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Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait le refus du centre hospitalier isarien de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 8 octobre 2021. Le tribunal a jugé que la décision de suspension des fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale, prise le 5 octobre 2021, était devenue définitive et ne pouvait plus être contestée par voie d'exception. En conséquence, Mme A n'étant pas en position d'activité le 8 octobre 2021, elle ne pouvait bénéficier d'un tel congé, et les moyens tirés du défaut de motivation et du non-respect des délais d'instruction ont été écartés. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire et sur le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que Mme A ne justifiait pas de liens personnels ou professionnels intenses en France, et que rien ne s'opposait à un retour familial au Nigéria. La demande d'asile de l'intéressée ayant été rejetée, le tribunal a également écarté le risque de traitements inhumains en cas de retour.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 652,54 euros par retenues sur ses prestations. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation de précarité et la méconnaissance du caractère suspensif de son recours, prévu à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Le département de la Somme a soutenu qu'il n'y avait plus lieu à statuer, les retenues ayant été suspendues depuis mars 2025. Le tribunal a constaté que la mesure de recouvrement contestée avait cessé, rendant la demande de suspension sans objet, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la demande de la SARL LT Immobilier tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de TVA pour les exercices 2018 à 2020. La société invoquait deux vices de procédure : l’absence de communication du compte-rendu de l’interlocution départementale avant la mise en recouvrement et le défaut de saisine de la commission départementale des impôts directs. Le tribunal a écarté le premier moyen en relevant que le document avait bien été notifié et reçu par la société avant le recouvrement. S’agissant du second moyen, il a jugé que la demande de saisine de la commission était tardive, faute d’avoir été formulée dans le délai de trente jours suivant la proposition de rectification, conformément aux articles L. 59 et R. 59-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, car Mme B faisait l'objet d'une mesure d'éloignement non exécutée et n'avait pas présenté d'éléments nouveaux justifiant un réexamen de sa situation. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent à l'administration de refuser l'enregistrement d'une demande en l'absence de circonstances nouvelles.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Molliens Dreuil en désignant un expert pour examiner un immeuble situé 26 rue du Vidame, appartenant à M. D et Mme C, présentant un danger pour la sécurité publique et celle de ses occupants. La solution retenue est la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de constater l’état du bâtiment, évaluer les risques et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger. L’expert devra remettre son rapport dans un délai de 15 jours, après avoir accompli sa mission dans les 24 heures suivant sa désignation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné les requêtes de Mme A, aide-soignante suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait les décisions du centre hospitalier isarien fixant les dates de sa réintégration et rejetant ses demandes indemnitaires pour la période de suspension. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant que la suspension était légalement fondée sur le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. Aucune somme n'a été accordée à Mme A, et les demandes du centre hospitalier au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait les sanctions disciplinaires de placement en cellule disciplinaire pour vingt jours et de déclassement de son emploi, prononcées le 4 mai 2023 et confirmées le 20 juin 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale devaient être regardées comme visant uniquement la décision prise sur recours préalable obligatoire, qui s’y est substituée. Il a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de communication du rapport d’enquête et de l’absence d’identification de l’auteur du compte rendu d’incident, en application des articles R. 234-15 et R. 234-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme A, aide-soignante suspendue sans traitement pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait la décision de suspension du 5 octobre 2021 et le rejet implicite de sa demande de retrait, invoquant notamment un défaut d'information et l'illégalité de la suspension notifiée après un arrêt maladie. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la suspension était fondée sur la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité de la suspension administrative en l'absence de justificatif valide de vaccination ou de contre-indication.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par la maire de Creil sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé place Charles Brobeil et rue Despinas. La requérante invoquait des dégradations aux balcons présentant un danger pour la sécurité publique et des occupants. Le juge des référés a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer les risques et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision applique les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2e chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l’Oise. Le tribunal a estimé que la réalité des violences conjugales alléguées n’était pas établie, et que la communauté de vie avec son époux français avait cessé, ce qui faisait obstacle à la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article 10 de l’accord franco-tunisien et de l’article L. 423-1 du CESEDA. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l’article 8 de la CEDH ni l’article 3-1 de la CIDE, et qu’aucune erreur manifeste d’appréciation n’avait été commise au regard de l’article L. 435-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pu légalement refuser le titre sur le fondement de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la menace pour l’ordre public que constituait M. C, compte tenu de ses condamnations pénales pour violences et vol avec violence. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Enfin, la demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de demande préalable.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une aide à l'acquisition d'un véhicule peu polluant. Le tribunal a substitué au motif initial erroné (déduction déjà opérée par le concessionnaire) le motif valable tiré de l'absence de mise au rebut d'un ancien véhicule, condition prévue par le code de l'énergie. Il a estimé que l'ASP aurait pris la même décision sur ce fondement et que M. B ne justifiait pas avoir détruit un véhicule.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a été saisi par M. et Mme B d'une demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2018, consécutive à la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition d'une plus-value lors de la cession de parts sociales de la SCEA B. L'administration estimait que l'utilisation de la méthode du coût unitaire moyen pondéré pour évaluer les parts cédées empêchait leur individualisation, entraînant la fin du report d'imposition prévu à l'article 151 octies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait déduire de cette seule méthode d'évaluation que les parts issues d'une donation antérieure étaient cédées, alors que l'acte de cession désignait précisément les parts cédées par leur numérotation. La solution retenue est donc favorable aux requérants, annulant la position de l'administration sur ce point.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la demande de Mme C, qui contestait une pénalité de 40 % pour défaut de déclaration d’une plus-value immobilière, appliquée sur le fondement de l’article 1728 du code général des impôts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à une remise gracieuse, cette compétence relevant de l’administration et non du juge. Sur le fond, il a écarté le moyen d’incompétence de l’agent ayant homologué les rôles, la délégation de signature étant régulière. Enfin, il a rejeté la demande de modulation de la pénalité, l’absence de déclaration, même due à une négligence du comptable, ne constituant pas une cause exonératoire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du refus du maire de Saint-Pierre-ès-Champs de modifier l'arrêté de 2000 réglementant le stationnement et la circulation place de la mairie. La requérante soutenait que le stationnement des bus scolaires l'empêchait de sortir de son domicile et souhaitait une dérogation pour les riverains. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal, fondé sur les pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-1, L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales), était légal car il répondait à un objectif de sécurité des écoliers, sans que la requérante ne démontre une erreur d'appréciation ou une atteinte disproportionnée à sa situation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation 2024 pour un gîte rural. Le juge a estimé que la contribuable pouvait disposer personnellement du logement au 1er janvier, malgré sa location touristique, et qu'il était donc imposable en application des articles 1407 et 1408 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, le tribunal n'ayant pas compétence pour accorder un moratoire de paiement.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme B, qui contestaient un permis de construire un hangar agricole avec panneaux photovoltaïques délivré par le maire de Pissy. La demande a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n’avaient pas joint la copie de leur requête en annulation, en violation de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, malgré un précédent rappel. Le juge a donc appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a statué sur la demande de la SCI Recyclage de Pont-Sainte-Maxence, qui sollicitait la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties et la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022. La SCI soutenait que ses locaux devaient être évalués selon la méthode comptable prévue à l'article 1499 du code général des impôts, en raison de la nature de son bien et de l'activité exercée, 99 % de ses parts étant détenues par une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que les conditions cumulatives de l'article 1500 du code général des impôts étaient remplies : la SCI exerçait une activité de location d'immeubles industriels et était tenue à une comptabilité commerciale en application de l'article 238 bis K du même code, du fait de son associé soumis à l'impôt sur les sociétés. En conséquence, la valeur locative de ses immobilisations devait être déterminée selon la méthode comptable de l'article 1499.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de la SAS Logiprime Europe tendant à la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société contestait le calcul de la surface pondérée de son entrepôt logistique, demandant l'application de coefficients de pondération de 0,5 pour les bureaux et locaux sociaux et de 0,2 pour les surfaces extérieures de circulation et quais de chargement. Le tribunal a fait application de la jurisprudence du Conseil d'État du 26 avril 2024, jugeant que ces coefficients ne s'appliquent pas aux surfaces dont l'utilisation correspond à l'affectation principale du local, classé en catégorie P2 (lieux de dépôt couverts). La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.