Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520197
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté, pris sur délégation de signature et suffisamment motivé, était légal, notamment au regard du rejet définitif de la demande d'asile du requérant. Les moyens invoqués, y compris ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme (articles 3 et 8), ont été écartés.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533460
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision n'était entachée ni d'incompétence ni d'un défaut de motivation, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que la situation du requérant ne relevait pas des motifs humanitaires ou exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILMOTO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534463
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement (OQTF sans délai, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (3e Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'erreur matérielle sur le nom dans l'arrêté est sans incidence sur son identification, et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation. Concernant l'article 8 de la CEDH, le tribunal considère que le requérant, célibataire, sans enfant et en France depuis seulement 2022, n'établit pas que le centre de ses intérêts privés et familiaux se trouve en France. **Textes appliqués** : Article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603971
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de transfert "Dublin" vers l'Allemagne. Le tribunal a annulé la décision du préfet de police, considérant que l'administration n'avait pas établi la régularité de la procédure, notamment en ce qui concerne la remise des brochures d'information dans une langue comprise par le requérant, en méconnaissance du règlement (UE) n°604/2013. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604168
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'une décision implicite de refus de délivrer un récépissé pendant l'instruction d'un renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la suspension, la requérante ayant depuis été convoquée pour déposer son dossier complet. Il a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : KA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604207
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'aucune obligation de procédure contradictoire n'était prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avant un tel refus. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la situation.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604214
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle n'était pas suffisamment motivée et ne démontrait pas que le retrait des conditions d'accueil était proportionné à la situation personnelle du requérant, comme l'exigent l'article L. 551-16 du CESEDA et l'article 20 de la directive européenne 2013/33/UE. Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608073
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la requête d'une ressortissante russe demandant l'injonction de délivrer son titre de séjour et un document de circulation pour son fils mineur. Le juge a estimé que la requérante ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par la procédure, notamment en ne justifiant pas suffisamment des préjudices allégués. L'ordonnance a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans préjudice d'un éventuel recours sur le fondement de l'article L. 521-3.
Avocat : CABINET KAMS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601231
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour ordonner une suspension en urgence.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601348
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures associées. Le tribunal a jugé que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées, et que le droit d'être entendu avait été respecté. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PARAISO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211592
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête d'une professeure des écoles contestant l'avis "satisfaisant" attribué à son dossier de promotion. La juridiction estime que cet avis, ainsi que les décisions rejetant ses recours gracieux, ne constituent que des mesures préparatoires et ne sont pas des actes faisant grief susceptibles d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête est jugée irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601534
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande de suspension en référé de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nuls. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en raison de l'accumulation d'infractions graves et répétées du requérant, ce qui prime sur son besoin professionnel de disposer de son permis. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NAKACHE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602040
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de référé-suspension et d'injonction relative à un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602068
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur un recours en référé-liberté (article L. 521-1 CJA) concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge en donne acte. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Avocat : AARPI HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602314
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé la mesure d'interdiction de retour pour vice de forme, constatant une contradiction entre la motivation (un an) et le dispositif (deux ans) de l'arrêté. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'absence d'examen de la situation personnelle et à l'insuffisance de motivation générale, ont été rejetés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEVESQUE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602700
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a assorti d'une astreinte de 100 euros par jour l'injonction faite à la préfète de l'Essonne de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Cette décision, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a également condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402988
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de Mme B... C... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et d'APL d'un montant total de 6 431,63 euros. Le juge, saisi en tant que juge de fond, estime que la requérante ne démontre pas être dans une situation de précarité justifiant la remise, et que les erreurs de déclaration à l'origine de l'indu, même non frauduleuses, ne permettent pas d'établir sa bonne foi au sens des textes applicables. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale qui régissent la récupération et la remise possible des prestations indûment versées.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600659
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme K... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que le préfet de la Gironde était compétent pour signer l'arrêté et que la procédure de prise en charge par les autorités allemandes était régulière. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n°604/2013 (règlement Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600906
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant initialement l'annulation d'un refus de validation d'une circulaire électorale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602402
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au recteur de l'académie de Créteil d'affecter une aide humaine individuelle de vingt heures hebdomadaires à un élève handicapé. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par une situation de quasi-déscolarisation de l'enfant et que l'injonction était utile pour faire appliquer la décision de la CDAPH. La solution s'appuie sur les principes d'inclusion scolaire et de droit à l'éducation posés par les articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation.
Avocat : MOLLER