Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600354
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre le refus d'une autorisation d'enseigne commerciale. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (ordonnance du président de la formation de jugement). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la société n'ayant pas joint la décision attaquée à sa requête malgré une mise en demeure de régularisation. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601170
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de la caisse d'allocations familiales ayant mis fin aux droits au RSA et à l'APL. Le juge estime la requête irrecevable car le requérant n'a pas exercé les recours administratifs préalables obligatoires, prévus par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête étant manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601258
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi d'une requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a constaté que le requérant résidait dans le département du Nord et n'était pas placé en rétention dans le ressort du tribunal saisi. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence, le président a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lille, déclaré territorialement compétent.
Avocat : AGUILAR
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508144
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté de reconduite à la frontière et l'assignation à résidence, ainsi qu'à obtenir un titre de séjour. La juridiction a estimé que le préfet de Tarn-et-Garonne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant ces mesures, considérant notamment l'absence de titre de séjour régulier du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SADEK
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601225
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) formée par une requérante pour obtenir la reprise de l'instruction de sa demande de retraite et l'identification du régime compétent. Le juge a estimé que la demande de reprise d'instruction n'avait pas d'utilité, les pièces démontrant que le traitement administratif était en cours auprès des différents organismes concernés. Il a également jugé qu'il n'appartenait ni à l'université mise en cause, ni au juge des référés, de procéder à l'identification du régime de retraite compétent, cette mission relevant des organismes gestionnaires.
Avocat : SARL ALTEIA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601327
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par les parents d'une enfant handicapée, demandant l'affectation d'un accompagnant (AESH-i) conformément à la décision de la CDAPH. Le juge a constaté l'urgence liée à la carence de l'administration dans la mise en œuvre de cette décision, compromettant gravement le droit à l'éducation de l'enfant. Il a donc enjoint au recteur de l'académie de Toulouse de procéder à cette affectation sous astreinte, en application des articles L. 111-1 et L. 131-1 du code de l'éducation garantissant le droit à l'instruction.
Avocat : LANGLOIS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601438
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un permis de construire pour une centrale agrivoltaïque. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des critères agricoles stricts du code de l'énergie que le projet ne satisfait pas pleinement. Le juge estime que l'administration, liée par un avis défavorable de la commission départementale, était en situation de compétence liée pour rejeter la demande.
Avocat : CABINET BCTG AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601622
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale, ni ne démontrait l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : POUGAULT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601630
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une occupation sans titre d'une dépendance du domaine public communal. Le juge a considéré que l'installation d'une tente dans le parc Félix Lavit, sans équipements sanitaires et à proximité d'une aire de jeux, constituait une occupation illicite générant un risque pour la salubrité publique et portant atteinte à la destination des lieux, justifiant une mesure urgente. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques pour enjoindre aux occupants de quitter les lieux, sous peine d'expulsion par la force publique.
Avocat : D'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601633
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant la décision du conseil départemental de la Haute-Garonne de mettre fin à la prise en charge ASE de Mme C... et de son enfant. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que le département, en mettant fin à la prise en charge au motif que l'enfant avait atteint l'âge de trois ans, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La juridiction a également rejeté la demande d'injonction et d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : GALINON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601651
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en désignant un expert judiciaire. Cette décision, prise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état d'immeubles avoisinants avant, pendant et après des travaux ferroviaires, afin d'établir un état des lieux préalable et d'évaluer d'éventuels dommages ultérieurs. La mission d'expertise est ordonnée pour sécuriser l'exécution de travaux publics en prévenant et documentant tout préjudice aux propriétés riveraines.
Avocat : FABRESSE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601657
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de la commission de médiation ayant refusé une demande d'hébergement prioritaire. Le juge a estimé que le requérant, bien que vivant à la rue avec ses enfants mineurs, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition nécessaire pour prononcer la suspension. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a en revanche été accordée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601824
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence pris contre un ressortissant nigérien. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la décision préfectorale était régulière. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant, tout en rejetant sa demande de condamnation de l'État à payer une somme à son conseil.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601626
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante russe demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge a constaté que l'administration avait délivré une attestation de prolongation d'instruction valide, rendant la demande de document provisoire sans objet et faisant échec à la condition d'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui régissent les effets de cette attestation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601789
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la décision préfectorale, fondée sur l'absence de justificatif de niveau de langue française (B1) malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief en raison de l'incomplétude du dossier, la rendant irrecevable. La solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601806
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le calcul de son allocation chômage et une demande de remboursement. La juridiction a estimé que le litige, portant sur une prestation servie au titre du régime d'assurance chômage par France Travail, relevait de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire en vertu des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En conséquence, le juge a appliqué l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande comme ne relevant pas de sa compétence.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505457
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Hérault était compétent pour signer la décision contestée, celle-ci ayant été prise par délégation régulière. Les moyens soulevés, notamment concernant la motivation, la procédure et la proportionnalité au regard du droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH et accord franco-algérien), n'ont pas été retenus.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505598
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision, signée par un secrétaire général disposant d'une délégation régulière, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA). Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : MISSLIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506194
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 1er avril 2025, considérant que le préfet de l'Hérault avait méconnu les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit d'un titre de séjour "vie privée et familiale" dans la situation de la requérante. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour associées sont également annulées.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506273
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante albanaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision était suffisante. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : RUFFEL