Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500369

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir. Le sujet principal est la demande d'une requérante visant à obtenir du juge qu'il enjoigne à la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) de lui communiquer des informations sur le décès et l'inhumation d'un aïeul. La juridiction estime que de telles conclusions, qui ne tendent ni à l'annulation d'une décision ni à une condamnation pécuniaire, sont irrecevables, car elles ne relèvent pas de l'office du juge administratif. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.

16 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600960

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a reconnu l'urgence due au caractère exécutoire de la mesure, mais a estimé que le requérant n'avait pas démontré que l'OQTF portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la demande de suspension et les autres conclusions ont été rejetées.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601008

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais que l'atteinte alléguée aux libertés fondamentales (vie privée et familiale, droit à un recours effectif) n'est pas caractérisée comme grave et manifestement illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 761-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

16 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601010

Le Tribunal administratif de Mayotte, saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement, se déclare incompétent pour statuer. Il constate que le jugement dont l'exécution est demandée a fait l'objet d'un appel devant la cour administrative d'appel de Bordeaux. En application des articles R. 921-2 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet donc le dossier à cette cour d'appel, seule compétente pour ordonner les mesures d'exécution.

Avocat : WEYL

16 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405194

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en matière d'excès de pouvoir, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de remise de dette par la CAF et à obtenir cette remise. Le tribunal a constaté que la créance litigieuse, relative à un indu d'allocation de logement sociale, avait été intégralement remboursée par le requérant avant le jugement, rendant ainsi sa demande sans objet. La décision s'appuie sur les principes généraux de la procédure contentieuse administrative.

16 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502900

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en contentieux de l'aide sociale, a annulé le refus du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement » à la requérante. Le juge a estimé, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, que l'état de santé de la dame (pathologies douloureuses, prothèses de hanche et déplacement à l'aide d'une béquille) répondait aux critères légaux d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement. La juridiction a donc substitué sa propre appréciation à celle de l'administration et a enjoint au département de délivrer la carte.

16 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603264

**Sujet principal** : Annulation d'une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de reconduite à la frontière). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée, considérant qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité particulière de la requérante (enceinte et accompagnée de deux enfants mineurs, sans ressources ni hébergement stable). **Textes appliqués** : Articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à la motivation des décisions et à l'évaluation de la vulnérabilité.

Avocat : BONY-CISTERNES

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603559

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence du 26 février 2026. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que la mesure était justifiée par la perspective raisonnable d'un transfert vers la Roumanie au titre du règlement Dublin. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 751-2, et a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.

Avocat : AKAR

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603266

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert vers la Croatie et l'assignation à résidence de deux demandeurs d'asile turcs. Le tribunal a prononcé leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Il a ensuite constaté un non-lieu à statuer sur le fond, les décisions attaquées ayant été retirées par le préfet avant le jugement.

Avocat : GILBERT

16 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603896

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et que l’injonction sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604048

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la délivrance d'un récépissé ne faisait pas obstacle à cette décision. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604140

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la mesure sollicitée (l'injonction de délivrer une attestation) ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et l'article L. 522-3 du même code (rejet pour absence d'urgence ou demande mal fondée). Le rejet implicite de la demande de titre de séjour est né en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai de quatre mois).

16 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604384

Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour et de délivrer une attestation. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle pour prendre une décision. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.

16 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504076

Le Tribunal Administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui demandait un dégrèvement de taxe foncière. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, ayant déjà accordé intégralement les sommes réclamées pour les années 2024 et 2025. La juridiction rejette également la demande de la société concernant les frais de procédure.

16 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504078

Le Tribunal administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui contestait ses bases de taxe foncière. L'administration ayant accordé le dégrèvement demandé pour les années 2024 et 2025, la demande est devenue sans objet. La juridiction rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600474

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande de suspension du retrait de permis de conduire. Le requérant, un artisan-glacier, n'a pas démontré l'urgence, car il n'a pas justifié que ses déplacements professionnels ne pouvaient être assurés par un accompagnant ou un collaborateur. La juridiction a appliqué les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : IVALDI

16 mars 2026
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600770

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la commune bénéficiant déjà d'une bonne couverture mobile selon les cartes de l'Arcep, et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la décision du maire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux déclarations préalables et à leur instruction.

Avocat : BON-JULIEN EMANUELLE

16 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600085

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler un marché public de bornes Wifi attribué à la société QOS Télécom. Le juge estime que le requérant, tiers évincé, ne démontre pas que les vices allégués dans la notation de son offre (notamment l'attribution d'une note zéro sur un critère RSE) présentent un lien direct avec son éviction ou une gravité suffisante pour être relevés d'office. La décision s'appuie sur les principes gouvernant le recours des tiers devant le juge du contrat, issus du code de justice administrative et de la jurisprudence.

16 mars 2026
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600114

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant un indu d'APL de 867,31 euros. La juridiction estime que les moyens invoqués par la requérante, relatifs à sa bonne foi et à sa situation précaire, sont inopérants pour contester le bien-fondé de l'indu, car ils ne sont pertinents que dans le cadre d'une demande de remise gracieuse de dette. La décision s'appuie sur les articles du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale régissant la récupération des indus d'APL, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.

16 mars 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600502

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement établi que la présence de l'intéressé, en situation irrégulière et faisant l'objet de poursuites pénales, constituait une menace à l'ordre public justifiant la mesure. Il a également estimé que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée au regard de l'impératif d'ordre public, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIAZ

16 mars 2026• Reconduite à la frontière