Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605067

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un ressortissant colombien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait une promesse d'embauche et un voyage prévu, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise pour cette procédure, sans examiner le fond de l'atteinte aux libertés alléguée. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

16 mars 2026
CAA54Décision• Appréciation de légalité

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-26NC00218

Avocat : GIBOIRE

16 mars 2026• Juge des référés
CAA13Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA03112

Avocat : KHAYAT

16 mars 2026• Juge des référés
CAA75Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01266

Avocat : BCCL

16 mars 2026• Juge des référés
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502782

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une indemnisation pour harcèlement moral. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision expresse de rejet de sa demande préalable à l'administration, ni justifié du dépôt de cette réclamation, malgré une mise en demeure de régularisation. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative qui conditionnent la recevabilité du recours contentieux à l'existence d'une décision administrative préalable.

16 mars 2026
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601952

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension d’un refus de regroupement familial, estimant que l’urgence n’est pas caractérisée. Le juge des référés considère que la situation du requérant, âgé et isolé, ne justifie pas une mesure provisoire en l’absence de circonstances exceptionnelles. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : GHETTAS

16 mars 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602011

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de rétablissement du financement d'un accompagnement en langue des signes pour un étudiant sourd. Le juge a jugé la requête irrecevable car introduite par le père sans mandat pour agir au nom de son fils majeur. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601494

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une assignation à résidence d'un an prononcée par le préfet de l'Aude. Le juge a estimé que le requérant, père de famille et co-gérant d'un commerce à Castelnaudary, ne justifiait pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La mesure, limitée à la commune et au département, n'a pas été considérée comme portant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa vie privée, familiale ou professionnelle pour justifier une suspension en urgence.

Avocat : FAIDI SARAH

16 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601581

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un titre de séjour "talent – porteur de projet". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui sollicite un changement de statut et non un renouvellement, ne démontre pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LEXIDY (SELARL)

16 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602028

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le maintien dans son logement géré par un centre d'hébergement (CHRS). Le juge a estimé que les actes de gestion locative d'une association privée, même participant à un service public, ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative car ils ne procèdent pas de prérogatives de puissance publique. La requête a donc été déclarée manifestement irrecevable, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602045

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait des injonctions urgentes pour le relogement de son frère. Le juge a constaté l'irrecevabilité de la demande, car Mme D... n'était pas habilitée à agir au nom de M. B... A..., et a estimé que l'urgence n'était pas suffisamment justifiée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3, L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du même code relatifs à la représentation obligatoire.

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601994

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), a suspendu la décision de clôture du dossier de renouvellement de titre de séjour d'un conjoint de Français. Le juge a estimé que le dossier était complet, car l'attestation de niveau de langue française (A2) n'était pas requise pour ce renouvellement, créant ainsi un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. L'urgence était caractérisée par la privation de droit au séjour et au travail.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

16 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518463

Le Tribunal administratif de Nantes rejette deux requêtes pour excès de pouvoir formées contre un refus de visa d'entrée et de séjour en France. La juridiction constate que le requérant, résidant en Algérie, n'a pas élu domicile en France ou dans l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Elle relève également l'absence du recours administratif préalable obligatoire devant la commission des visas, prescrit par les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ce qui rend les requêtes manifestement irrecevables.

16 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604768

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour demander l'asile. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (urgence, motivation, erreur d'appréciation, méconvention de la CEDH) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SAMBA

16 mars 2026
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601477

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale attribuant la nuance « extrême droite » à une liste candidate aux élections municipales de Chartres. Le juge estime que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de cette attribution, rendant ainsi inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ELGANI

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509263

Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond et donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BEAUDOUIN

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509265

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant ses conclusions principales (annulation d'un refus implicite de titre de séjour et injonction). La juridiction ne statue donc pas sur le fond de l'affaire. Elle met à la charge de l'État le versement de 800 euros à l'avocate de la requérante, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602303

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de décisions de remboursement de trop-perçus de prime d'activité. La requête est jugée irrecevable, principalement pour deux motifs : l'absence de production de l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et le défaut de recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, prévu par l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602525

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une agente sollicitant des injonctions relatives à la gestion de son compte épargne-temps (CET). Le juge a estimé que les mesures demandées, notamment la communication d'un rapport et une information sur le sort de sa demande, étaient susceptibles de faire obstacle à une décision administrative implicite de rejet et que l'urgence n'était pas caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé mesures utiles.

16 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601928

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime le recours irrecevable car manifestement tardif, la requête ayant été enregistrée au-delà du délai de 48 heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un étranger placé en rétention. Le magistrat a exercé ses pouvoirs en application de l'article R. 922-17 du même code.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

16 mars 2026