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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société MS Amlin Marine N.V., assureur subrogé, qui demandait la condamnation de Voies Navigables de France (VNF) pour des dommages subis par un bateau dans l'écluse n°8 de Moislains. Le tribunal a reconnu l'existence d'un lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage causé par un cordage immergé. Cependant, il a estimé que VNF rapportait la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage, le cordage provenant d'une source extérieure et s'étant introduit fortuitement dans le sas sans que sa présence puisse être détectée. La responsabilité de VNF n'a donc pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour en tant que parent d'enfants français. La juridiction a estimé que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de leurs trois enfants, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur des enfants, garanti par la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, la décision préfectorale du 2 août 2023 a été maintenue.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire. La requérante invoquait l’urgence liée à ses besoins professionnels et familiaux, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison d’un stage de reconstitution effectué. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour n'était entachée d'aucun vice de procédure, défaut d'examen, erreur de droit ou erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour, ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SARL L Delahaye Aménagement et autres, qui demandaient l'annulation de la délibération du 8 avril 2022 du conseil municipal de Cauffry approuvant la modification n°1 du plan local d'urbanisme (PLU), en tant qu'elle classait plusieurs parcelles en zone agricole. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, l'irrégularité de la procédure, et l'erreur de droit, mais les a écartés. Il a jugé que la commune était compétente pour adopter la modification, que la procédure était régulière, et que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation ni d'incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD). La solution retenue est le rejet de la requête, fondée notamment sur les articles L. 153-31, L. 153-37 et L. 153-40 du code de l'urbanisme, ainsi que sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et les lois ALUR et relatives à l'état d'urgence sanitaire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait le paiement sous astreinte de 16 430,68 euros par le CHU Amiens-Picardie au titre de redevances sur la vente de ciclosporine. Le juge estime que l'urgence n'est pas justifiée et que la décision du CHU du 3 juin 2025 fait obstacle à toute mesure utile. La demande est donc rejetée comme mal fondée.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B D et M. A D tendant à enjoindre au préfet de leur délivrer une autorisation provisoire de travail. Les requérants, membres de famille d’une réfugiée reconnue, n’ont pas produit les justificatifs de nationalité exigés par l’annexe 10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui bloque l’instruction de leur demande de titre de séjour. En l’absence de ces pièces, la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse et ne présente pas d’utilité. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait un avis à tiers détenteur émis pour le recouvrement de taxes d'habitation (2015-2022). La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, car M. A n'avait pas formé de demande préalable auprès de l'administration fiscale, comme l'exigent les articles L. 281 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales. En l'absence de décision explicite ou implicite de l'administration, le tribunal ne pouvait être saisi directement.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour, fondé sur l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (mariage avec un ressortissant français). En cours d’instance, le préfet de l’Oise a délivré à Mme A une carte de séjour temporaire valable jusqu’en février 2026, ce qui a rendu sans objet les conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance du 7 juillet 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes, mais a condamné l’État à verser 500 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par M. A, un ressortissant ivoirien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, a constaté que l'intéressé avait été placé en rétention administrative dans le ressort du tribunal administratif de Lille. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Lille, seul territorialement compétent pour connaître de l'affaire.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d’utilité, dès lors que l’intéressée disposait déjà d’un titre de séjour en cours de validité jusqu’au 8 août 2025. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande était née du silence gardé par la préfecture pendant plus de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ordonner la délivrance d'un récépissé aurait eu pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui demandait d’enjoindre au préfet de l’Oise de statuer sur sa demande de protection temporaire. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant deux mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément au décret n°2014-1292 du 23 octobre 2014. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, condition non satisfaite pour l’application de l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme mal fondée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait la suspension de la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée au sein du ministère de l'agriculture. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a accordé une provision à Mme A sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en raison d’un accident médical non fautif survenu le 6 octobre 2021 au centre hospitalier d’Abbeville, ayant entraîné une paralysie sciatique droite avec un déficit fonctionnel permanent de 40 %. L’obligation de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) a été jugée non sérieusement contestable au titre de la solidarité nationale, conformément au II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La provision allouée a été fixée à 63 418,50 euros, montant non contesté par l’ONIAM, pour couvrir partiellement les préjudices liés à l’aide par tierce personne et aux frais de logement adapté. Les demandes supplémentaires de Mme A ont été rejetées comme insuffisamment justifiées à ce stade.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire et plusieurs retraits de points. Le requérant s'est désisté de ses conclusions concernant la décision d'invalidation et certaines infractions, désistement dont il a été donné acte. Sur le surplus, le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, cette notification ne conditionnant pas la légalité des retraits. Enfin, pour les infractions commises les 28 juin, 10 novembre et 7 décembre 2023, constatées par radar automatique, le ministre n'a pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle conditionnant la régularité de la procédure.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire. Le tribunal constate que, selon le relevé d'information intégral, la décision d'invalidation a été rapportée et le retrait de points supprimé, rendant le litige sans objet. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête. M. B est invité à se rapprocher de l'ANTS pour obtenir la réédition de son permis.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant irlandais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire sud-africain contre un permis français. Le tribunal a jugé que la demande, déposée le 19 février 2024, était tardive car le délai d'un an prévu par l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012 avait expiré le 10 septembre 2022, la résidence normale du requérant étant établie au 10 septembre 2021. La circonstance que M. B ait été induit en erreur par des renseignements erronés est sans incidence sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du préfet de police du 21 juin 2024 suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas à être mise en œuvre en raison de l'urgence, le conducteur présentant un danger grave et immédiat pour la sécurité routière.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire. Le tribunal a jugé qu'il n'appartient qu'aux juridictions judiciaires de se prononcer sur la régularité des procès-verbaux d'infraction, et que le besoin du permis pour la vie quotidienne ou l'activité professionnelle est sans influence sur la légalité de la décision d'invalidation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de la route et le partage des compétences entre les ordres de juridiction.