Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407566
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien contre le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet du Haut-Rhin était compétent pour signer la décision et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence ininterrompue de plus de dix ans en France, condition prévue par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour l'obtention de plein droit d'un titre. Par conséquent, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour.
Avocat : PIALAT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407635
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du refus préfectoral de son regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet de la Moselle n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en relevant l'insuffisance des ressources stables du requérant, au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également écarté le grief tiré de l'article 8 de la CEDH, considérant que l'atteinte au droit à la vie familiale n'était pas disproportionnée en l'absence de vie commune établie.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408414
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de titre de séjour. Le juge a neutralisé l'erreur de l'administration concernant les documents d'état civil, mais a retenu que le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de sa formation, condition exigée par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision de rejet du préfet est ainsi légalement fondée sur ce motif.
Avocat : MAVOUNGOU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501523
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé et l'arrêté d'éloignement consécutif concernant un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision préfectorale du 28 avril 2025, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'état de santé du requérant, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette illégalité a privé de base légale l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et la fixation du pays de destination, qui ont été annulées en conséquence.
Avocat : KLING
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504150
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrer un titre de séjour et l'émission d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant égyptien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Bas-Rhin avait légalement refusé le titre de séjour et que l'OQTF était justifiée, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant ont été écartés.
Avocat : KLING
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504155
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de Moselle lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour de deux ans et fixant son pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur un examen individuel de sa situation, et que son éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les autres moyens, concernant le délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination, ont été écartés en conséquence.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504162
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour pour raisons médicales et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Moselle, estimant que le refus de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre l'admission pour soins. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures annexes (interdiction de retour, fixation du pays de renvoi) ont également été annulées, étant privées de base légale.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504178
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour pour raisons de santé et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 4 février 2025, estimant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et ne procédait pas à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante, au regard notamment des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour qui en découlaient ont également été annulées.
Avocat : MENGUS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504182
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral retirant le titre de séjour d'un ressortissant algérien et lui imposant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement établi, par des éléments concrets, que le titre avait été obtenu par fraude, ce qui justifiait son retrait en application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, fondées sur ce retrait légal, ont donc également été jugées régulières.
Avocat : OLSZAKOWSKI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601585
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. F..., un ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de son assignation à résidence. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral du 17 février 2026 est légal, notamment au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire. Les moyens soulevés, tels que l'incompétence, le défaut de motivation ou l'absence d'examen particulier de la situation, sont écartés.
Avocat : ZIMMERMANN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601773
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'octroyer des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile birmane, motivé par la tardiveté de sa demande. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'OFII n'avait pas procédé à une évaluation suffisante de la vulnérabilité de la requérante, comme l'exigent les articles L. 522-1, L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lien avec l'article 20 de la directive 2013/33/UE. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande en tenant compte de cette vulnérabilité.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601799
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant ivoirien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ainsi qu'une assignation à résidence. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre l'arrêté de juin 2025 pour tardiveté, le délai d'un mois à compter de la notification n'ayant pas été respecté, et a estimé que l'assignation à résidence de février 2026 était légale. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 614-1 et L. 911-1) et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : BOUDHANE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308657
La décision du Tribunal Administratif de Lyon porte sur un recours en excès de pouvoir contre un contrat de transport sanitaire héliporté attribué par le CHU de Saint-Etienne. Le tribunal a rejeté la requête de la société MBH SAMU, estimant qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt suffisant pour agir, car elle avait choisi de ne pas soumissionner. La juridiction a appliqué les principes généraux du droit de la commande publique et du code de justice administrative concernant l'intérêt à agir.
Avocat : MARAS BILLARD AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402022
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'une infirmière demandant l'annulation du refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie de l'épaule. La juridiction a estimé que la procédure suivie par les Hospices civils de Lyon, incluant l'avis d'un médecin agréé employé par l'établissement, était régulière et ne manquait pas d'impartialité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique (article L. 822-20) et du décret du 19 avril 1988 relatif à la fonction publique hospitalière.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403170
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts maladie d'une agente hospitalière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée du 26 juillet 2024 était régulière et suffisamment motivée, notamment au regard des avis médicaux. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires.
Avocat : SELARL DOITRAND & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404070
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'une assistante médico-administrative demandant réparation pour sa suspension de fonctions due à son défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la suspension, prononcée en application de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, n'était pas une sanction disciplinaire mais une mesure de police sanitaire légale et proportionnée. Il a ainsi estimé que l'employeur, les Hospices Civils de Lyon, n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.
Avocat : BENAGES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404581
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'une infirmière demandant l'annulation du refus de reconnaissance de sa tendinopathie des coudes comme imputable au service. Le tribunal a jugé que les conditions du tableau n°57B des maladies professionnelles (code de la sécurité sociale) n'étaient pas remplies, car l'agent n'effectuait pas habituellement les mouvements répétés spécifiquement prévus par ce tableau. Il a également estimé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique.
Avocat : ASTERIO CABINET D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503359
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant colombien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé, que l'éloignement est légalement fondé sur l'article L. 611-1 du CESEDA, et qu'il ne porte pas d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. Les conclusions à fin d'injonction de délivrer un titre de séjour sont également rejetées.
Avocat : GONZALEZ DUARTE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503444
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un étudiant indien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le refus était légal car le diplôme du requérant ne répondait pas aux conditions de l'accord franco-indien de 2018 (article 3.2) pour une autorisation provisoire de séjour post-études. Par conséquent, l'OQTF liée à ce refus a également été considérée comme régulière.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602039
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à un ressortissant angolais pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les circonstances familiales et médicales graves justifiaient l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code, tout en rejetant sa demande de délivrance immédiate d'un récépissé.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES