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Le Tribunal Administratif d'Amiens a statué sur la demande de la SCI Recyclage de Pont-Sainte-Maxence, qui sollicitait la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties et la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022. La SCI soutenait que ses locaux devaient être évalués selon la méthode comptable prévue à l'article 1499 du code général des impôts, en raison de la nature de son bien et de l'activité exercée, 99 % de ses parts étant détenues par une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que les conditions cumulatives de l'article 1500 du code général des impôts étaient remplies : la SCI exerçait une activité de location d'immeubles industriels et était tenue à une comptabilité commerciale en application de l'article 238 bis K du même code, du fait de son associé soumis à l'impôt sur les sociétés. En conséquence, la valeur locative de ses immobilisations devait être déterminée selon la méthode comptable de l'article 1499.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de la SAS Logiprime Europe tendant à la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société contestait le calcul de la surface pondérée de son entrepôt logistique, demandant l'application de coefficients de pondération de 0,5 pour les bureaux et locaux sociaux et de 0,2 pour les surfaces extérieures de circulation et quais de chargement. Le tribunal a fait application de la jurisprudence du Conseil d'État du 26 avril 2024, jugeant que ces coefficients ne s'appliquent pas aux surfaces dont l'utilisation correspond à l'affectation principale du local, classé en catégorie P2 (lieux de dépôt couverts). La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SAS Eurocommercial Properties France, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023, concernant le mail de sa galerie marchande à Glisy. La société soutenait que la valeur locative du mail était déjà incluse dans celle des cellules commerciales. Le tribunal a jugé que le mail, en tant que propriété bâtie, n’est pas exonéré de taxe foncière et que son imposition est distincte, la circonstance que sa valeur soit économiquement prise en compte dans les loyers étant sans incidence. La requérante n’ayant pas apporté la preuve que les surfaces et loyers des cellules incluaient une fraction du mail, sa demande a été rejetée. La décision s’appuie sur les articles 1380 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur l’article 310 Q de l’annexe 2 au même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme A qui demandait la décharge de la taxe d'habitation 2024 pour un gîte rural. Le juge estime que la requérante, propriétaire du bien, pouvait s'en réserver la jouissance personnelle au 1er janvier 2024, malgré la location via un mandataire. Cette situation, distincte de son habitation personnelle, n'exclut pas l'assujettissement à la taxe d'habitation, même si le local est également soumis à la cotisation foncière des entreprises. La décision s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête des sociétés Altixia Commerces et Altixia Cadence XII, qui demandaient la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant une boutique de vente de boissons. Les sociétés contestaient le classement de leur local en catégorie MAG 3, estimant qu'il devait relever de la catégorie MAG 4. Le tribunal a jugé que les moyens dirigés contre la décision de rejet de leur réclamation préalable étaient inopérants et que le bien-fondé de l'imposition n'était pas établi, en application des articles 34 de la loi du 29 décembre 2010 et 1498 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de provision de la SAS Laboratoire Renaudin. Le litige portait sur le non-paiement de 45 factures par le groupe hospitalier public du sud de l’Oise (GHPSO) dans le cadre d’un marché public de fourniture de produits pharmaceutiques. Le tribunal a constaté que le GHPSO avait reconnu sa dette et réglé la plupart des factures en cours d’instance, mais qu’il restait devoir deux factures de 2024 pour un principal de 1 206,82 euros. Il a donc condamné le GHPSO à verser cette somme à titre de provision, ainsi que les intérêts moratoires prévus par les articles L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, et l’indemnité forfaitaire de 40 euros par facture due en application de l’article D. 2192-35 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024 concernant un immeuble à Saint-Quentin. La requérante invoquait la vacance du bien en raison de travaux de rénovation, sur le fondement de l'article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les conditions strictes de ce texte n'étaient pas remplies, car l'immeuble était précédemment occupé par l'usufruitier (le frère de Mme C), ce qui exclut la notion de vacance indépendante de la volonté du propriétaire. La solution retenue est le rejet de la demande de dégrèvement.