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Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B A, détenu à la maison d'arrêt d'Amiens, qui contestait la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire pour avoir tenté d'introduire du cannabis dans l'établissement. Le tribunal considère que le rapport d'enquête a bien été communiqué au requérant avant la commission de discipline, conformément aux articles R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire. Il juge également que la sanction n'est pas disproportionnée au regard de la gravité des faits, qui constituent une faute du premier degré prévue à l'article R. 232-4 du même code. La décision du 21 juin 2023 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille, qui s'est substituée à la sanction initiale, est donc validée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus de la commission nationale indépendante de lui accorder une indemnité pour les préjudices subis en tant que harki. Le tribunal a estimé que M. A n'avait pas apporté la preuve de son séjour dans le camp de Rivesaltes, pourtant inscrit sur la liste des structures ouvrant droit à réparation au titre de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. En l'absence de cette preuve, la commission n'a pas commis d'erreur de fait en rejetant sa demande. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme G et de leurs enfants mineurs, qui demandaient la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) à réparer les préjudices subis par M. G à la suite de sa vaccination contre la Covid-19 (vaccin Spikevax). Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre la vaccination et la neuropathie optique ischémique antérieure dont souffre M. G n'était pas établi, faute de probabilité scientifique suffisante. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 3131-4.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du 3 octobre 2023 par laquelle l'Agence de services et de paiement (ASP) refusait à M. A le bénéfice de l'aide " Métropole roule propre ! ". Le tribunal a jugé que le refus initial, fondé sur le critère du véhicule détruit, méconnaissait l'article 2 du règlement d'attribution de la Métropole du Grand Paris du 14 juin 2022, M. A remplissant les conditions de revenus et de destruction d'un véhicule Crit'Air 3. Cependant, la substitution de motif sollicitée par l'ASP, tirée de l'inéligibilité du véhicule acquis (motorisation essence non classée Crit'Air 0 ou 1), a été retenue comme légalement fondée. En conséquence, la requête en annulation a été rejetée, de même que les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction, ces dernières étant irrecevables.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A C A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), compte tenu de son arrivée récente en France et de l’absence d’attaches familiales ou professionnelles établies. Il a également écarté le moyen tiré de l’article 3 de la Convention et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, faute de preuve d’un risque personnel de traitements inhumains en cas de retour en République démocratique du Congo. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A C, détenu au centre pénitentiaire de Beauvais, qui demandait l'annulation de la décision du 15 septembre 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de signature lisible, l'irrégularité de la procédure contradictoire et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles R. 213-23, L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire, ainsi que sur l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 4 novembre 2024. Cet arrêté portait abrogation de son attestation de demande d'asile, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1 et L. 542-4.
Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant soutenait qu’il aurait pu bénéficier d’un titre “étudiant” et que sa situation personnelle avait été mal appréciée. Le tribunal écarte le premier moyen, relevant que la demande initiale ne portait pas sur ce titre et que le préfet n’avait pas à l’examiner d’office. Sur le second moyen, il estime que le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’absence de formation suivie en 2024-2025, de la précarité de l’activité professionnelle et des attaches familiales conservées au Bénin. La décision est fondée sur les articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné les requêtes de Mme A, aide-soignante suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait les décisions du centre hospitalier isarien fixant les dates de sa réintégration et rejetant ses demandes indemnitaires pour la période de suspension. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant que la suspension était légalement fondée sur le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. Aucune somme n'a été accordée à Mme A, et les demandes du centre hospitalier au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 4 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur les articles L. 611-1 et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait les sanctions disciplinaires de placement en cellule disciplinaire pour vingt jours et de déclassement de son emploi, prononcées le 4 mai 2023 et confirmées le 20 juin 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale devaient être regardées comme visant uniquement la décision prise sur recours préalable obligatoire, qui s’y est substituée. Il a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de communication du rapport d’enquête et de l’absence d’identification de l’auteur du compte rendu d’incident, en application des articles R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Somme. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas fait une inexacte application de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, en raison du caractère non sérieux des études poursuivies par l'intéressé, marquées par des échecs répétés et l'absence de diplôme obtenu depuis son arrivée en France. La décision d'éloignement n'a pas été annulée par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, l'annulation précédente étant fondée sur un vice de procédure et non sur le fond. Il juge que le préfet a pu légalement refuser le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avis du collège de médecins de l'OFII, sans que les moyens soulevés ne soient fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 3 janvier 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'activité professionnelle, de la non-établissement d'une vie commune avec son compagnon et de ses attaches familiales au Congo. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une aide à l'acquisition d'un véhicule peu polluant. Le tribunal a substitué au motif initial erroné (déduction déjà opérée par le concessionnaire) le motif valable tiré de l'absence de mise au rebut d'un ancien véhicule, condition prévue par le code de l'énergie. Il a estimé que l'ASP aurait pris la même décision sur ce fondement et que M. B ne justifiait pas avoir détruit un véhicule.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et interdiction de retour. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le droit d'être entendu avait été respecté lors de l'audition policière et que la décision était suffisamment motivée. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de la récente entrée en France du requérant et de la situation irrégulière de son épouse. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme C A, ressortissante congolaise, contestant un arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public, jugeant irrecevables les conclusions dirigées contre le refus d'admission au séjour, car cette décision était superfétatoire et dépourvue de caractère décisoire, l'obligation de quitter le territoire n'étant pas subordonnée à son intervention. La solution retenue est donc l'irrecevabilité partielle de la requête sur ce point, sans se prononcer sur le fond des autres moyens soulevés par la requérante. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait le refus du centre hospitalier isarien de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 8 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la décision de suspension des fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale, prise le 5 octobre 2021, était devenue définitive et ne pouvait plus être contestée par voie d'exception. En conséquence, Mme A n'étant pas en position d'activité le 8 octobre 2021, elle ne pouvait bénéficier d'un tel congé, et les moyens tirés du défaut de motivation et du non-respect des délais d'instruction ont été écartés. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire et sur le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante angolaise, contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3 de la Convention de New York (intérêt supérieur de l'enfant), faute pour la requérante de justifier de liens personnels ou professionnels intenses en France. Il rejette également le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne (risques de traitements inhumains), en l'absence de preuves et compte tenu du rejet de sa demande d'asile. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-8, L. 612-10).
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A B, détenu, qui contestait la sanction de huit jours de placement en cellule disciplinaire. Le tribunal a d'abord précisé que les conclusions dirigées contre la décision initiale du 4 avril 2023 devaient être regardées comme visant la décision du 15 mai 2023 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires, qui s'y est substituée après le recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de communication du rapport d'enquête au moins vingt-quatre heures avant la comparution a été écarté, le rapport ayant été communiqué en temps utile. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles R. 234-12, R. 234-13, R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire.