13 562 décisions disponibles — page 119/679
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas à examiner d'office le renouvellement d'un précédent titre "visiteur". Surtout, il a jugé que la requérante ne justifiait pas être effectivement prise en charge financièrement par sa fille française, comme l'exige l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte de résident en qualité d'ascendant de Français.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait le refus du centre hospitalier isarien de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 8 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la décision de suspension des fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale, prise le 5 octobre 2021, était devenue définitive et ne pouvait plus être contestée par voie d'exception. En conséquence, Mme A n'étant pas en position d'activité le 8 octobre 2021, elle ne pouvait bénéficier d'un tel congé, et les moyens tirés du défaut de motivation et du non-respect des délais d'instruction ont été écartés. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire et sur le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A C, détenu au centre pénitentiaire de Beauvais, qui demandait l'annulation de la décision du 15 septembre 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de signature lisible, l'irrégularité de la procédure contradictoire et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles R. 213-23, L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire, ainsi que sur l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. La juridiction a jugé que l'intervention de l'association Rhône-Alpes de préparation à la retraite était irrecevable faute d'intérêt suffisant. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la société Art Propreté Hôtellerie, qui contestait la décision du préfet de l’Aisne du 25 juillet 2023. Cette décision, fondée sur l’article L. 8272-1 du code du travail, lui imposait le remboursement de 20 986,75 euros d’allocations d’activité partielle pour travail dissimulé et fraude. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’absence d’attente de la décision pénale, jugeant la sanction légale et proportionnée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une aide à l'acquisition d'un véhicule peu polluant. Le tribunal a substitué au motif initial erroné (déduction déjà opérée par le concessionnaire) le motif valable tiré de l'absence de mise au rebut d'un ancien véhicule, condition prévue par le code de l'énergie. Il a estimé que l'ASP aurait pris la même décision sur ce fondement et que M. B ne justifiait pas avoir détruit un véhicule.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a été saisi par M. et Mme B d'une demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2018, consécutive à la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition d'une plus-value lors de la cession de parts sociales de la SCEA B. L'administration estimait que l'utilisation de la méthode du coût unitaire moyen pondéré pour évaluer les parts cédées empêchait leur individualisation, entraînant la fin du report d'imposition prévu à l'article 151 octies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait déduire de cette seule méthode d'évaluation que les parts issues d'une donation antérieure étaient cédées, alors que l'acte de cession désignait précisément les parts cédées par leur numérotation. La solution retenue est donc favorable aux requérants, annulant la position de l'administration sur ce point.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du refus du maire de Saint-Pierre-ès-Champs de modifier l'arrêté de 2000 réglementant le stationnement et la circulation place de la mairie. La requérante soutenait que le stationnement des bus scolaires l'empêchait de sortir de son domicile et souhaitait une dérogation pour les riverains. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal, fondé sur les pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-1, L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales), était légal car il répondait à un objectif de sécurité des écoliers, sans que la requérante ne démontre une erreur d'appréciation ou une atteinte disproportionnée à sa situation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait les sanctions disciplinaires de placement en cellule disciplinaire pour vingt jours et de déclassement de son emploi, prononcées le 4 mai 2023 et confirmées le 20 juin 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale devaient être regardées comme visant uniquement la décision prise sur recours préalable obligatoire, qui s’y est substituée. Il a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de communication du rapport d’enquête et de l’absence d’identification de l’auteur du compte rendu d’incident, en application des articles R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, détenu, contestant les sanctions de placement en cellule disciplinaire pour vingt jours et de déclassement de son emploi, prononcées par la commission de discipline de la maison d'arrêt d'Amiens le 4 mai 2023 et confirmées par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille le 19 juin 2023. