Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501818
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de lui attribuer un logement. Cette décision fait suite à une précédente ordonnance du même tribunal, datée du 30 janvier 2026, ayant déjà enjoint au préfet de procéder à ce logement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que la demande est devenue sans objet.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501891
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une retenue sur son allocation mais n'a pas soumis de requête régulière exposant des faits, moyens et conclusions, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité du recours pour excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502080
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement social. Le tribunal retient la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que la requête, introduite le 7 novembre 2025, est forclose car elle n'a pas été présentée dans le délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La juridiction applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours pour logement d'urgence.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502127
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de la Guyane pour l'attribution d'un logement social en urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par le préfet et lui enjoint d'assurer le logement de la requérante. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner le logement lorsque le demandeur, reconnu prioritaire et urgent par une commission de médiation, n'a pas reçu d'offre adaptée dans les délais.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601007
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que, malgré l'urgence caractérisée par un risque d'éloignement imminent, la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale de la requérante, mère d'enfants dont l'un est français, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406532
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir formé par une SCI contre une contrainte émise pour recouvrer un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal a rejeté la requête de la SCI, considérant que la procédure de recouvrement suivie par la caisse d'allocations familiales était régulière. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 351-14 du code de la construction et de l'habitation et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la procédure de recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406541
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé le refus du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement pour personnes handicapées » à un enfant. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que l'enfant remplissait les conditions légales d'attribution, notamment au regard de la réduction importante et durable de son autonomie de déplacement. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406545
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... qui contestait un titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a estimé que le titre était régulier, le bordereau étant signé et les bases de liquidation de la créance (un trop-perçu de 1 492,50 euros pour la période janvier-mars 2022) étant indiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5) et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600817
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas recevable car elle faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet, née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603709
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas urgente et faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de l'administration, née du silence gardé au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KUHN-MASSOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604218
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que sa demande de renouvellement avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête a été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604223
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire. Le juge des référés estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car elle ferait obstacle à une décision administrative. En effet, le silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du CESEDA vaut décision implicite de rejet, laquelle est intervenue avant la saisine du juge.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500975
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus implicite de l'indemnité de sujétions REP+ et l'injonction de versement, après que l'administration a payé les arriérés. Le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, statuant sur cette seule question subsistante.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503270
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à réduire ses cotisations de taxe foncière pour 2024. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle ne contient aucun exposé des moyens et conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrégularité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours, le juge applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504079
Le Tribunal administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui demandait un dégrèvement de taxe foncière. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, ayant déjà accordé intégralement la somme réclamée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande de l'entreprise concernant les frais de procédure.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504113
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur la requête de Mme A... C... visant à annuler le refus implicite de titre de séjour et à enjoindre sa délivrance. Cette solution est motivée par le fait que le préfet du Calvados a, postérieurement à l'introduction du recours, fait droit à la demande et fabriqué le certificat de résidence sollicité, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction a également rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : BARA CARRE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600922
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de la société Bread visant à annuler ou suspendre son arrêté de fermeture administrative d'un mois. Le juge estime que la condition d'urgence extrême, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une telle procédure, n'est pas caractérisée. La requête est donc rejetée sans examen du fond, sur le seul motif de l'absence d'urgence, conformément à la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SCP ADJUDICIA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504154
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société SER Construction qui contestait un titre exécutoire émis par Mâconnais-Beaujolais Agglomération. Le tribunal a jugé que ce titre, émis pour recouvrer les sommes dues suite à un jugement antérieur du même tribunal, n'avait pas de portée juridique propre et que le recours était donc manifestement irrecevable. La société requérante a en outre été condamnée à verser 1 500 euros à l'agglomération au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PETIT & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504770
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant la cessation de son droit au revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'imposent les articles L. 262-47 et R. 262-88 à R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600220
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le Maroc comme pays de reconduite. Le juge a estimé que les moyens invoqués (ancienneté du séjour en France et situation familiale) n'étaient pas suffisamment étayés par des preuves pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires.