Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601857
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une mère visant à enjoindre à l'administration d'affecter une aide humaine à son enfant handicapé. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la situation litigieuse perdurant depuis près de deux ans. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601862
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension et d'injonction de la société Mondus Sapore. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, la caducité du permis de construire saisonnier étant intervenue de plein droit avant la requête. La société n'a pas justifié de circonstances nécessitant une mesure dans un délai de quarante-huit heures.
Avocat : JEAN-JOEL GOVERNATORI AVOCAT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601863
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d’un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation personnelle et professionnelle précaire invoquée par le requérant, bien que regrettable, ne caractérisait pas l’urgence particulière requise pour la sauvegarde d’une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d’urgence.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600336
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de la SCI D’Ilyes visant à réduire ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Cette demande était devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale après l'introduction du recours. Le tribunal a également rejeté la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, faute de justification de frais exposés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600432
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un refus implicite de remboursement de frais de déplacement liés à la formation continue d'une magistrate. Considérant que la requête met en cause la première présidente de la cour d'appel de Saint-Denis, le tribunal a estimé devoir se dessaisir pour garantir l'impartialité de la juridiction. Il a donc ordonné, en application de l'article R. 312-5 du code de justice administrative, la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il en attribue le jugement à une autre juridiction.
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600113
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal refusant un permis de construire pour un projet immobilier mixte (crèche, logements et villas) à la Martinique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Martinique (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension de l'arrêté de refus de permis de construire. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la société requérante n'a pas démontré que l'exécution immédiate de la décision lui causerait un préjudice suffisamment grave et irréparable, malgré la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3-1 du code de justice administrative pour les refus de permis. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1) et à la présomption d'urgence pour les refus d'autorisation d'urbanisme (article L. 600-3-1) ont été examinées, mais n'ont pas conduit à la suspension sollicitée.
Avocat : KEITA-CAPITOLIN YASMINA
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600121
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal admettant d'office un agent territorial à la retraite pour limite d'âge. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de prise en compte d'une maladie professionnelle non consolidée, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'agent ayant atteint la limite d'âge sans demande de prolongation d'activité. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : CATOL
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501296
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait des injonctions contre le préfet concernant l'accès au service public d'immigration. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, intervenu avant l'examen au fond, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle estime qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'allouer les frais de justice demandés sur le fondement de la loi relative à l'aide juridique.
Avocat : LE CHEVILLIER
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600323
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une décision du rectorat relative au refus d'un congé de longue durée et au reclassement en congé de longue maladie. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car le requérant ne justifie pas de l'existence d'une décision expresse ou implicite du recteur pouvant faire l'objet d'un recours. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600438
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête en référé-suspension formée par un ressortissant étranger contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, considérant que la situation de l'intéressé, qui réside en France depuis de nombreuses années et a une vie familiale établie, ne présentait pas de gravité immédiate justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, notamment l'article L. 521-1.
Avocat : PIALOU
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600445
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions relatives à l'organisation du service public de la préfecture n'étaient pas de son ressort en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également considéré que le requérant ne justifiait pas suffisamment de l'urgence et de l'utilité de la mesure sollicitée, faute de preuves tangibles sur l'ancienneté de ses démarches et l'existence d'une situation de vulnérabilité particulière.
Avocat : PIGNEIRA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600648
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet pour déposer sa demande de titre de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante n'établissait pas que sa situation personnelle était menacée à brève échéance. Par conséquent, sans examiner le fond de l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée, la demande a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600649
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant une injonction au préfet pour déposer sa demande de titre de séjour et obtenir un récépissé de travail. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, car il n'établissait pas que sa situation personnelle ou familiale était menacée à brève échéance. Par conséquent, sans examiner le fond des atteintes alléguées aux libertés fondamentales, la demande a été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600650
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire demandant une injonction au préfet pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, car sa situation ne nécessitait pas une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures. La demande a donc été rejetée sans examen du fond, en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2402035
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... visant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour, car le préfet lui avait délivré la carte demandée postérieurement à l'introduction du recours. La juridiction a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante la somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500065
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de M. A... concernant le remboursement de l'impôt sur le revenu. Cette décision est motivée par le fait que l'administration avait déjà prononcé le dégrèvement de la somme contestée avant le jugement, rendant la requête sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'Etat à verser à M. A... une somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MALGOYRE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600958
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601009
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants nés et scolarisés à Mayotte, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600045
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante jamaïcaine. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est soulevé en l'état. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401689
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en juge unique, rejette la demande d'annulation d'une contrainte pour recouvrement d'un indu d'allocation de logement. Il juge l'opposition à la contrainte recevable, ayant été formée dans le délai légal de 15 jours, mais rejette le fond de la requête. Le tribunal estime que le requérant n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de l'organisme payeur, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : X