Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502188
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté deux requêtes formées par un même requérant contre l'État. Le sujet principal concernait la demande de réparation de préjudices moraux suite à des fouilles à nu et la communication de listes de ces fouilles. La juridiction a jugé les requêtes manifestement irrecevables car, tendant au paiement d'une somme d'argent, elles auraient dû être présentées par un avocat en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de justice administrative, ce qui n'a pas été fait malgré une mise en demeure.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505570
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... comme manifestement irrecevable. Le juge considère que le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour, motivé par un dossier incomplet, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution s'applique malgré le régime spécifique prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dont les stipulations ne font pas obstacle aux règles de procédure communes.
Avocat : BENHAMIDA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508960
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de loger d'urgence la requérante. Le juge a constaté que l'État avait manqué à son obligation de résultat en ne proposant pas de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et impose au préfet d'attribuer un logement de type T4 dans un délai d'un mois.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509209
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de loger la requérante. Le juge a constaté que l'État avait manqué à son obligation de résultat, prévue à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en ne proposant pas de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation reconnaissant la situation prioritaire et urgente de Mme B... L'ordonnance impose au préfet d'attribuer un logement de type T4 dans un délai d'un mois.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600225
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande d'injonction de logement contre l'État. Il a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de loger la requérante dans un délai d'un mois, constatant que l'offre de logement adapté n'avait pas été faite dans le délai de six mois suivant sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600510
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire mais a fait droit à la demande principale. Le juge a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer au requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation, une place dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (article L. 441-2-3-1) imposant une telle injonction en cas de carence de l'administration après un délai de six semaines.
Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600595
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement adapté à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence de proposition dans le délai légal de six semaines, ce qui justifie l'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, et une aide juridictionnelle provisoire a été accordée au requérant.
Avocat : TOUBOUL
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601314
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'effacement d'une condamnation de son casier judiciaire pour obtenir une carte professionnelle VTC. Le juge administratif s'est déclaré manifestement incompétent, estimant que cette demande relevant de l'ordre judiciaire conformément aux articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (2°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601399
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. B... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le litige porte sur un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée relevant du droit pénal. La juridiction estime que les contestations relatives aux actes de poursuite pour le recouvrement de telles amendes relèvent exclusivement du juge judiciaire, en l'occurrence le juge de l'exécution, conformément à l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601507
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision d'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Juridiction : Tribunal Administratif de Toulouse (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la demande de suspension pour irrecevabilité. Textes appliqués : Articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative. La requête est jugée irrecevable car la demande de suspension n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation de la décision attaquée, condition exigée par la procédure de référé.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601838
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête en suspension d'une décision d'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge décline sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Montpellier, car le requérant résidait dans le département de l'Aude lors de la décision attaquée. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 312-8, R. 221-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601927
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision d'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, un plombier-chauffagiste, n'apporte pas la preuve d'une **urgence suffisante**, car il ne démontre pas l'impossibilité de recourir à des alternatives (location d'un véhicule sans permis ou covoiturage) pour exercer son activité professionnelle. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence manifeste. Le juge n'a pas examiné le fond de la légalité de la décision contestée.
Avocat : SJ2A
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602080
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé d'une décision de suspension conservatoire d'un agent territorial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas le caractère d'urgence, notamment car l'interdiction de contact prévue à l'article 3 de la décision contestée peut faire l'objet d'une autorisation et qu'aucun refus compromettant sa défense n'est allégué. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602087
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de M. B... visant à contraindre le préfet à exécuter une décision de la commission de médiation le désignant comme prioritaire pour un hébergement. Le tribunal constate que le recours, introduit en mars 2026, est manifestement irrecevable car il a été présenté bien après l'expiration du délai légal de quatre mois suivant le délai d'attente de six mois imparti au préfet pour faire une proposition. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602004
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui demandait initialement une injonction à la préfecture de l'Hérault de lui délivrer un document provisoire de séjour. La procédure est donc close sans examen du fond de la demande, qui était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Aucune mesure n'est ordonnée à l'encontre de l'administration.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404657
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son recours en excès de pouvoir visant l'annulation du retrait de sa prime « Ma Prime Rénov' » par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601978
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne une demande d'injonction au préfet pour qu'il délivre un document nécessaire à une demande de passeport temporaire. La juridiction a retenu que le juge administratif ne peut, à titre principal, prononcer une telle injonction en l'absence de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, conformément aux articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604885
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante bangladaise visant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge estime que, l'administration ayant gardé le silence pendant plus de quatre mois sur sa demande initiale, une décision implicite de rejet est née en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut faire.
Avocat : SINGH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605625
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un étranger. Le juge estime la requête irrecevable car, pour contester une telle mesure prise sur le fondement de l'article L. 731-1 du CESEDA, le requérant doit utiliser la procédure spéciale et accélérée prévue par l'article L. 921-1 du même code, et non le référé-suspension de droit commun (article L. 521-1 du CJA).
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503156
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de provision sur une créance liée à une responsabilité médicale de l'AP-HP, déjà reconnue par une décision de justice. Le juge a accordé une provision, mais en a réduit le montant par rapport à la demande initiale, en retenant une période d'indemnisation limitée et en écartant certains postes de préjudice jugés non établis ou couverts par d'autres dispositifs. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELHAYE