Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602207
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre son assignation à résidence de 45 jours dans la Loire. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise par la préfète sur le fondement des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas disproportionnée, compte tenu des déclarations de l'intéressé indiquant un domicile dans ce département. La juridiction a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : LEGRAND-CASTELLON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602739
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une demande de suspension en référé d'un refus de permis de construire et du refus préfectoral de déférer. Le juge rejette la demande, estimant que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602596
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de convoquer un ressortissant algérien majeur pour le dépôt de sa première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, l'intéressé étant désormais en situation irrégulière après sa majorité alors qu'il relevait d'une admission de plein droit. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602599
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond, la préfète ayant accordé le renouvellement en cours d'instance, rendant la demande sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : POCHARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602600
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger sollicitant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu de l'expiration imminente du titre et de l'absence de réponse de l'administration malgré plusieurs relances. Il a enjoint à la préfète de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés, tout en rejetant la demande d'astreinte et celle visant à ordonner l'enregistrement immédiat du dossier.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602616
Le Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de la métropole de Lyon de sa requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative), qui visait initialement l'expulsion d'une occupante d'une aire d'accueil des gens du voyage. La procédure est ainsi close sans examen du fond, et il n'est pas statué sur les demandes d'injonction, d'astreinte ou de condamnation aux dépens.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602674
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de titre de séjour opposé à une ressortissante algérienne. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, la requérante n'établissant pas que son stage de master 2, bien que nécessaire à la validation de son diplôme, serait compromis de manière suffisamment grave et immédiate. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602826
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté de transfert vers la Bulgarie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que la préfète avait procédé à un examen individuel de la situation, notamment en tenant compte des éléments médicaux et familiaux. Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : SENE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602827
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté d'éloignement vers la Bulgarie, État responsable de l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation, y compris familiale. Elle a également jugé que les conditions pour invoquer une exception humanitaire au transfert, prévue par l'article 16 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), n'étaient pas remplies en l'espèce.
Avocat : SENE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602851
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire, son assignation à résidence et l'interdiction de retour associée. La juridiction a jugé que les décisions de la préfète du Rhône étaient suffisamment motivées et que l'OQTF était légale, estimant que l'intéressé était majeur au regard de l'évaluation réalisée et qu'il se maintenait irrégulièrement sur le territoire au sens de l'article L. 611-1 du CESEDA. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 611-3 du CESEDA relatif à la protection des mineurs, ont été écartés.
Avocat : ADJA OKE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603419
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2026 fixant la Suisse comme pays de renvoi suite à son interdiction judiciaire du territoire. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, reposait sur un examen particulier de la situation et était légalement fondée sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318244
**Sujet principal** : Contestation par une gérante-actionnaire unique de l'assiette et du taux des prélèvements sociaux appliqués à des dividendes perçus. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la requérante, en tant que gérante majoritaire, ne peut bénéficier du régime social avantageux des travailleurs indépendants pour la part de ses dividendes excédant 10% du capital social. Ces sommes relèvent bien du régime des revenus du patrimoine, soumis aux contributions sociales au taux de 17,2%. **Textes appliqués** : Articles L. 131-6, L. 136-3 et L. 136-6 du code de la sécurité sociale, définissant les assiettes distinctes des cotisations sociales pour les travailleurs indépendants et des contributions sur les revenus du patrimoine.
Avocat : DE LISLEROY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319986
La société Sneaksize a demandé au Tribunal Administratif de Paris, en plein contentieux, la restitution ou le reversement à l'Allemagne de la TVA collectée sur des ventes à distance vers ce pays, invoquant un risque de double imposition. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable au motif que la société se trouvait en situation de crédit permanent de TVA au cours des années litigieuses, ce qui faisait obstacle à l'exercice d'une réclamation sur le fondement de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux réclamations et à la déduction de la TVA.
Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323442
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... comme irrecevable pour tardiveté. Le requérant demandait l'annulation de son arrêté d'intégration de 2014, mais a exercé son recours gracieux en 2023, bien au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de sa connaissance de la décision, consolidant ainsi sa situation. Le tribunal applique le principe de sécurité juridique et les dispositions du code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5) et du code des relations entre le public et l'administration (article L. 411-2).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513059
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B... avant le 1er avril 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté à son handicap après l'expiration du délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513061
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte contre la préfète du Rhône pour assurer l'hébergement d'un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à la requête en enjoignant à l'autorité préfectorale d'assurer l'accueil du requérant avant le 1er avril 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'expiration du délai légal sans proposition d'hébergement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513079
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer le relogement d'une requérante reconnue prioritaire par la commission de médiation. La juridiction a constaté l'absence de proposition de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a donc enjoint le relogement pour le 1er avril 2026 et assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328853
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler sa sanction disciplinaire de douze mois d'exclusion temporaire de fonctions (dont six avec sursis) pour comportement agressif et insultant envers ses collègues. La juridiction a jugé que l'autorité signataire était compétente, que la décision était suffisamment motivée, et que les faits établis constituaient une faute disciplinaire justifiant une sanction proportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux fautes et sanctions disciplinaires (articles L. 530-1 et L. 533-1).
Avocat : RABBE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602889
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant tunisien, n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré ses allégations fondées sur sa qualité de parent d'un enfant français et une promesse d'embauche. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LULÉ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602902
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une procédure de recouvrement. Le juge estime que la contestation d'un acte de commissaire de justice diligenté devant le tribunal judiciaire ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête est jugée irrecevable, notamment au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.