Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520385
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer une carte de résident à un réfugié. Le tribunal a constaté qu'une carte avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions demandant l'annulation et une injonction. Il a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : THISSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532052
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malien, visant à annuler un arrêté préfectoral du Val-de-Marne lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour d'un an et fixant son pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et n'avait pas méconnu le droit d'être entendu, car l'intéressé n'avait pas sollicité d'entretien. Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532618
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral du Val d'Oise. Le tribunal a jugé que les griefs tirés du défaut d'audition préalable et du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), du refus de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 611-1 et L. 613-1.
Avocat : BOUDJELLAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532645
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, considérant l'urgence de la situation. Il a ensuite examiné la légalité de l'arrêté au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant les conditions de fin du droit de se maintenir sur le territoire après un rejet de demande d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533568
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que l'irrégularité alléguée du contrôle d'identité était sans incidence sur la légalité de la décision administrative et que la signature électronique de l'arrêté par le sous-préfet, agissant par délégation, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la signature des actes administratifs.
Avocat : VELEZ DE LA CALLE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605076
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a déclaré sans objet la demande d'un requérant visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour procéder à cette délivrance, ce qui privait sa demande de son utilité. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux référés.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607356
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B..., qui contestait le refus de son admission au titre de l'asile et sa mise en zone d'attente. La juridiction a estimé que les griefs relatifs à l'absence d'interprète et à la violation de la confidentialité n'étaient pas fondés, l'entretien s'étant déroulé en français à la demande du requérant et le partage d'informations avec le ministre compétent étant légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ONDZE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504942
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'une propriétaire visant à enjoindre à la DREAL de Normandie d'exécuter un protocole d'accord relatif à des infiltrations d'eau et à la pose de fissuromètres. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car les infiltrations ne pénètrent pas dans l'habitation et la pose de jauges n'est pas une mesure conservatoire urgente. La demande de condamnation pécuniaire est également rejetée.
Avocat : DEBLIQUIS MAXIME
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518088
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valide. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518117
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conditions de délivrance du titre de séjour étudiant).
Avocat : SAOUDI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518166
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante chinoise demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour travailler. Le juge constate qu'une telle attestation valable jusqu'au 18 mars 2026 a été délivrée postérieurement à la requête, ce qui rend la demande sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, mais l'État est condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais exposés pour sa défense, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601356
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal de fermeture administrative d'un immeuble loué en courte durée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, celui-ci étant pris sur le fondement des pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du CGCT) pour un établissement pouvant être assimilé à un établissement recevant du public (ERP) de type "hôtel" ou "autre établissement touristique" nécessitant une autorisation d'ouverture. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (condition de doute sérieux), articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police du maire), et règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les ERP.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601360
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé de la fermeture administrative de l'établissement « Le Campus Café », ordonnée par arrêté préfectoral. Le juge a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve d'un doute sérieux quant à la légalité de la mesure, notamment sur les faits de facilitation de trafic de stupéfiants justifiant la fermeture. La décision s'appuie sur les articles L. 333-2 et L. 333-3 du code de la sécurité intérieure, et le juge a considéré que la condition d'urgence, bien que caractérisée par des difficultés financières, ne pouvait à elle seule justifier la suspension en l'absence de ce doute sérieux.
Avocat : ORIER AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601363
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'instruire une demande de renouvellement de titre de séjour et de délivrer un document provisoire. Le juge constate que l'administration a délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Il est donc ordonné qu'il n'y a plus lieu de statuer, la condition d'urgence n'étant plus remplie, sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601398
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge a fait droit à la demande du préfet, estimant que l'occupation des lieux par l'intéressé, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne soulevait aucune contestation sérieuse et que la libération du logement présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603007
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui avait saisi le juge pour obtenir une injonction de délivrance d'une habilitation d'accès aéroportuaire. Le désistement est intervenu après que l'administration a accordé l'habilitation demandée, rendant la requête sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé et au désistement.
Avocat : MOUTET
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302503
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., qui contestait son compte-rendu d'entretien professionnel 2021-2022 et le rejet de son recours gracieux. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui a conduit le tribunal à clore la procédure sur ce fondement.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404030
Le Tribunal administratif de Melun statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le titre de séjour ayant été délivré entre-temps au requérant. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros au demandeur au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL LFMA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412413
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler la clôture de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le refus d'enregistrement, motivé par l'absence de justificatif d'entrée régulière en France (déclaration d'entrée requise pour un ressortissant non-UE entrant depuis l'espace Schengen), ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable, conformément aux articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506592
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante haïtienne visant à obtenir l'injonction au préfet de délivrer un récépissé ou un accès à son compte ANEF. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise, notamment au regard des délais de traitement des demandes de titre de séjour. Il relève également que l'administration a mis en place, conformément à l'arrêté du 1er août 2023, des solutions de substitution pour les usagers rencontrant des difficultés avec la plateforme ANEF, que la requérante n'a pas utilisées.
Avocat : ACTIS AVOCATS