Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601098
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé d'un permis de construire. La requérante, propriétaire voisine, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que les moyens soulevés, notamment concernant les droits à construire et la conformité au plan local d'urbanisme, ne sont pas de nature à justifier la suspension en urgence.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601972
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a constaté qu'une décision favorable avait été délivrée au requérant avant l'audience, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et a rejeté les autres conclusions.
Avocat : BLANDIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602134
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant guinéen visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et le refus de lui délivrer un récépissé de travail. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Cependant, il a rejeté la demande de suspension au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estimant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées n'étaient pas réunies.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602481
**Sujet principal** : Demande de désignation d'un expert pour constater l'état d'une parcelle avant une occupation temporaire liée à des travaux publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande de la société AREA et désigne une experte pour dresser un constat d'état des lieux contradictoire de la parcelle avant le début des travaux. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 sur les dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics, qui encadrent la procédure d'occupation temporaire et de constat en cas de refus du propriétaire de signer l'état des lieux.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602815
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Montélimar en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure d'urgence en cas de péril imminent. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, vérifier l'existence d'un péril et proposer les mesures de sauvegarde nécessaires dans un délai contraint.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404406
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme B... C... A..., qui contestait le refus implicite de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction constate ce désistement en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti après y avoir été invitée. Par conséquent, la demande d'annulation et d'injonction est éteinte sans examen au fond.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512782
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant suite à son défaut de confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai imparti (article R. 612-5-1 du code de justice administrative). Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'annulation et d'injonction relative à la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal rejette également sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508215
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait des injonctions à la commune de Hauteluce (comme la prise d'un arrêté interruptif de travaux), mais sa requête ne contenait aucune conclusion à fin d'annulation d'une décision administrative, ce qui est une condition de recevabilité devant le juge administratif (articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative). Le tribunal a également rejeté les demandes de condamnation du requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code présentées par la commune et la société Les Chalets.
Avocat : CABINET IB AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512177
Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le refus de communication de son dossier médical. Il rejette sa demande de condamnation de l'État à payer une somme au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative). La juridiction estime qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'allouer cette indemnité.
Avocat : GRAS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600725
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision municipale de préemption. Le requérant a méconnu l'obligation de transmettre chaque pièce par un fichier distinct, en violation de l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Sa requête, non régularisée malgré une mise en demeure, est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602108
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que la requérante n'a pas justifié de l'urgence, condition nécessaire pour obtenir une telle mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : COUTAZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602111
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande de liquidation d'une astreinte pour retard dans l'exécution d'une précédente injonction faite à la préfète de l'Isère concernant la demande de titre de séjour d'un étranger. Le juge a constaté un retard dans l'exécution de l'injonction et a procédé à la liquidation de l'astreinte provisoire, en l'abaissant à 3 000 euros au profit du requérant, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520634
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de visas de long séjour par l'autorité consulaire à Téhéran. La juridiction constate des irrecevabilités manifestes, car le requérant résidant en Iran n'a pas élu domicile en France ou dans l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, et n'a pas justifié du préalable obligatoire du recours administratif devant la commission prévue par les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520677
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête de Mme A... visant à annuler le refus de son détachement auprès de l'AEFE à Madagascar. La juridiction constate que la requête est irrecevable, car la requérante, professeure des écoles relevant de l'académie de La Réunion, n'a pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire requise. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (articles L. 213-11 et R. 213-12) et du décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 imposant cette médiation préalable pour les recours contre un refus de détachement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522849
Le Tribunal administratif de Nantes constate le désistement d'office du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de long séjour de retour. La juridiction donne acte de ce désistement, car le requérant n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Avocat : AH-FAH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600521
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête de M. B... visant à annuler le refus d'un visa de court séjour. La juridiction constate que le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la sous-directrice des visas, condition de recevabilité exigée par les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables qui n'ont pas été régularisées.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601899
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour une ascendante d'une ressortissante française. Le juge estime que les problèmes de santé invoqués ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il applique donc l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction, faute de démonstration du caractère urgent.
Avocat : PRONOST
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602993
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour demander l'asile. Le juge estime que la requête, identique à une précédente déjà rejetée, ne révèle aucun moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La demande est donc jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : NEVE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604946
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande d'un jeune se présentant comme mineur isolé demandant son hébergement d'urgence par le département. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant dispose d'une voie de recours devant le juge des enfants (article 375 du code civil) pour obtenir une mesure d'assistance éducative et une prise en charge, ce qui rend son recours administratif irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles et 375 du code civil, qui attribuent la compétence pour l'admission à l'aide sociale à l'enfance à l'autorité judiciaire.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604949
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de suspension en urgence d'un refus de visa de long séjour pour un mineur. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la proximité de la rentrée scolaire, car le requérant n'a pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers relatives au recours administratif préalable obligatoire.
Avocat : JEUGUE DOUNGUE MARTIAL