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du président de la communauté de communes Nièvre et Somme fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Saint-Sauveur, appartenant à Mme A C, dont un mur menace de s’effondrer sur la voie publique. L’expert devra constater l’état du bâtiment, évaluer le danger pour la sécurité publique, et proposer des mesures d’urgence, le cas échéant. La mission doit être accomplie dans un délai de vingt-quatre heures, conformément aux dispositions des articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient la décharge de la taxe d’habitation 2024 pour un gîte rural. Le tribunal a jugé que, malgré la mise en location via un mandataire, les requérants pouvaient se réserver la jouissance du bien au 1er janvier, ce qui les rend redevables de la taxe d’habitation. La solution s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui imposent les locaux meublés dont le propriétaire entend disposer une partie de l’année.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire, s'est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait à Cergy (Val-d'Oise) à la date de la décision attaquée, il a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 1er juillet 2025, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif d'Amiens a pris acte du désistement d'instance de Mme A, qui contestait le retrait de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). La requérante s'est désistée de ses conclusions en annulation et injonction, mais a maintenu sa demande de frais de justice. L'ordonnance donne acte de ce désistement et condamne l'Anah à verser 1 000 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens concerne un litige portant sur un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le transfert du dossier, car le requérant résidait à Meaux (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par deux associations étudiantes pour contester la décision du 7 mars 2023 du directeur de l'UFR des arts de l'université Picardie Jules Verne, qui avait basculé les cours en distanciel et fermé temporairement l'établissement. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité les requérantes à confirmer le maintien de leurs conclusions, mais celles-ci n'ont pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 1er juillet 2025, le président de la 1ère chambre a donc constaté un désistement d'office et donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a constaté le désistement d'office de la requête de deux associations étudiantes, qui contestaient la décision de la directrice de l'UFR de droit et science politique de l'Université Picardie Jules Verne de placer les cours des 8 et 9 mars 2023 en distanciel. Les associations requérantes n'ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invitées par le tribunal, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal leur a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par deux associations étudiantes demandant l'annulation d'une décision du 6 mars 2023 du directeur de l'IAE d'Amiens imposant un format hybride ou distanciel pour les cours du 7 mars 2023. Par une ordonnance du 1er juillet 2025, le tribunal a donné acte du désistement d'office des requérantes, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Ce désistement a été prononcé car les associations, invitées à confirmer le maintien de leurs conclusions par un courrier du 13 février 2025, n'ont pas répondu dans le délai d'un mois imparti.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. A d’une opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation du contrat d’engagement jeune. Le juge a constaté que, selon les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations servies par France Travail pour le compte de l’État relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant la suspension de sa bourse universitaire sur critères sociaux. Le juge a considéré que le moyen tiré du "droit à l'erreur" (article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration) était inopérant, car la suspension d'une bourse n'est pas une sanction. Il a également jugé que l'argument selon lequel la bourse était indispensable était sans incidence sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle, s’est déclaré territorialement incompétent. Appliquant les articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que le litige relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu d’exercice de la profession, soit le département de la Seine-Saint-Denis. Par conséquent, l’affaire a été transmise au Tribunal Administratif de Montreuil.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A B d’un litige portant sur des factures émises par le syndicat des Eaux et de la Vallée de l’Oise. Constatant que les factures contestées avaient été annulées en avril 2024, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme B est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d’office.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et munitions et lui interdisant d'en acquérir ou détenir. Le requérant avait été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de porter une arme, ce qui le plaçait de plein droit dans une situation d'interdiction d'acquisition et de détention d'armes au titre du 2° de l'article L. 312-16 du code de la sécurité intérieure. Le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette mesure en application de l'article R. 312-67 du même code, rendant inopérant tout moyen tiré d'une erreur d'appréciation. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.