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Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal de Creil adoptant le budget primitif 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que les éventuelles surévaluations de recettes ou sous-évaluations de dépenses compromettraient gravement et à brève échéance la continuité des services publics. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et le rejet est prononcé sans audience sur la base de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de l'association pour l'aménagement de la vallée de l'Esches (AAVE) visant à suspendre le refus implicite du maire de Chambly de lui communiquer des documents relatifs à un marché public. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car l'association n'a pas justifié de l'habilitation de son président à ester en justice, faute de produire ses statuts ou une délibération l'y autorisant. Le juge s'est fondé sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le Cameroun comme pays de destination. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles L. 423-1, L. 433-4 et L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), constatant que la rupture de la vie commune avec son époux était établie et que la requérante ne justifiait ni d'une ordonnance de protection ni d'une plainte pour violences conjugales.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, détenu, qui demandait la condamnation de l’État pour n’avoir pas organisé son extraction judiciaire afin de se rendre au chevet de sa fille hospitalisée, malgré deux autorisations de sortie sous escorte délivrées par le juge d’application des peines en juin et juillet 2022. Le tribunal juge que le refus d’escorte, fondé sur l’indisponibilité de personnel suffisant pour assurer la sécurité et respecter les contraintes de conduite liées à la distance (Montpellier), constitue un motif légitime. En application de l’article 723-6 du code de procédure pénale, la responsabilité de l’État ne peut être engagée qu’en cas de faute, laquelle n’est pas établie en l’espèce. La demande indemnitaire et les conclusions accessoires sont donc rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par le président de la communauté de communes de l'Oise Picarde d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin d'examiner un immeuble dangereux appartenant à M. B A. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état de l'immeuble, d'évaluer les risques pour la sécurité publique et des occupants, et de proposer des mesures pour y remédier. La mission de l'expert doit être réalisée dans un délai de 24 heures, et son rapport devra être déposé sous 15 jours. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait correctement appliqué l'article 12.2 du règlement (UE) n° 604/2013, M. B étant titulaire d'un visa en cours de validité délivré par l'Allemagne. Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur de droit fondée sur les articles 12.4 et 16 du même règlement, ainsi que celui relatif à une erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de l'article 17.1, la présence de membres de la belle-famille en France ne constituant pas un motif suffisant pour déroger aux critères de responsabilité. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. B, ressortissant angolais, aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration de démontrer que l'agent ayant mené l'entretien individuel avec le demandeur était dûment habilité. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités lituaniennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence d'examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise de l'admettre au séjour au titre de l'asile suite au rejet définitif de sa demande par l'OFPRA et la CNDA. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs, dont la demande d'asile est toujours en cours, ni les dispositions de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la préfète ne s'était pas crue liée par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour opposé par la préfète de l'Oise. La requérante invoquait notamment son droit au séjour dérivé en tant qu'ascendante à charge d'un citoyen de l'Union européenne, sur le fondement de l'article L. 200-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur de droit, d'insuffisance de motivation, ni de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de l'Aisne d'autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser la demande au motif que l'occupation effective du logement par M. A n'était pas établie, condition exigée par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la séparation des époux depuis leur mariage récent.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule le refus implicite de la préfète de l'Oise de renouveler le certificat de résidence de dix ans de M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que M. A, en situation régulière depuis plus de dix ans, remplit les conditions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir ce titre de plein droit. Il enjoint au préfet de délivrer le certificat dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de la société Relyens Mutual Insurance contestant les ordres de recouvrer émis par l'ONIAM pour un montant total de 232 871,87 euros. Ces sommes correspondaient au remboursement des indemnités versées à M. Pierre B et à son épouse suite à une prise en charge fautive par le CHU Amiens-Picardie. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'hôpital était établie et que les préjudices indemnisés étaient justifiés, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. En conséquence, il a également fait droit aux conclusions reconventionnelles de l'ONIAM en condamnant l'assureur au paiement des frais d'expertise, des intérêts moratoires et de la pénalité de 15 % prévue à l'article L. 1142-15 du même code.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé la décision du directeur de l’EPSOMS-80 du 14 avril 2023 affectant Mme A, technicienne hospitalière, de l’ESAT Georges-Couthon à l’EHPAD Mathilde d’Yeu. La requérante contestait cette mesure par un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a jugé que ce changement d’affectation, intervenu après un entretien sur des faits reprochés et entraînant une perte de responsabilités, revêtait un caractère disciplinaire et ne constituait pas une simple mesure d’ordre intérieur. En l’absence de communication préalable du dossier individuel et de respect de la procédure disciplinaire prévue par les articles L. 530-1, L. 532-1 et L. 532-4 du code général de la fonction publique, la décision a été annulée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait une décision de la directrice du centre pénitentiaire de Liancourt ordonnant une retenue de 81 euros sur son compte nominatif pour réparer un dommage matériel. Le tribunal a jugé que le caractère involontaire du dommage était sans incidence sur la faculté de l'administration d’opérer cette retenue, en application de l’article L. 332-3 du code pénitentiaire. Il a également écarté l’allégation d’un réfrigérateur défectueux, faute de preuve et de signalement préalable par le détenu. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris à son encontre. Le tribunal a estimé que les conditions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, en raison du manque d'assiduité et d'implication de l'intéressé dans sa formation, ainsi que de la persistance de liens avec sa famille restée au Mali. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l’arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que la requérante ne justifiait pas être effectivement à la charge de son père français. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des articles L. 423-12 et L. 423-23 du même code, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B C, ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Oise du 19 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, la demande d’aide juridictionnelle ayant interrompu le délai de recours. Sur le fond, il a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de fait en estimant que les documents d’état civil présentés étaient frauduleux, et que la décision ne méconnaissait ni l’article L. 435-3 du CESEDA ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, privées de base légale selon le requérant, ont été validées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, l'arrêté citant les textes applicables et les faits pertinents. Il juge que la requérante, titulaire d'un visa allemand en cours de validité, ne peut se prévaloir des paragraphes 3 ou 4 de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013. Enfin, le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, la présence en France de membres de la famille de Mme A ne constituant pas une situation exceptionnelle justifiant une dérogation.