Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510395

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits au respect de la vie familiale (article 8 CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 CIDE). Elle a également estimé que le renvoi vers le Mali, son pays d'origine, ne violait pas l'interdiction des traitements inhumains (article 3 CEDH et article L. 721-4 du CESEDA), l'intéressé n'ayant pas démontré de menace spécifique.

Avocat : BOUTHORS

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511147

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié" à un ressortissant tunisien et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui régit exclusivement le droit au séjour pour travail des Tunisiens, en appliquant à tort le code général de l'entrée et du séjour des étrangers. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont également été annulées.

Avocat : LABARTHE AZEBAZE

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511192

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction constate que la préfète a abrogé l'arrêté contesté après l'introduction du recours, rendant la demande d'annulation et d'injonction sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AZOUAGH

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511236

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant kosovar. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, relevant une contradiction dans les motifs de la décision concernant sa date d'entrée sur le territoire et la durée de sa présence. Cette annulation entraîne celle des mesures connexes, dont le signalement Schengen, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : ZOUAOUI

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511237

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'administration, en se fondant sur les multiples condamnations pénales du requérant, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que sa présence constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus au titre de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice d'incompétence et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GAY

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511239

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante angolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral, signé par un secrétaire général dûment habilité, ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a estimé que les circonstances personnelles et familiales invoquées (séjour récent depuis 2022, présence d'autres enfants mineurs dans le pays d'origine et absence de preuve d'insertion en France) ne démontraient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale justifiant la délivrance d'un titre.

Avocat : DJINDEREDJIAN

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511241

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de sa demande de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'arrêté, signé par un secrétaire général délégataire, est régulier, suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 et L. 435-1) ou les conventions internationales invoquées, au regard de la situation irrégulière et de l'absence d'insertion du requérant.

Avocat : BENKHALYL

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600021

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré l'attestation avant son intervention, rendant la requête sans objet. En conséquence, il se déclare incompétent pour statuer sur le fond, sans examiner le bien-fondé de la demande initiale, et prononce une décision de non-lieu à statuer.

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601829

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à une déclaration préalable de travaux. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, les conclusions aux fins d'injonction et de condamnation aux frais sont également rejetées.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601734

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal rejetant un permis de construire. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce, malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL LEGA-CITE

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602323

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation de deux arrêtés de reconduite à la frontière vers la Croatie, pris au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône, autorité compétente, n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en ordonnant ce transfert, notamment au regard des risques allégués par les requérants en Croatie. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602341

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable aux demandes de réexamen, était légal, suffisamment motivé et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'évaluation de la vulnérabilité. Le requérant a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence du litige.

Avocat : CORTÉS

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602360

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France) et l'absence de vulnérabilité spécifique, était légal au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.

Avocat : SCHURMANN

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602390

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de délivrance de titre de séjour. Le juge a constaté que la préfète avait accordé une carte de séjour temporaire au requérant avant le jugement, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il n'a pas eu à statuer sur la suspension et l'injonction, mais a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser des frais d'avocat.

Avocat : BLANDIN

16 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601026

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car l'administration avait fourni des réponses sur l'instruction en cours, sans démontrer une urgence justifiant la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602286

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation de décisions implicites de refus de titre de séjour et d'autorisation provisoire de séjour, mais le juge estime que ces décisions sont inexistantes, le simple délai d'exécution d'un jugement antérieur ne pouvant en faire naître de nouvelles. La juridiction applique l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable qui ne peut être régularisée.

Avocat : SCHURMANN

16 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602290

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui sollicite son premier titre, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses circonstances personnelles ne constituant pas des circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : ALDEGUER

16 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602485

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de France Travail de mettre fin à son contrat de sécurisation professionnelle. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence pour les litiges relatifs aux allocations d'assurance chômage, dont fait partie la prestation en cause, à l'ordre judiciaire.

Avocat : BEAUX

16 mars 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602787

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes dans leur recours visant à contester la procédure d'attribution d'une délégation de service public par la commune des Allues. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELAS REALYZE

16 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601337

Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande de référé-suspension et d'injonction concernant le refus d'enregistrement d'un recours contre un refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge constate un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car la demande de visa a été enregistrée par le consulat postérieurement à l'introduction de la requête, privant ainsi les conclusions de leur objet. Il ordonne néanmoins à l'Etat de verser 500 euros à l'avocate du requérant au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ce dernier ayant bénéficié de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : NABET

16 mars 2026