Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604137
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un requérant qui souhaitait contraindre le service d’accueil unique du justiciable près le tribunal judiciaire de Marseille à accepter le dépôt de sa plainte. Le juge a estimé que l’enregistrement d’une plainte est une mission relevant de la juridiction judiciaire et non d’un service administratif, ce qui rend la demande manifestement mal fondée. La requête a donc été rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’une amende pour requête abusive ne soit prononcée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604415
**Sujet principal** : Litige relatif au refus de reconnaissance d'un accident comme étant d'origine professionnelle par une caisse primaire d'assurance maladie. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée car le tribunal s'est déclaré incompétent. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, qui attribuent ce contentieux au juge judiciaire, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes ne relevant pas de la compétence administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500660
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation d'un rejet implicite de demande indemnitaire et la condamnation de l'État à des dommages-intérêts. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : LE BROUDER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503489
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir du préfet de l'Orne. Le sujet principal concernait la demande d'annulation de permis de construire et d'une autorisation de travaux, ainsi qu'une injonction de transmission de pièces. La juridiction a retenu cette solution car les actes litigieux avaient été retirés par la commune et les documents transmis, privant le recours de son objet. Elle s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL HELLOT ROUSSELOT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504074
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Galimmo. Cette dernière demandait un dégrèvement de taxe foncière pour 2024 et 2025, mais l'administration avait déjà accordé intégralement les dégrèvements sollicités avant le jugement, rendant la demande sans objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande de la société concernant les frais de procédure.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504137
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de regroupement familial, celui-ci ayant été accordé par l'administration. Il condamne l'État à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : HOURMANT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600302
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Il rejette par ailleurs sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire. La juridiction fonde sa décision sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux pouvoirs du président.
Avocat : CHÂLES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501780
**Sujet principal** : Demande en référé d'une société pour le paiement de créances issues d'un marché d'assurance par un centre hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, est compétent pour statuer sur la demande de paiement d'une créance présentée comme certaine, liquide et exigible. Il écarte l'irrecevabilité soulevée par l'hôpital, considérant que la communication tardive du mémoire en défense a rouvert l'instruction. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment articles R. 541-1 et L. 761-1), code de la commande publique, et code civil.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LKJ
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500797
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a donné acte du désistement d'instance de plusieurs organismes gestionnaires d'établissements privés (OGEC) et d'une association. Le juge a rejeté la demande de la commune de Dijon de condamner ces requérants à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet au juge de constater un désistement.
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600588
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour. Le juge estime que le moyen unique, tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'est pas suffisamment étayé. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement insusceptibles de les soutenir.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502196
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir formé par un médecin contre le refus initial de son conseil départemental de l'ordre de saisir la chambre disciplinaire. La juridiction relève que la décision attaquée a été retirée par l'ordre, qui a finalement décidé de porter l'affaire devant la juridiction disciplinaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal se borne à donner acte de ce retrait et prononce le non-lieu à statuer.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504193
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., après que le préfet de Vaucluse a fait droit à sa demande de titre de séjour. La juridiction a condamné l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer par ordonnance sur les requêtes ne présentant plus d'autres questions à juger que celle des frais exposés.
Avocat : SELARL VMAE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600594
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que le litige, portant sur l'appréciation du taux d'incapacité pour l'AAH, relevait de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Dijon.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600598
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours contre un refus de remise de dette de la CAF, car la requête se borne à transmettre un recours gracieux sans formuler de conclusions précises à l'intention du juge. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent que la requête contienne un exposé des moyens et des conclusions.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601184
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Marseille pour incompétence territoriale. Le litige principal concernait le refus ministériel de reconnaître le caractère professionnel d'une maladie d'une fonctionnaire. La juridiction a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu d'affectation de l'agent public, en l'occurrence Marseille.
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601257
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi d'une requête visant à contester un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a constaté que le requérant résidait à Marseille et n'était pas placé en rétention dans le ressort de Nîmes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a déclaré le tribunal administratif de Marseille territorialement compétent et a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : ABDOU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402571
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler un avis de sommes à payer émis par la commune. Le juge estime que les moyens, fondés sur l'illégalité d'un arrêté de péril antérieur, sont irrecevables car cet arrêté individuel était devenu définitif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des recours et aux délais.
Avocat : MAZEAS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404228
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête du maire de Montesquieu-Volvestre visant à annuler l'autorisation préfectorale de transfert d'une licence IV. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le maire n'a pas justifié d'une délibération du conseil municipal l'autorisant à agir en justice au nom de la commune. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles L. 2122-22 et L. 2132-1 du code général des collectivités territoriales, appliqués en vertu de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404844
Le Tribunal administratif de Toulouse constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet d'une demande de droit au logement opposable. Cette solution est adoptée car la commission de médiation a, postérieurement à l'introduction de la requête, reconnu le requérant comme prioritaire, rendant sa demande sans objet. La juridiction s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405910
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral ordonnant le dessaisissement d'armes, une interdiction de détention et le retrait du permis de chasser. Le tribunal estime que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre ces mesures, dès lors que le requérant était inscrit au FINIADA suite à une condamnation pour vol. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure (notamment les articles L. 312-3 et L. 312-11) et du code de l'environnement relatives aux interdictions de détention d'armes.