de l'Isère n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de liens familiaux stables et durables en France, et que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

16 mars 2026• 7ème Chambre