Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602682
Le Tribunal administratif de Lille rejette la protestation d'un électeur concernant des irrégularités alléguées lors de la campagne du premier tour des élections municipales de Fretin. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle est privée d'objet, le premier tour n'ayant permis d'élire aucun candidat et le requérant ne concluant pas à l'annulation de l'élection. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 du code électoral.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600433
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la demande de suspension en référé présentée par une agente du département du Puy-de-Dôme. La requérante contestait le refus de reconnaître son syndrome anxiodépressif comme imputable au service et demandait son placement en congé pour invalidité temporaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré une baisse de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'existe, notamment au regard des dispositions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique.
Avocat : CHERAMY
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2400270
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requérante. Le sujet principal était un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale des Harkis concernant l'allocation d'une indemnité. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après une décision rectificative de l'administration, n'avait pas répondu dans le délai imparti, entraînant un désistement implicite en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600906
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une hausse du prix du gazole à une station-service communale. Le juge a estimé que le litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial (SPIC) dans le cadre de ses relations contractuelles, relevait de la compétence des juridictions judiciaires et non du juge administratif. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600872
Le Tribunal administratif de Pau rejette la demande de suspension en référé de quatre avis de saisie administrative à tiers détenteur. Le juge constate que la requête, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est irrecevable car elle n'est pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Par conséquent, il n'est pas statué sur les arguments d'urgence et de moyen sérieux invoqués par le requérant.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404697
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de regroupement familial opposé à un ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juridiction estime que l'autorité préfectorale n'a pas commis d'erreur d'appréciation en relevant que le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également la violation de l'article 8 de la CEDH, considérant que l'absence de vie commune antérieure et le caractère récent du mariage ne permettent pas d'établir une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale.
Avocat : PEREZ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405493
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant géorgien. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête principale, constatant que le préfet avait délivré une carte de séjour temporaire valable jusqu'en mars 2026 après l'introduction du recours. Le tribunal a appliqué la jurisprudence selon laquelle il n'y a plus lieu de statuer sur l'annulation d'une décision de rejet lorsque l'administration a ultérieurement accordé le titre sollicité.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406936
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'admission au séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la demande, concernant un titre de séjour relevant de la procédure dématérialisée obligatoire, avait été irrégulièrement adressée par voie postale. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître de décision implicite susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État et aux dispositions des articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504159
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, respecte le droit d'être entendu, et que le requérant, majeur, ne peut se prévaloir des dispositions protectrices des mineurs ou de l'article 3 de la CEDH sans apporter d'éléments probants. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601669
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet concernant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. Le juge a considéré que cette décision implicite avait été remplacée par une décision expresse de clôture du dossier, rendant la demande de suspension sans objet. La requête a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601834
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant albanais, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation, au défaut de notification dans une langue comprise, au respect de la vie privée et familiale, et à la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600644
**Sujet principal** : Recours contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocations. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (ordonnance du président de la 1re chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée en totalité. Les conclusions demandant l'annulation et la suspension de la contrainte sont jugées irrecevables pour tardiveté, l'opposition ayant été déposée après l'expiration du délai légal de quinze jours. La demande d'injonction à France Travail de produire des preuves est également rejetée, car elle ne relève pas de l'office du juge administratif. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables) et l'article R. 5426-22 du code du travail (délai et modalités de l'opposition à une contrainte).
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602182
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui bénéficie déjà d'une autorisation provisoire de séjour renouvelable jusqu'en 2027, ne démontre pas l'urgence nécessaire au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'étant pas remplie, le tribunal n'a pas à examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602382
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger demandant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu du délai écoulé depuis la première demande et de l'expiration du titre précédent. En conséquence, il a enjoint à l'administration de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande de délivrance immédiate d'un récépissé.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602578
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, suspend l'exécution du refus d'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire d'un salarié protégé. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie en raison d'un mouvement social important provoqué par la réintégration, et qu'un doute sérieux existe sur la légalité de la décision, le salarié n'étant pas membre des instances paritaires nationales ou territoriales visées par l'accord collectif applicable. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord étendu du 28 janvier 2016.
Avocat : SCP D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603365
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant malien demandant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la procédure normale imposée par les arrêtés de 2021 et 2023 passe par la plateforme en ligne ANEF, sans que le requérant n'ait démontré l'impossibilité de l'utiliser. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une requête en référé en l'absence d'urgence manifeste.
Avocat : BERTE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400119
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête d'une cadre hospitalière de l'AP-HP qui contestait un blâme pour accès illégitime au dossier médical d'un patient connu. La juridiction estime que les faits, constituant une atteinte à la confidentialité des données, sont bien une faute disciplinaire justifiant la sanction, et que la décision était suffisamment motivée. Elle applique les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET HOWARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510234
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent, que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation irrégulière et du casier judiciaire de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10.
Avocat : CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513335
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation de l'arrêté. Elle a jugé que les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, prévues aux articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas remplies en l'espèce.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517817
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que cette décision, en ne tenant pas compte de l'insertion professionnelle stable, de la vie familiale (concubinage et enfant né en France) et de la protection subsidiaire accordée à la conjointe du requérant, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a en conséquence fait droit aux conclusions en annulation, rendant sans objet l'examen des autres moyens et des conclusions en injonction.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)