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Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé la décision du directeur de l’EPSOMS-80 du 14 avril 2023 affectant Mme A, technicienne hospitalière, de l’ESAT Georges-Couthon à l’EHPAD Mathilde d’Yeu. La requérante contestait cette mesure par un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a jugé que ce changement d’affectation, intervenu après un entretien sur des faits reprochés et entraînant une perte de responsabilités, revêtait un caractère disciplinaire et ne constituait pas une simple mesure d’ordre intérieur. En l’absence de communication préalable du dossier individuel et de respect de la procédure disciplinaire prévue par les articles L. 530-1, L. 532-1 et L. 532-4 du code général de la fonction publique, la décision a été annulée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de l'Aisne d'autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser la demande au motif que l'occupation effective du logement par M. A n'était pas établie, condition exigée par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la séparation des époux depuis leur mariage récent.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. B, ressortissant angolais, aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration de démontrer que l'agent ayant mené l'entretien individuel avec le demandeur était dûment habilité. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au service des retraites de l’État d’instruire sa demande de départ anticipé pour handicap. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution des décisions de refus déjà prises par l’administration les 12 février 2024 et 25 février 2025, ce qui est contraire aux conditions de l’article L. 521-3. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de l'association pour l'aménagement de la vallée de l'Esches (AAVE) visant à suspendre le refus implicite du maire de Chambly de lui communiquer des documents relatifs à un marché public. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car l'association n'a pas justifié de l'habilitation de son président à ester en justice, faute de produire ses statuts ou une délibération l'y autorisant. Le juge s'est fondé sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal de Creil adoptant le budget primitif 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que les éventuelles surévaluations de recettes ou sous-évaluations de dépenses compromettraient gravement et à brève échéance la continuité des services publics. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et le rejet est prononcé sans audience sur la base de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant un titre de séjour à Mme D..., l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 425-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi qu’une erreur de fait. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté le recours pour excès de pouvoir de M. B contre un arrêté préfectoral. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE), mais le tribunal a jugé que sa paternité n'était pas suffisamment démontrée et qu'il constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien de 1968, et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait se prévaloir de l'article 3 de l'accord franco-marocain faute de contrat de travail visé, et que le moyen tiré de l'article L. 435-1 du CESEDA était inopérant car elle n'avait pas sollicité ce fondement. Il a également écarté l'invocation de la circulaire du 28 novembre 2012, celle-ci étant dépourvue de valeur normative. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait correctement appliqué l'article 12.2 du règlement (UE) n° 604/2013, M. B étant titulaire d'un visa en cours de validité délivré par l'Allemagne. Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur de droit fondée sur les articles 12.4 et 16 du même règlement, ainsi que celui relatif à une erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de l'article 17.1, la présence de membres de la belle-famille en France ne constituant pas un motif suffisant pour déroger aux critères de responsabilité. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, épouse A, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Saisi sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, il a jugé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressée, de son absence d'insertion professionnelle et de la possibilité pour la cellule familiale de se reconstituer en Turquie.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour opposé par la préfète de l'Oise. La requérante invoquait notamment son droit au séjour dérivé en tant qu'ascendante à charge d'un citoyen de l'Union européenne, sur le fondement de l'article L. 200-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur de droit, d'insuffisance de motivation, ni de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de la société Relyens Mutual Insurance contestant les ordres de recouvrer émis par l'ONIAM pour un montant total de 232 871,87 euros. Ces sommes correspondaient au remboursement des indemnités versées à M. Pierre B et à son épouse suite à une prise en charge fautive par le CHU Amiens-Picardie. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'hôpital était établie et que les préjudices indemnisés étaient justifiés, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. En conséquence, il a également fait droit aux conclusions reconventionnelles de l'ONIAM en condamnant l'assureur au paiement des frais d'expertise, des intérêts moratoires et de la pénalité de 15 % prévue à l'article L. 1142-15 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités lituaniennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence d'examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par le président de la communauté de communes de l'Oise Picarde d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin d'examiner un immeuble dangereux appartenant à M. B A. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état de l'immeuble, d'évaluer les risques pour la sécurité publique et des occupants, et de proposer des mesures pour y remédier. La mission de l'expert doit être réalisée dans un délai de 24 heures, et son rapport devra être déposé sous 15 jours. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B C, ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Oise du 19 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, la demande d’aide juridictionnelle ayant interrompu le délai de recours. Sur le fond, il a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de fait en estimant que les documents d’état civil présentés étaient frauduleux, et que la décision ne méconnaissait ni l’article L. 435-3 du CESEDA ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, privées de base légale selon le requérant, ont été validées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule un arrêté préfectoral du 12 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante, dont la demande d'asile avait été rejetée, n'a pas reçu notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, ce qui méconnaît son droit au maintien garanti par l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 10 avril 2025 par laquelle le centre hospitalier Georges Decroze de Pont-Sainte-Maxence a licencié Mme B pour abandon de poste. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la privation de revenus plaçant la requérante dans une situation de précarité. Il a également retenu que le moyen tiré de l’ambiguïté de la mise en demeure préalable était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette suspension est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié à l'absence de saisine du collège de médecins de l'OFII, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et la procédure régulière au regard des articles L. 425-9 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.