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de communication du rapport d'enquête manquait en fait, le requérant en ayant obtenu communication avant l'audience disciplinaire. Il a également estimé que les faits reprochés, consistant en une participation à une action collective perturbant l'ordre de l'établissement, étaient établis et relevaient de la faute du premier degré prévue à l'article R. 232-4 du code pénitentiaire, et que les sanctions n'étaient pas disproportionnées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction de quatorze jours de placement en cellule disciplinaire infligée pour des faits de violence. Le requérant invoquait notamment un défaut de communication du rapport d’enquête dans le délai de vingt-quatre heures avant la commission de discipline. Le tribunal a jugé que le moyen était inopérant, car le rapport d’enquête n’est pas une pièce obligatoire de la procédure disciplinaire au sens des articles R. 234-12 et suivants du code pénitentiaire, et que M. B avait eu accès aux pièces essentielles. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 mai 2024 lui refusant un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il juge que le refus est légal car M. B ne dispose pas du visa de long séjour exigé par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (articles 7b et 9). La décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales fortes en France et de la persistance de liens avec l'Algérie.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’examen, et a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer les stipulations de l’accord franco-algérien ou du CESEDA, inapplicables à sa situation. Sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de l’irrégularité du séjour de toute la famille et de l’absence d’attaches suffisantes en France.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'irrégularité du séjour de toute la famille et de l'absence de liens suffisamment stables en France. Le tribunal a également rappelé que les dispositions de l'article L. 435-1 du CESEDA ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968.
Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant soutenait qu’il aurait pu bénéficier d’un titre “étudiant” et que sa situation personnelle avait été mal appréciée. Le tribunal écarte le premier moyen, relevant que la demande initiale ne portait pas sur ce titre et que le préfet n’avait pas à l’examiner d’office. Sur le second moyen, il estime que le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’absence de formation suivie en 2024-2025, de la précarité de l’activité professionnelle et des attaches familiales conservées au Bénin. La décision est fondée sur les articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A C A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), compte tenu de son arrivée récente en France et de l’absence d’attaches familiales ou professionnelles établies. Il a également écarté le moyen tiré de l’article 3 de la Convention et de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, faute de preuve d’un risque personnel de traitements inhumains en cas de retour en République démocratique du Congo. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de provision de la SAS Laboratoire Renaudin. Le litige portait sur le non-paiement de 45 factures par le groupe hospitalier public du sud de l’Oise (GHPSO) dans le cadre d’un marché public de fourniture de produits pharmaceutiques. Le tribunal a constaté que le GHPSO avait reconnu sa dette et réglé la plupart des factures en cours d’instance, mais qu’il restait devoir deux factures de 2024 pour un principal de 1 206,82 euros. Il a donc condamné le GHPSO à verser cette somme à titre de provision, ainsi que les intérêts moratoires prévus par les articles L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, et l’indemnité forfaitaire de 40 euros par facture due en application de l’article D. 2192-35 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B qui demandait la décharge de la taxe d'habitation 2024 pour un gîte rural. Le juge a estimé que le propriétaire, au 1er janvier de l'année d'imposition, pouvait se réserver la jouissance personnelle du logement lorsqu'il n'était pas loué, ce qui le rend redevable de la taxe d'habitation. La solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui imposent les locaux meublés dont le propriétaire a la disposition. La circonstance que le bien soit également soumis à la cotisation foncière des entreprises est sans incidence sur l'assujettissement à la taxe d'habitation.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de restitution de points de permis de conduire. Le ministre de l’intérieur a soulevé un non-lieu à statuer, et la requérante s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 2 juillet 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête des sociétés Altixia Commerces et Altixia Cadence XII, qui demandaient la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant une boutique de vente de boissons. Les sociétés contestaient le classement de leur local en catégorie MAG 3, estimant qu'il devait relever de la catégorie MAG 4. Le tribunal a jugé que les moyens dirigés contre la décision de rejet de leur réclamation préalable étaient inopérants et que le bien-fondé de l'imposition n'était pas établi, en application des articles 34 de la loi du 29 décembre 2010 et 1498 du code général des impôts.