Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602926
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Il a constaté un défaut de compétence territoriale, car le requérant résidait dans le Val-d'Oise à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juridiction territorialement compétente.
Avocat : HASENOHRLOVA-SILVAIN LUCIE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602988
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par la préfecture sur sa demande, déposée le 30 octobre 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 1er mars 2026 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est plus utile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision.
Avocat : CABINET SANDRA SERY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603377
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge estime que les moyens soulevés, relatifs à l'irrégularité présumée du contrôle routier et de l'interpellation, sont inopérants pour contester la légalité de la suspension. La décision s'appuie sur les articles L. 224-2 et R. 235-5 du code de la route, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603435
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge estime que la requérante, en se bornant à contester le bien-fondé de l'indu sans invoquer sa situation de précarité ou sa bonne foi, ne soulève qu'un moyen inopérant dans le cadre d'un recours contre une décision gracieuse. La décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603863
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait l'injonction de délivrer un récépissé et l'examen de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que sa demande de carte de séjour "recherche d'emploi", déposée le 4 décembre 2025, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet le 4 mars 2026 en vertu de l'article R. 422-12 du CESEDA. Par conséquent, ses conclusions sont jugées manifestement mal fondées, sans qu'il soit besoin d'examiner leur recevabilité.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603875
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé et d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment au vu de la durée déjà écoulée sans document. La demande est donc rejetée sans examen du fond, en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : VELEZ DE LA CALLE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603915
**Sujet principal** : Demande de suspension d’un maintien en zone d’attente et d’admission sur le territoire français, présentée par une ressortissante malienne dont la demande d’asile a été rejetée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande, estimant qu’elle ne présente pas un caractère d’urgence justifiant une mesure de sauvegarde d’une liberté fondamentale. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions de l’urgence et du référé-liberté), ainsi que les articles L. 311-1 et L. 341-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (conditions d’entrée et placement en zone d’attente).
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603933
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé et d'instruire sa demande de titre de séjour en tant que conjoint d'un citoyen de l'Union. Le juge a estimé que le silence gardé par la préfecture sur sa demande initiale avait fait naître une décision implicite de rejet, et qu'un tel refus ne constitue pas, en soi, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603977
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'une étudiante marocaine visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment en raison d'un délai de plus de trois semaines écoulé depuis l'expiration de son titre. De plus, il a rappelé qu'en application des articles R. 432-2 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le silence de l'administration sur une demande de renouvellement d'un titre étudiant vaut décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre-vingt-dix jours.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604121
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir le renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Non-lieu à statuer, suite au désistement pur et simple du requérant après que la préfecture l'a convoqué pour déposer sa demande. **Textes appliqués** : La procédure de référé était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté). La décision de non-lieu fait suite à l'extinction de l'instance par désistement.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604165
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de M. B... visant à obtenir la restitution de son passeport et de sa carte nationale d'identité. Le juge estime que l'administration préfectorale était fondée à réclamer ces titres, car les décisions définitives du tribunal de proximité refusant la délivrance d'un certificat de nationalité française (sur le fondement de l'article 47 du code civil) ont privé de base légale les documents d'identité détenus. La condition d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas caractérisée.
Avocat : HARROCH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604166
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante, ayant déposé sa demande de renouvellement hors des délais légaux prévus par l'article R. 431-5 du CESEDA, s'est placée elle-même dans la situation d'urgence invoquée (risque de licenciement). **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du Code de justice administrative (conditions du référé-liberté) et l'article R. 431-5 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délais pour demander le renouvellement d'un titre de séjour).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601863
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension d'un arrêté municipal refusant un permis de construire valant permis de démolir pour un projet de logements collectifs. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence, bien que présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, est renversée en l'espèce, la commune démontrant l'absence de circonstances particulières justifiant l'urgence. Le juge ne procède pas à l'examen du doute sérieux sur la légalité. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL JL AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602070
Sujet principal : Demande de suspension et d'injonction en référé concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour, suivie d'un désistement. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction, rendant celles-ci sans objet. Il condamne néanmoins l'Etat à verser à la requérante une somme au titre des frais exposés pour l'instance. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-1, L. 522-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET SOPHIE MARECHAL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602073
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet opposée à la demande de renouvellement de titre de séjour étudiant d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie par présomption et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des stipulations du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le préfet a été enjoint de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : MEGHERBI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602259
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une doctorante visant le refus de réinscription en 4ème année de doctorat par l'école doctorale ABIES. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction s'est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 14 de l'arrêté du 25 mai 2016 concernant la durée dérogatoire de préparation du doctorat.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602293
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Pologne d'un ressortissant ukrainien demandeur d'asile. Le requérant invoquait une atteinte excessive à sa vie familiale et les risques liés au conflit en Ukraine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les autorités françaises n'étaient pas tenues d'exercer la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) pour examiner sa demande, la Pologne étant l'État membre responsable.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602666
Le Tribunal administratif de Versailles a statué sur une demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et sur des conclusions en référé-suspension et référé-injonction dans le cadre d'un litige relatif à une demande de carte de résident. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a donné acte de ce désistement et a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire au titre de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Le surplus des conclusions, notamment la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles, a été rejeté.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602676
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci s'appliquant de plein droit à la procédure d'exécution de l'ordonnance précédente. Il rejette également la demande de modification de l'injonction et de prononcé d'une astreinte, estimant que l'inexécution de l'ordonnance initiale ne constitue pas, en l'espèce, un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative permettant une telle modification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602773
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison d'une présomption d'urgence applicable au renouvellement. Concernant le doute sérieux sur la légalité, le juge a relevé que la requérante, titulaire d'une carte "vie privée et familiale", invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-10 du CESEDA, qui encadre le refus de renouvellement pour ce type de titre. En l'absence de mémoire en défense du préfet pour contester ces moyens, le juge a considéré qu'ils étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet.
Avocat : TOMASI